FACULTÉ DES ARTS
professeur de rhétorique, Alathène, ancien professeur de philosophie, le Tire Daguilhe, prêtre de la Doctrine chrétienne, Préfet des étu<l< s le Père Sartre, prêtre de la Doctrine chrétienne, professeur de philosophie, le Père Bachellery, de la Doctrine chrétienne, professeur de philosophie, le Père Lacanal, de la Doctrine chrétienne, professeur de rhétorique. Quelques uns des noms que nous venons de donner étaient ceux des membres composant anciennement la Faculté des Arts, car d'après l'arrêté du Hoi donné à Versailles en août 1786 et confiant la direction du collège de Bourges aux Doctrinaires, la Faculté des Arts devait comprendre : 1° lesdits Doctrinaires; 2° les membres appartenant à cette époque à la Faculté des Arts (Arch. du Cher, A. 9).
Les papiers de l'Université de Bourges, parvenus fort incomplets, sont conservés aux Arch. du Cher, D. 1 à D. 31. — Pour les ouvrages imprimés y relatifs, voir leur énumération assez complète dans le palmarès du Lycée de Bourges dé 1908 sous le titre : Document* et Mémoires concernant l'Enseignement secondaire et l'Enseignement supérieur à Bourges.
2b PROCÈS- VERBAL D'ASSEMBLÉE
(Ms. origin. inêd. Arch. commun, de Bourges, papiers non classés).
« Aujourd'hui vingt-huit février mil sept cent quatre-ving-neuf, Nous soussignés, Pierre Piécour, docteur agrégé en la Faculté des Arts, demeurant en cette ville de Bourges, paroisse de Saint-Ursin, et François Piécour, aussi docteur agrégé en ladite Faculté, et demeurant en ladite ville, rue et paroisse de Saint-Médard, pour satisfaire aux ordres de Sa Majesté portés en ses lettres de convocation du vingtquatre janvier dernier et à l'ordonnance de M. le Lieutenant général de cette ville du treize du courant, considérant qu'étant seuls docteurs agrégés en la Faculté des Arts, nous nous trouvons députés nés, en conséquence nous arrêtons que nous nous présenterons comme députés à l'assemblée du trois mars prochain en l'hôtel de ville pour y faire présenter les doléances et remontrances ci-jointes et donnons dès à présent pouvoir aux députés qui seront nommés pour les Etats généraux de faire ce qu'ils croiront utile et avantageux pour
le bien de l'État. »
Piécour, l'aine, Piécour, le jeune.
(Ms. orig. inéd. Arch. commun, de Bourges, titres non classés).
Demandes des docteurs agrégés laïcs de la Faculté des
Arts.
Nous, soussignés, Pierre Piécour, docteur agrégé en la Faculté des Arts, demeurant en cette ville de Bourges, paroisse de Saint-Ursin, et François Piécour, aussi docteur agrégé en ladite ville, rue et paroisse de Saint-Médard et tous les deux Députés supplions Sa Majesté qu'il lui plaise:
1° Que tout bénéficier et abbé, sans exception, soit obligé de résider au moins neuf mois au chef-lieu de son bénéfice ou dans la ville la plus voisine s'il n'y a de chef-lieu ni maison abbatiale, vu le bien qui en doit nécessairement résulter.
2° Qu'il soit fixé un ressort à toutes les Universités pour forcer la jeunesse à étudier.
3° Que tous les collèges où il y aura Université soient soumis à l'inspection de ladite Université1.
4° Que les pédagogies soient soutenues et mieux surveillées que par le passé, qu'elles soient toutes soumises à l'inspection de l'Université et que personne ne soit reçue qu'après avoir subi un examen rigoureux en présence du recteur et dé quatre membres de l'Université.
5° Que toute congrégation qui emploie des locatifs pour instruire la jeunesse soit privée de l'enseignement, vu que le changement annuel des maîtres dégoûte la jeunesse, étouffe la semence des sciences et nuit souvent aux mœurs.
6° Qu'il soit fait défense sous de sévères peines à tous cafetiers et billardiers de souffrir aucun écolier.
7° Que les charges des huissiers-priseurs soient supprimées.
8° Que les pouvoirs des Présidiaux soient portés à six mille livres; que le nombre des juges soit porté à vingtquatre, non compris le parquet.
1. Cet article est dirigé contre les Doctrinaires qui avaient la direction du Collège de Bourges et avaient réussi à soustraire leur établissement au contrôle de leur Université. Voy. l'arrêt du Parlement du 15 avril 1788 rendu sur ce sujet (Arch. du Cher, D. 39, Registre des délibér. du Collège de Sainte- Marie) et Bruneau, l'Enseignement secondaire et supérieur des lettres et des sciences à Bourges de l'expulsion des Jésuites (1762) à la suppression du Collège (1792)... (Mém. de la Soc. hist. du Cher. 1890, p. 1).
FACULTÉ DE DROIT Cil
9° Que la vénalité des charges soit supprimée et, si elle ne peut s'opérer quant à présent, que le centième denier de tous les offices soit supprimé.
10° Que les aides et gabelles soient supprimées et que l'imposition territoriale soit établie.
Pikcour, l'aîné, Piécour, le jeune.