‹ Département du Cher. Cahiers de doléances du bailliage de Bourges et des bailliages secondaires de Vierzon et d'Henrichemont pour les Etats généraux de 1789Chapitre 175 sur 253 · TAPISSIERS · texte numérisé non relu

TAPISSIERS

D'après le rôle des vingtièmes de 1789, les tapissiers étaient au nombre de 5 et payaient 15 1., plus 1 1. 10 s. pour les 2 sous pour livre.

2° PROCÈS-VERBAL D'ASSEMBLÉE (Ms. orig. inéd. Arch. commun, de Bourges, titres non classés.)

Assemblée électorale, le 2 mars l, des maîtres tapissiers, chez le sieur Demanège, syndic de la communauté.

Comparants. — Demanège, Boullau, Couturier, Montezère, Naudé.

Député. — Boullau.

Signatures de tous les comparants.

(Ms. Arch. commun, de Bourges, titres non classés. Il est impossible de dire si cette pièce est authentique, car elle n'est pas signée. Il convient d'observer cependant qu'elle porte à la première page, en haut et à droite, la mention « vérifié », équivalente sans doute à la mention « vu » que l'on retrouve sur les autres cahiers.)

Cahier des marchands tapissiers de la ville de Bourges, fait le 2 mars 1789.

La bonté et les peines que Sa Majesté se donne pour la suppression des abus et l'avis qu'elle veut bien demander à ses sujets nous font prendre la liberté de présenter nos idées.

1er Demandons l'impôt territorial. Que Sa Majesté établisse dans chaque ville capitale un receveur général pour la province et que chaque corps de tel état quelconque soit taxé à la somme de ; que les syndics de ce corps

1. Le corps du procès-verbal donne la date du 20 février, mais il y a certainement là une erreur de copie, puisque ce même procès-verbal nous apprend que l'assignation à comparaître avait été donnée à cette date du 20 février et qu'en outre l'en-tête et la dernière phrase de notre procès-verbal donnent la date du 2 mars.

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ou communauté ramass[cnt] tous les trois mois les deniers qui seront portés chez le receveur qui leur en donnera un reçu ; que les syndics des bourgs et villages en fassent de môme chez le même receveur qui aura la même précaution pour les reçus pour, quand dans le cas que Sa Majesté voulant vérifier ces comptes, que du même jour les postes lui apportent les reçus que les receveurs auront donnés aux syndics.

2° Nous nous permettons de demander la continuation de nos ateliers ou boutiques aux femmes veuves, vu que les taxes de nos privilèges deviennent très coûteuses dans les villes où le commerce n'a pas de cours, qu'après le décès de leur mari [elles] sont forcées de faire ou on leur fait la vente des débris de leur atelier ou boutique, [ce] qui réduit cette malheureuse et sa famille à errer ou de se rendre dans les hôpitaux quand on veut bien les y recevoir.

3° Demandons la suppression des aides et gabelles, ce qui ruine les malheureux et les empêche d'élever leur famille, ce qui les force de rester dans l'encan.

4° Demandons que les comptes des communautés soient rendus et vérifiés sans frais ainsi que la nomination des syndics.

5° Demandons l'abolissement (sic) du casuel de messieurs les curés.

G0 Demandons qu'il soit défendu aux maquignons d'acheter les blés dans les greniers, vu que cela occasionne la disette et que les bourgeois et fermiers transportent leurs blés dans les marchés.

[7°] Demandons que les corps de métiers puissent jouir de leurs privilèges et qu'ils soient dans le cas d'empêcher les chambrelans l.

1. On appelait chambrelans les ouvriers qui travaillaient en chambre et qui n'étaient pas agrégés à une communauté.

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