‹ Département du Cher. Cahiers de doléances du bailliage de Bourges et des bailliages secondaires de Vierzon et d'Henrichemont pour les Etats généraux de 1789Chapitre 233 sur 253 · CAHIER DE L'ASSEMBLÉE PARTICULIÈRE DU CLERGÉ · texte numérisé non relu

CAHIER DE L'ASSEMBLÉE PARTICULIÈRE DU CLERGÉ

Les éditeurs des .1 rch. Parlementaires, après avoir annoncé (t. II. p. 319) qu'ils n'avaient pu retrouver le cahier du Clergé du Bailliage de Bourges, ont publié quelque temps après (t. VI, p. 509 el Buiv.), deux pièces intitulées : Respectueuses doléances de l'église métropolitaine de Bourges et Cahier de l'église Saint-Étienne de Bourges. < >r, ces deux documents qui sont conserves-aux Archiva ' ' dans la liasse 184 du fond du Chapitre Saint-Étienne I liasse 37 des affaires

diverses dudit fonds), ne possèdent pas le caractère qui leur a été attribué. Remarquons, d'abord, qu'il n'y a pas lieu d'établir une distinction entre le chapitre Saint-Etienne et l'église métropolitaine de Bourges : ces deux qualifications s'appliquèrent indifféremment au chapitre cathédral. Examinons, maintenant, de plus près les deux pièces précitées.

En ce qui concerne la première, je crois pouvoir affirmer qu'elle n'émane pas du clergé du bailliage mais du chapitre Saint-Etienne. En effet, dans l'assemblée qu'ils tinrent le 23 février1, les membres du chapitre, après avoir pris communication des lettres royales et de l'ordonnance du Lieutenant-général du Berry concernant la convocation des Etats généraux, avaient chargé ceux de leurs confrères « composant le Comité établi pour les affaires du chapitre » de s'occuper de la rédaction d'un cahier de doléances, puis, dans le même but, ils avaient désigné le 28 février suivant, c'est-à-dire le jour où ils élisaient leurs députés pour l'assemblée du 16 mars, 16 d'entre eux comme commissaires-rédacteurs2. En outre, si l'on examine les signatures de ce document, on voit que ce sont celles des membres du chapitre3. Par conséquent, il n'y a pas lieu de douter que cette pièce ne soit le cahier du chapitre Saint-Étienne.

En ce qui concerne la seconde, au contraire, je ne pense pas qu'elle soit l'œuvre du chapitre. En effet, le titre que lui ont attribué les éditeurs des Archives parlementaires est de pure invention ; l'original qui n'est ni signé ni daté ne porte pas de titre, il débute seulement par ces mots : « 1° l'insuffisance des portions congrues, etc.. » Trompé sans doute par ce titre fantaisiste, M. Brette4 a supposé que ce document pouvait être « le cahier des ecclésiastiques attachés à Saint-Etienne autres que les chanoines», mais cette supposition ne saurait être admise davantage. A vrai dire, les chanoines capitulants, c'est-à-dire d'après l'avis de leur doyen, ceux-là seuls qui pouvaient s'intituler chanoines de l'église de Bourges 5, essayèrent bien d'écarter de leur assemblée les chanoines semi-prebendés et les chanoines de résidence, mais ceux-ci obtinrent du Lieutenant-général du bailliage de Berry6 le droit de voter avec eux, et effectivement nous les trou-

1. Fonds du chap. Saint-Étienne, Reg. des délibérât, de 1786-1789, séance du 23 février 1789.

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