‹ Département du Cher. Cahiers de doléances du bailliage de Bourges et des bailliages secondaires de Vierzon et d'Henrichemont pour les Etats généraux de 1789Chapitre 19 sur 253 · Saint-Éloy-de-Gy, Couy, Méreau · texte numérisé non relu

Saint-Éloy-de-Gy, Couy, Méreau

5. Saint-Caprais. — D'autres procès-verbaux disenl que le dépôl aura lieu « entre les mains du syndic o (Neuvy-les-Deux-Clochers, Vinon), « aux archives de la paroisse » (Brinay, Saint-Hilaire-de-Gondillj », ce qui esl bien vague.

hiers de la Maîtrise des Eaux et Forets, de la Faculté de médecine, des avocats, des joailliers-orfèvres et des bonnetiers-chapeliers et les procès-verbaux de la corporation des chaudronniers et de la maréchaussée de Berry.

En résumé, si nous laissons de côtç les documents relatifs à la convocation des trois ordres, au sujet desquels nous reviendrons à la fin du volume, nous ne possédons une série appréciable de cahiers ou de procès-verbaux que pour les bailliages de Bourges, Vierzon ou Henrichemont, et voilà pourquoi, comme nous l'annoncions au début, nous nous bornerons à la publication de ces pièces.

Mais, avant de l'entreprendre, il importe d'examiner la valeur des cahiers.

La première question qui se pose est celle de leur authenticité.

Pour les cahiers paroissiaux du bailliage de Bourges, elle ne peut guère faire de doute. Tous, en effet, sauf ceux de Couargues, de Lugny-Champagne et de Saint-Georges-su r- Moulon, portant la mention qu'ils ont été cotés ne varietur par le lieutenant général de Bengy, nous avons la preuve qu'ils ont été remis à l'assemblée bailliagère. D'autre part, tous, à l'exception de ceux d'Arçay, de Berry-Marmagne, de Montigny, de Rians et du Subdray, étant cotés et paraphés — avec plus ou moins de soin, il est vrai x — par le président de l'assemblée, ainsi que le prescrivait le modèle imprimé du procès-verbal 2, nous sommes renseignés sur le lieu de leur origine.

Reste à savoir s'ils ont été reconnus par tous les membres de l'assemblée ou seulement par quelques-uns d'entre eux. La solution de cette question nous est rendue facile par l'existence des procès-verbaux dont un seulement nous fait défaut. En effet, si nous examinons les signatures des cahiers, nous voyons que ce sont celles des membres qui figurent dans les procès-verbaux. Donc, il faut admettre que ces cahiers sont bien l'œuvre des habitants. Nous savons bien qu'on objectera que plusieurs cahiers portent

1. Certains, en effet, portent seulement le paraphe du président sans la mention « Coté et paraphé ne varietur ».

2. Voy. ce modèle aux titres incendiés, 1. 37, procès-verbal de Crosses.

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