‹ Département du Cher. Cahiers de doléances du bailliage de Bourges et des bailliages secondaires de Vierzon et d'Henrichemont pour les Etats généraux de 1789Chapitre 214 sur 253 · CHIRURGIENS · texte numérisé non relu

CHIRURGIENS

ticc, doublera et plus. Point de remises sans malheurs arrivés.

[2°] Que l'on observe la môme règle dans toutes les impositions, que tout le monde paye à raison de sa richesse : la ressource est trouvée.

[3°] Pourquoi les remises de notre bon Roi ne sont-elles pas affichées ? Pourquoi les remises ne sont-elles pas connues et publiques ?

[4°] Le contrôle est un' subside qui se perçoit d'une manière arbitraire ; nous demandons un tarif clair.

[5°] Les aides sont un impôt écrasant ; ne pourrait-on pas trouver un moyen d'en rendre la perception moins dure, moins inquiétante ? Ne pourrait-on pas prendre d'autres mesures pour, sans diminuer le produit de cette partie, rendre cette imposition moins onéreuse? Que de pauvres particuliers sont obligés de sacrifier leur récolte à bas prix, à défaut de l'argent nécessaire pour les entrées aux portes de ville !

[6°] Ceux qui demeurent dans les faubourgs paient le droit d'inventaire non seulement de leur vin mais encore de l'eau qu'ils jettent sur leurs cuves.

De plus, demandent que l'article de la coutume soit exécuté en son entier vu l'abus qui s'introduit en cette ville seulement où les ouvriers travaillant à la vigne se retirent à cinq heures, tandis que dans la banlieue et toute la province les vignerons travaillent d'un soleil à l'autre conformément à la coutume \

La communauté des chirurgiens supplie l'assemblée du seize mars 1789 de s'occuper de ses doléances.

Fait et arrêté à Bourges, la communauté des chirurgiens assemblée, ce 23 février 1789.

Labbe, lieutenant, Grelet, prévôt, Leseillier, fils, Lesellyer, doyen des maîtres en chirurgie, Porcher, Boucheron, Rossignol, Bourbon.

1. Ce passage se trouve en renvoi, mais ce renvoi est dûment approuvé.

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