Sous-entendu « année
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BAUGY
Identification. — Cher, air. Bourges, ch.-l. c°". Général, ei élection de Bourges : grenier à sel de Villequiers.
Population, — En L793 : 708 habitants (L. 175); aujourd'hui : L.518. Mouvemenl en L788: N. iO, M. L3, D. 3? (G. 162).
Plumitif pour I7S(.). — M. de Courtenvaux. 130 feux. Blésetgros bestiaux. L6 1. par l'eu pour le principal. Taillables: 30 laboureurs dont 1 de 101 1., 1 de 123 1., 2 de 00 à 1001., 5 de 70 à 80 1., 3 de 50 à G0 1., \ de ÉO a 50 1., 7 de 30 à 40 1., 7 de 20 à 30 1. et 100 manœuvres dont 52 de 10 à 20 1. et 57 au-dessous de 10 1. La récolte de cette paroisse esl bonne ; les chanvres beaux (G. 1109).
Impositions pour 1789. — Taille, 2.224 1. ; access. , 1.201 1. ; capital.. 1.237 I.; au total: 1.662 1. Vingtièmes, 83G 1. 6 s. 6 d. (G. 1100 et 1170).
Privilégiés. — Le sr Bonneau, curé, et les religieux de Chalivoy. Supp. desd. privilégiés: 01 1. 19 s. (L. 2083).
Biens e< i lési \stiques en 1700. — 1° La cure de Baugy : maison curiale et bâtiments en dépendant : 50 1., 1 jardin de 3 boisselées, mesure de Bourges: 3 1., la moitié de la dîme de toutes les choses décimables dans la dimerie d'Ondrée et Nevange, — l'autre moitié appartient au seigneur, — la dime sur environ 580 boisselées de terre novales, 142 boisselées de terre, 3 de chènevière, 9 journées de pré: le tout affermé 8G0 1., 2 journées de voiture: 10 1., 2 charrois de paille : 10 1., 100 livres de chanvre femelle : 35 1., les 142 boisselées de terre précitées rapportent au curé 142 1., portion congrue consistant en 24 setiers de blé, mesure de Villequiers, lesquels sont dus sur la grande dîme de Baugy, à savoir : la moitié par le seigneur de Baugy et l'autre moitié par les Bénédictins de La Charité r\ le vicaire de Notre-Dame-la-Blanche : 700 1., 4 journées de pré rapportant i8 1., dont moitié au curé : 2i- 1. ; au total : 1.X3Î- I. ; 2° les Bénédictins de La Charité: 180 1. ; 3° la vicairie de Notre-Dame-la- Blanche : 210 1. ; 4° l'abbaye de Chalivoy : 1.752 1. I s. : l'abbaye de Saint-Laurent : 238 1. ; les Bénédictins de Bonne-Nouvelle d'< Orléans : 301. (C. 583bis).
Cure. — Revenu en 1701 : 2. L90 I. G s. : dépenses : 698 1. 2 - 9 d. (L. 75, |'° i7). Patron en 1772: l'archevêque de Bou
Sources a consulter. — Titres judiciaires. B. 3466 a 3519 : I du marquisat de Villequiers, E. 820 à 85(5 ; Max de Laugardd
Hist. du pays de Villequiers en Berry ; Frémont, II, 202. Voir aussi une description détaillée de la situation géographique de Baugy dans C. 318.
(Ms. origin. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)
Assemblée électorale, le 1er mars, en l'auditoire du bailliage, sous la présidence de Jean-Charles Delarue, procureur au bailliage des ville et marquisat de Villequiers, baronnie de Baugy, chàtellenie d'Etréchy et leurs dépendances, expédiant à cause de l'absence du bailli de Baugy.
Population. — 148 feux.
Comparants. — Pierre Vergnon, Jean Bourcet, Antoine Lasne, François Vignaudon, Jean Debeaune, Jean Vergnon, Pierre Rambuteau, syndic, Nicolas Perruchon, fils, François Nourisset, Charles Belamy, Silvain Jamet, Claude Jamet, Esme Jamet, François Vimont, Etienne Belleuf, Charles Forest, Jean Blin, Silvain Lechesne, Charles Dusseau, Gilbert Lecoin, Simon Estève, Antoine Perreau, Antoine Girault, Mathieu Robert, Etienne Mallet, Jean Leblanc, Jean Lepinarre, Jean Lecoin, Adrien Policard, Toussaint Rousseau, François Bart, François Harrault, Jacques Martin, Jean Lavit, Jean Goudinou, Claude Perruchon, François Gauville, Henry Carreau, Léonard Ravisé, Pierre Boyard, Philippe Charpentier, Silvain Bourceau, Pierre Tillier, François Marin, Paul Boyard, Jean Mouilleron, Jean Lafausse, Esme Virot, Jean Robert.
Députés. — Jean Debaune et François Nourisset.
18 signatures, y compris celle du Président.
(Ms. origin. signé. Paraphe de Delarue. Arch. du Cher, litres incend., 1. 37. Cahier analogue pour beaucoup d'articles au cahier de Berry- Villequiers, bien que le texte soit différent.)
Cahier de plaintes, doléances et remontrances faites à Sa Ma/ esté par les habitants de la paroisse de Baugy.
Art. 1er. — Se plaignent lesdits habitants que les charges de l'État tombent toutes entières sur les malheureux, que les ecclésiastiques, les seigneurs, les religieux, les religieuses et les privilégiés n'en portent aucune ou du moins très peu, quoiqu'ils possèdent dans presque toute la paroisse plus des trois quarts des biens soit en fonds de
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terre, soil en dîmes, soit enfin en rentes. En conséquence, supplient Sa Majesté d'ordonner que tous el chacun les membres de l'État coopèrent arec eux aux charges en proportion de leurs revenus <lr quelque nature qu'ils soient, Sa Majesté en imposant les seigneurs, les ecclésiastiques, les religieux et les privilégiés aux impositions royales en proportion de la propriété de leurs biens et de leurs revenus; que, pour parvenir à ce but, il serait nécessaire que les biens de ces gros propriétaires fussent estimés el évalués par deux habitants les plus notables et les plus éclairés de la paroisse, qui seront choisis et nommés à la pluralité des voix dans une assemblée des habitants, prêteronl serment devant le juge, déposant leur procès-verbal d'estimation au greffe après en avoir affirmé la sincérité. (Test en prenant ce parti que Sa Majesté parviendra à soulager les malheureux.
Art. '2. — Représentent que, pour venir à la décharge des malheureux, (qu')il faudrait que Sa Majesté s'emparât des abbayes el autres biens que possèdent les religieux, en leur donnant néanmoins à chacun de quoi vivre.
Art. 3. — Représentent que le sel est une charge réelle et trop considérable parce que le prix en est très haut ; que ce môme prix, qui est de quatorze sols la livre, empêche les malheureux d'en pouvoir [ajvoir; qu'il serait d'autant plus nécessaire d'en diminuer le prix que les malheureux pourraient s'en pourvoir, ceux qui en ont en faire manger à leurs bestiaux, qui les préserverait d'une multitude de maladies et éviterait leur mort.
Que le moyen d'en diminuer le prix leur paraît simple ; que Sa Majesté, en le rendant vénal et public, pourrait imposer des droits sur ce même sel aux salines, mais modiques, parce qu'alors les particuliers pourraienl aller le chercher eux-mêmes el le vendre comme autre marchandise. Mais qu'il serait nécessaire que le gain que devrail faire le marchand fût fixé par Sa Majesté, parce qu'autrement un particulier riche vexerail incontestablement ceux qui seraient obligé- de le prendre chez lui.
Ce prix pourra même être fixé après le calcul de ce qu'il serait acheté aux salines el à ce qu'il en coûterait pour la voiture.
Que Sa Majesté trouverait le dédommagement du prix de ce même sel en supprimant en entier les gabelles qui [ne] sont absolument d'aucune utilité.
Art. 4. — Qu'ils supplient de même Sa Majesté de supprimer les droits d'aides qui se perçoivent sur le vin, cuirs et autres objets, parce que ces mêmes droits gênent le commerce et exposent les particuliers à des amendes ruineuses.
Art. 5. — Qu'ils supplient aussi Sa Majesté de supprimer les huissiers-priseurs qui ruinent les successions, les estimations pouvant se faire, comme elles se faisaient auparavant, par des amis des parties qui ne coûtent rien et sont beaucoup plus connaisseurs que les huissiers-priseurs et surtout pour tous les bestiaux1 de quelque nature qu'ils soient ; le[s] prix auxquels les priseurs les portent peuvent être nuisibles, surtout lorsque les mineurs ont des droits dans ces mêmes bestiaux ; ces priseurs, qui n'ont absolument aucune connaissance de la valeur des bestiaux, sont obligés de prendre d'autres experts qui font le commerce des bestiaux, qui sont payés par les parties, ce qui cause la ruine des familles entières.
Art. 6. — Supplient Sa Majesté [de] faire un règlement pour les droits des curés qui prennent ce qui leur plaît pour les mariages et enterrements.
1. La paroisse de Baugy jouissait de foires très importantes pour les bestiaux. Voici, au surplus, sa situation économique en 1777 :
NATURE
DES BIENS
LEUR PRIX COMMUN résultant de leur qualité
bon médiocre mauvais
GRAINS
ET AUTRES DENRÉES
leur mesure
leur poids
eur prix commun
Froment
boisseau
Méteil
Seigle
Marsèche
Avoine Charroi de foin
L'arpent de terres labourables. .
L'arpent de pré
La boisselée de chènevière ,
« Il n'y a ni vignes ni bois dans cette paroisse Il se tient dans cette
paroisse six foires par an qui sont très considérables en bestiaux. Les denrées ne s'y consomment point, les habitants les vendent dans les marchés de Bourges, La Charité et Villequiers » (C. 234, Rôle des vingtièmes, année 1777).
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Il paraîtrait même du bon cœur de Sa Majesté de donner à tous les curés un revenu raisonnable pour vivre convenablemenl à leur état et leur faire défense de rien prendre pour les mariages el enterrements. La femme d'un malheureux manœuvre qui, en perdant son mari, perd toutes ses ressources pour vivre et faire vivre sa famille, es! encore contrainte de payer des sommes pour l'enterrement du même mari.
Il (ne) serait encore nécessaire de ne laisser aux curés aucune autre propriété que celle de leur maison et de leur jardin, parée qu'alors on éviterait une multitude de procès qui ruinent leurs voisins d'héritages.
L'usage des paroisses est que les héritiers du défunt donnent un pain à bénir pour distribuer aux fidèles qui se trouvent à la messe afin de les engager à prier pour le défunt ; qu'il es1 de certains curés qui refusent de bénir ce pain à moins qu'on ne leur donne de l'argent pour dire des messes; Sa Majesté, en ordonnant aux curés de bénir ce [>ain sans autre condition, éviterait cet abus.
Art. 7. — Art. 1 du (-((hier de lU'rnj-Villeqt tiers. Voy. ci-dessous.
Art. 8. — Supplient Sa Majesté d'ordonner que les curés fussent tenus tant des grosses que menues réparations de leur presbytère, parce que depuis nombre d'années ils se l'ont bâtir des châteaux par les habitants, ce qui devient une charge considérable aux paroisses de campagne où les curés se permettent des autorités à l'infini qui ne sont pas de leur ministère.
Art. 9. — Art. 9 du cahier de Berry-Villequiers. En plus: ce qui éviterait beaucoup de procès qui souvent causent la ruine des familles, parce que l'on fait doute et même il y a «les procès. Pour parvenir à la modération des droit- de contrôle, il faudrait qu'il y eût un tarif général qui lût clair et qui réglât les droits qui doivent être perçus pour chaque acte.
Il y a des tarifs qui existent qui induisent les notaire- el Les parties dans des erreurs à chaque instant en assuranl que les actes ne doivent coûter que ce qui est déterminé par les tarifs; mais il arrive très souvent que le coûtent plus du double; il faut donc de toute nécessité en
conclure que la plupart de ceux qui remplissent ces places ne font qu'embrouiller et multiplier les droits. Il y a une infinité de personnes qui sont occupées dans cette partie et qui, la plupart, sont absolument inutiles ; qu'en les supprimant cela viendrait à la décharge de tout le public. Il (ne) faudrait dans chaque arrondissement qu'il n'y eût qu'un receveur général pour percevoir les droits de contrôle en conformité du nouveau tarif; mais il ne faudrait pas que ces places de receveurs fussent remplies par des notaires à cause des abus qui pourraient se commettre. Les receveurs commis pour la perception des droits de contrôle feraient passer dans un lieu fixé les deniers de leur recette dans les coffres de Sa Majesté avec des comptes exacts, mais on le répète, il ne faudrait pas que ces places fussent remplies par des notaires.
Art. 10. — Identique à V article 5 de Berry-Villequiers. Voy. ci-dessous. Quelques variantes sans importance.
Art. 11. — Observent lesdits habitants qu'il y en a très peu d'entre eux qui soient propriétaires et que ceux qui le sont payent des rentes et impositions qui excèdent leurs revenus.
Art. 12. — Observent lesdits habitants qu'il passe très souvent des troupes dans leur paroisse auxquelles ils sont tenus de fournir des logements, de les coucher, chauffer, éclairer, même être obligés de les fournir de sel, de vinaigre et encore être obligés de se priver de leurs lits. De tous ces différents motifs de plaintes il en résulte que le fardeau tombe en entier sur le malheureux.
Fait et arrêté le présent cahier contenant les plaintes, doléances et remontrances faites à Sa Majesté par les habitants de la paroisse de Baugy, le premier mars mil sept cent quatre-vingt-neuf.
Vignaudon, Soucier, Lasne, Jamet, Bourcet, Forest, Vignaudon, Lechesne, Virot, Boiard, Le Blanc, Belleuf, Jamet, Jamet, Jan (?), Ranbuteau, syndic, Debeaune, Delarue, expédiant à cause de l'absence de M. le bailli de Baugy.
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