GRAINS ET AUTRES DENR
leur mesure
leur poids
leur prix commun
bon
médiocre mauvais
Boisselée de
Froment
boisseau
terre labou-
Marsèche
rable.
Méteil
Boisselée de
Seigle
chênes rère.
Avoine
Il .s
Vrpent de pré
If»
« li n'y a ni bois ni vignes dans cette paroisse... Le terrain esl généralement mauvais ; il y a cependant quelques terres auprès du bourg qui son! d'une assez bonne qualité ; il est très bon pour les bêtes à laine. Les habitants ne l'ont aucun commerce. Les denrées ne se consomment point dans cette paroisse ; elles se vendent sur le mardi.' de Bourges qui en est él de cinq lieues h mu- celui (le Villequiers qui n'en est qu'a deux li'". (( 133, Rôle '1rs vingtièmes, 1776).
2. c'est-à-dire remplis d'humidité ; cf. dans Jaubert, Glossaire >lu ( de la France, les mots Brouée, Berouasser, Beroi -in-
Privilégiés. — 1 ecclésiastique, 4 laïcs. Supp. desd. privilégiés: 110 1. 5 s. (L. 2083).
Biens ecclésiastiques en 1790, — 1° La cure : maison curiale et bâtiments en dépendant: 30 1., jardin : 3 1., terres : 1901., friches: 18 1., pâtures : 9 1., vignes : 9 1. 10 s., grosses et menues dîmes : 1.000 1., novales : 100 L, cens et rentes : 1 s. 2 d., rentes actives : 60 1. ; au total : 1.419 1. 11 s. 2 d. Charges : rente au seigneur d'Azy : 1 1. 10s., réparations du chœur et usufruitière du presbytère; 2° le chap. Saint-Étienne de Bourges : 159 1. ; 3° le chapitre des Aix : 60 1. (G. 583bis).
Cure. - Revenu en 1791 : 2.450 1. ; charges : 132 1. 10 s. (L. 78, f°. 14). Patron en 1772 : l'archevêque de Bourges ou les Bénédictins d'Orléans.
Sources a consulter. — Papiers du bailliage d'Azy, B. 3521 et 3522 ; titres de la seigneurie de Montigny et de la justice de Vevres, E. 403 à 539; titres concernant Gassot-Lavienne, E. 770 et 771; titres du marquisat de Villequiers, E. 820 à 856 : Max de Laugardière, Histoire du pays de Villequiers en Berry ; Frémont, II, 383.
(Ms. origin. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)
Assemblée électorale, le lundi 2 mars, en l'auditoire de la ville, sous la présidence de Nicolas-Bernard Devarenne, avocat en Parlement au bailliage et siège présidial de Bourges, bailli et juge ordinaire civil et criminel de la justice d'Azy.
Comparants. — Jean Ferréol Bonnard, syndic de la paroisse, Nicolas Debeaune, Pierre Raffestin, François Sautereau, Michel Baudon, JeanMallet, Pierre Jacquet, Jacques Porcherat. Pierre Petit, Silvain Jacquet, Claude Debeaune, Jean Seron, Jean Jacquet, Jacques Lanson, Jean Gadoin, Michel Baudon, Mathieu Lamiron, Pierre Potier, François Lesterloup, Pierre Potier, Louis Garault, François Guet, Pierre Gitton, Etienne Beaufrère, Gilbert Mallet, Silvain Brulard, Charles Gagneu, Denis Trigaud, Vincent Barault, Etienne Baudon, Michel Jutin, Michel Mallet, Pierre Dupont, Michel Chevalier, Jacques Foucher.
Députés — Bonnard, syndic, et Pierre Raffestin, laboureur.
10 signatures, y compris celle du Président. .
(Ms. orig. signé. Paraphe de Bernard Devarenne. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)
Cahier des plaintes ■, doléances et remontrances.
Moyens de pouvoir subvenir aux besoins de l'État ainsi que tout ce qui peut intéresser la prospérité du royaume et celle de tous et de chacun les sujets de Sa Majesté, présentés par /es habitants d'A&y en l'assemblée tenue à cet effet le deux murs 1789, conformément aux ordres du Roi, suivant ses Ici 1res du 24 janvier dernier, ensemble l'ordonnance de monsieur le lieutenant général au bailliage principal du Berry, en date aussi du 13 février dernier.
1° Les <lifs habitants disent que, pour subvenir aux besoins de l'Etat, il faudrail supprimer les aides et les gabelles qui, par les appointements énormes, absorbent une grande partie des revenus dudit État.
2° Que les corvées fussent supportées par la noblesse et le clergé plutôt que par les pauvres habitants de la campagne qui portent pour ainsi dire seuls cette charge, ne connaissant pas seulement souvent les routes pour lesquelles on les fait contribuer.
3° Que l'ordonance du Roi du 8 mai 1788, qui donne la liberté à ses sujets, en cas de procès, de plaider tout de suite devant le juge royal, eût non seulement son plein et entier effet quant à ce sujet, mais aussi qu'on y ajoutât un règlement touchant les mineurs dont la plus grande partie des biens est absorbée par les formalités actuelles et, par conséquent, qu'on devrait supprimer la charge d'huissier-pri- Beur.
4° Qu'il n'y eut pour la province qu'une seule administration qui, abonnée, aurait tous les pouvoirs pour la levée des impôts dont les deniers par elle seraient vidés tous les trois mois directement dans les coffres du Roi.
5° Les dits habitants se plaignent qu'il leur esl impossible de payer les impôts dont la paroisse est actuellement chargée; aussi, ne voit-on tous les jours que contraintes dans ladite paroisse, ce qui achève de la perdre. Les raisons qui les rendent insolvables sont : 1" qu'il n'y a pas maintenant une seule bonne maison dans la dite paroisse, que tous les ménages aussi ne sont composés que d'un très petit nombre de personnes et que les plus nombreux ne passent pas ou même nevôntpàsà plus de 10 ou 12 personnes : -" qu'il n'y
a presque plus de domaines dans la dite paroisse, à cause de la division des biens qui s'est faite dans les familles dont il arrive que ces domaines ne sont plus que des maneuvreries ; 3° parce que les terres n'y produisent plus rien ou presque rien, ou à cause de la contrariété des saisons ou parce qu'elles sont épuisées (du) faute d'engrais; 4° parce que, n'y ayant ni prés, ni bois, ni fontaines, ni rivières, ils ne peuvent point y nourrir de bestiaux et en tirer du profit ; 5° enfin, parce que les terres dudit lieu sont si chargées de rentes seigneuriales que la plupart payent autant qu'elles produisent1.
6° Les dits habitants disent qu'il est trop dur qu'on ne puisse pas amortir ces rentes seigneuriales et encore plus à charge qu'on puisse demander 29 ans et la courante2 d'arrérages ; qu'il faudrait, par conséquent, qu'elles fussent au rang des rentes constituées, c'est-à-dire amortissables, et qu'on ne pût pas demander plus de 5 ans et la courante.
7° Qu'il faudrait que les terres payassent les impôts dans les lieux où elles sont situées, ce qui fait que plusieurs possesseurs de biens s'exemptent de payer entièrement, sous prétexte qu'ils paient dans le lieu où ils demeurent, ce qui surcharge en beaucoup les particuliers de la paroisse d'Azy, comme il paraît par les rejets dont tous les rôles sont remplis en surtaux depuis quelques années.
Art. [8°]. — Art. 4 des Aix.
Fait et arrêté par devant nous, Nicolas-Bernard Devarenne, bailli, juge civil et criminel et de police de la justice d'Azy, ce 2 mars 1789. Ont avec nous signé les habitants de la dite paroisse, sauf ceux qui ont déclaré ne le savoir.
Raffestin, Boxnard, syndic, Debeaune, Mallet, Mallet, Laxsox, Debeauxe, Souleson(?), Juttix, Bernard Devarexxe, bailli.
1. En 1762, pourtant, la situation delà paroisse d'Azy ne semblait pas aussi déplorable. Il est dit, en effet, dans un mémoire adressé à la Société d'agriculture de Bourges, que toutes les terres de la paroisse d'Azy sont propres à produire d'excellents froments et autres menus blés. Il fallait 4 boisseaux, mesure des Aix, pour ensemencer un arpent de 16 journées. Le mémoire, par contre, constate le mauvais état des maisons qui sont presque toutes couvertes de chaumes et fort mal bâties (Arch. du Cher, C. 1318).