‹ Département du Cher. Cahiers de doléances du bailliage de Bourges et des bailliages secondaires de Vierzon et d'Henrichemont pour les Etats généraux de 1789Chapitre 139 sur 253 · SAINT- MICHEL-DE-VOLANGIS · texte numérisé non relu

SAINT- MICHEL-DE-VOLANGIS

nourriture des hommes que pour le traitement des animaux lorsqu'ils sont malades, leur deviennent extrêmement coûteux à raison du prix excessif auquel on leur vend.

8° Que les grandes routes, pour la confection et entretien desquelles ils sont imposés et mal à propos, ne leur sont presque d'aucune utilité puisqu'elles ne passent point dans leur paroisse et-que les chemins de communication avec les paroisses voisines, qui leur seraient bien plus nécessaires, sont en plusieurs endroits absolument impraticables.

9° Que, eu égard à toutes les obligations ci-dessus et au petit nombre de feux compris sur le rôle des tailles de cette paroisse, leurs impositions de taille et capitation ordinaire sont de beaucoup trop fortes.

10° Que la multiplicité des tribunaux de justice donne lieu a de grands frais pour ceux qui se trouvent obligés d'avoir des procès.

11° Que les droits d'entrée à la porte des villes pour le vin, le bois, les foins et autres denrées sont énormément chers et tout à fait. nuisibles au commerce-

12° Que les commis des aides et les employés dans la gabelle se permettent des vexations qui les rendent odieux à toute la nation.

13° Que les droits exorbitants et souvent arbitraires du contrôle empêchent la plupart des gens de la campagne de faire des contrats qui seraient souvent nécessaires pour la tranquillité de leurs familles.

14° Que les revenus de la fabrique sont beaucoup trop modiques pour suffire à l'entretien de la sacristie et des ornements nécessaires pour la célébration des offices divins.

15° Que l'établissement d'un maître d'école serait très utile pour l'éducation des enfants, qui sont pour l'ordinaire grandement négligés à la campagne et vivent dans une ignorance tout à fait honteuse.

16° Que de tout l'exposé ci-dessus il résulte évidemment que les laboureurs, manœuvres et autres habitante de la campagne tels que ceux de cette paroisse forment la classe

des citoyens la plus pauvre et la plus misérable à tous égards et que, malgré cela, ils supportent la plus grande partie des impositions et autres charges publiques ; pour quoi ils attendent de la bonté et de la justice de Sa Majesté qu'elle daigne protéger cette portion de ses sujets la plus misérable quoique la plus nécessaire à l'Etat.

Beauvais, Garros, curé de Saint-Michel.

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