Sur la diversité des mesures, voir à I'Appendice
2. Sur les coutumes qui se partageaient la province cle Berry, voy. Les anciennes et nouvelles coutumes locales de Berry et celles de Lorris commentées, par Gaspard Thaumas de la Thaumassière ; Bourges, 1669, in-f°, p. 676, Table des fiefs, justices et seigneuries régies par les coutumes de Berry, Lorris et Blezois, assises au dedans du bailliage de Berry et lieux circonvoisins. Cf. également Usages locaux du département du Cher, 2e édit., Bourges, 1907, p. 11.
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impuni et que, par leur négligence réfléchie, les malfaiteurs ne soient plus multipliés.
5° Enfin, tout le monde, convaincu de l'étroite obligation de contribuer à l'entretien des temples du Seigneur et des ministres de notre sainte religion, s'en était acquitté, les uns en faisant des donations, les autres en accordant la dîme de leurs récoltes. On a reconnu que ces contributions étaient plus que suffisantes, puisque nos Rois, par la suite des temps, ont interdit à la piété des fidèles toute espèce de donations à l'Église ; qu'il leur paraît juste que le Roi défende encore les rétributions que l'usage a autorisé MM. les curés à exiger pour les baptêmes, mariages et sépultures. A la vérité, par cette juste défense, plusieurs se trouveront dans l'impuissance de vivre parce que le malheur des temps a changé presque totalement la destination des libéralités des peuples et privé de ces libéralités ceux pour qui elles ont été faites. Qu'il leur paraît donc encore juste que Sa Majesté, pour remplir l'intention des donateurs, fasse rendre les choses à leur première destination et oblige ceux qui jouissent de ces donations sacrées, ou à les rendre à qui elles appartiennent ou du moins à renter honnêtement et suffisamment ces ministres utiles et nécessaires si la restitution présente trop de difficultés ; qu'elle les oblige encore à faire les réparations des presbytères et des églises, les décorations requises et à se prêter avec moins de parcimonie aux fournitures qu'exige l'office divin.
Les habitants de Couy désireraient même que le Roi daignât réformer la déclaration de mil sept cent soixante et huit concernant la dîme des novales, qui leur paraît avoir été surprise à la religion du monarque et la dernière époque de l'appauvrissement des curés, et de prendre en considération que la perception des contrôles, insinuations et centième denier des successions collatérales coûtant immensément et exposant très souvent ses sujets à être les victimes d'une erreur quelquefois involontaire, ce que Sa Majesté en retire serait mieux établi sur les timbre et poinçon du papier et ouvrages d'or et d'argent; ce produit plus sûr serait d'autant moins onéreux qu'il ferait masse
avec celui des propriétés, des rentes et droits seigneuriaux, du commerce, de l'industrie et arts libéraux, pour compléter la somme nécessaire au soutien de l'État.
Le présent cahier de doléances et remontrances, permis par Sa Majesté aux habitants de la paroisse de Gouy, est le résultat des réflexions d'un ordre de citoyens qui gémit depuis longtemps sous le poids de l'impôt mal réparti et qui reconnaît sensiblement l'intérêt que le Roi prend à son bonheur. Daigne Sa Majesté recevoir les vœux sincères desdits habitants qui ne cesseront de dire : « Vive le Roi Louis Seize ! »
Brunet, député, Guillot, député, Dubois, Lagarde, Guillot, Lavot, Duron, curé de Couy.