‹ Département du Cher. Cahiers de doléances du bailliage de Bourges et des bailliages secondaires de Vierzon et d'Henrichemont pour les Etats généraux de 1789Chapitre 77 sur 253 · Aumo.il, bêtes à cornes (Jaubert · texte numérisé non relu

Aumo.il, bêtes à cornes (Jaubert

herry' 147

ripai. Taillables : 28 laboureurs dont 4 do 51 à 56 ]., 1 \ de 30 1. 10 s. à 15 1. et 10 de 161. 15 s. à 261.10s. et 256 manœuvres dont 1 de 81 1., 4 de 28 à 35 1. 15 s., 16 de 10 à 20 1. 5 s. et 235 au-dessous de 101. Froments passables, méteils et seigles médiocres, les orges bons ainsi que les avoines, foins bons ; année commune de chanvre, abondance de fruits ; point de glands (G. 1109).

Impositions pour 1789. — Taille, 2.2751. ; access. , 1.221 1. ;capitat., 1.266 1. ; au total': 4.762 1. Vingtièmes, 1.641 1. 6 s. 9 d. (G. 1109 et 1170).

Privilégiés. — 3 ecclésiastiques, 6 laïcs. Supp. desd. privilégiés: 653 1. 10 s. (L. 2083).

Biens ecclésiastiques en 1790. — 1° La cure : maison curiale : 200 1., 1 boisselée de jardin : 15 L, 6 boisselées de terre et vigne : 14 1., 6 boisselées de terre en luzerne : 25 1., 6 autres boisselées de terre : 7 1. 10 s. , 4 autres boisselées de terre : 5 1. 12 s., 9 autres boisselées de terre : 13 1. 10 s., 32 boisselées en pâturai et pré : 50 1., 4 boisselées de terre : 3 1., 2 arpents de bois taillis : 161., 2 petits prés : 30 L, 1 pré : 15 1., la grande dime d'Herry affermée 3.000 L, la dîme du bourg et dîme novale : 500 1., 44 boisselées de terre: 44 1., rentes : 25 1. 13 s. 11 d. ; total : 3.964 1. 5 s. 11 d. ; 2° abbaye de Gîteaux [sans doute l'abb. de Ghalivoy] : 3.767 1. (Cp. 2.675).

Cure. - Revenu en 1791 : 4.190 1. ; charges : 1.490 1. dont 7001. pour un vicaire, 640 1. pour frais de culture et 1501. pour réparation et entretien (L. 78, f° 16). Patron en 1792 : l'abb. de Saint-Satur.

Sources a consulter. — Frémont,II, 390.

(Ms. origin. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)

Assemblée électorale, le dimanche 1er mars, en l'église paroissiale à défaut d'auditoire, sous la présidence d'Antoine-Marie Dumas, procureur fiscal de la justice et baronnie d'Herry, à cause de l'absence du bailli.

Population. — 215 feux.

Comparants. — Pierre Tacon, marchand, Jean Rablat, syndic, Pierre Ferrand, marchand, Mathieu Marceaux, Paul Paizeau, François Choveau, Antoine Pinson, Louis Mulon, Jacques Griveau, Antoine Sarreau, Gabriel Trigault, François Boue, Jean Fougroux, Etienne Mitault, Jean Lerasle, Pierre Bondon, Jacques Millet, Jean Griveau, Jean Bondon, Jean Baudet, Jean Poursin, Philippe Michin,

Michel Baudet, Michel Gitton, Jean Jacquelin, Laurent Gaucheron, François Barault, Henri Daron, Pierre Petit, Jean Picard, Jean Chevenet, Laurent Charles, Jean Levauvre, Etienne Pelet, Philippe Ghalon, Hugues Spault, Pierre Canoré, Jean Groiset, Jacques Verniat, Pierre Morin, Edme Picard, Edme Girault, Pierre Planchon, Joseph Neveu, Laurent Charles, Charles Guilleaume, Pierre Domain, Louis Guille, Jean Mercier, Louis Dusault, François Grespillon, Etienne Guion, Silvain Bourgoin, Pierre Benoît, Pierre Joulin, Edme Dulard, Jean Dupuis, Claude Mercier, Edme Comté, Jean Hardouin, François Milet, Louis Patout, Paul Julien, François Gogot, Jacques Soucier, Silvain Dussaut, Joseph Leduc, Antoine Vinet, François Fouchard, Louis Bondon, François Grandjean, Pierre Lavault, Jean Mauvrain, Jean Vilain, Jean Fremillon, Jean Charier, François Lebourg, Louis Guionet, Simon Autin, Louis Frétille, Henri Charles, Jacques Dubois, Etienne Dubois, Pierre Baudet, François Tissier, Jacques Charles, Philippe Dussault, Marcou Bouet, Augustin Siguré, Jean Pivin, Pierre Beset, Pierre Picard, Louis Riffet, Etienne Charache, Jacques Pajot, Jean Levere, Jacques Tallaud, Etienne Lebourg, Mathieu Lagrange, Jean Chateigné, Gabriel Michot, Pierre Bondon, Jacques Coquery, JeanLecour, Pierre Chiron, Jean Lefèvre, Jacques Legault, Etienne Dupuis, Etienne Bouillot, Etienne Peloille, Pierre Cherrier, Jean Laloue, Mathieu Chiron, Nicolas Raveaux, Jean Poirier, Charles Lebourg, Jean Neveu, François Lefèvre, Jean Raffestin, Philippe Lefèvre, Jean Gitton, François Michelet, Jean Millereau, Paul Gauguer, Joseph Croiset, François Paiseau, François Sarreau, Jean Gitton, Jacques Bouet, Henri Noury, François Girard, Jacques Peloille, Gaspard Millary, Hilaire Lebourg, Mathieu Vacheron, Michel Desmaisons, Louis Lavevre, Jaan Mannet.

Députés — Pierre Ferrand, marchand fermier, Pierre Tacon, bourgeois, et Jean-Baptiste Butet, maire de La Charité et fournisseur général de la marine.

8 signatures, y compris celle du Président.

(Ms. orig. signé. Paraphe de Dumas. Avch. du Cher, titres incend., 1. 37).

Cahier des doléances y plaintes et remontrances des habitants de la paroisse d'Herry, assemblés en l'église paroissiale dudit lieu, le 1er mars 1789, en exécution des ordres du Roi pour la tenue des États généraux et ordonnance de

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M. le Lieutenant général au bailliage principal de Bourges.

Art. ior. —La multiplicité desjustices seigneuriales est un fléau pour les campagnes; ces sièges ne sont souvent occupés que par des juges dont la résidence est quelquefois à quatre, cinq et six lieues de distance du siège de la justice. Les affaires, par cette raison, y languissent; de là, des dépenses énormes, des pertes inappréciables par la longue incertitude où restent les parties avant de connaître leur sort. Les frais que l'art de la chicane multiplie toujours pour apposer, lever les scellés, inventorier les effets, délivrer les grosses des actes ruinent communément les malheureux mineurs et absorbent les fortunes des gens les plus aisés de la campagne. On peut ajoutera ces abus un autre abus non moins préjudiciable, c'est celui des huissiers-priseurs ; ces hommes, chargés exclusivement de toutes estimations et ventes mobilières forcées ou volontaires, se permettent les désordres les plus condamnables. Il est généralement reconnu, qu'ils se font adjuger à bas prix les meilleurs effets pour les revendre ensuite davantage ; l'argent déposé entre leurs mains et qu'ils devraient remettre sur-le-champ aux propriétaires ou tuteurs, ils ont l'art de le garder plusieurs années en suscitant des incidents qui leur servent de prétexte pour retarder leur compte et tous font un agiotage ouvert de cet argent. Il sera donc important que les députés aux États généraux insistent sur la réforme de ces abus et que, pour y remédier, on propose les moyens suivants :

l°La suppression des justices seigneuriales et l'établissement de sièges d'arrondissement ou de district dans lesquels les affaires seront portées en première instance et ensuite, par appel, à la cour souveraine avec la faculté dans tous les cas aux parties ou seulement à l'une d'elles de porter directement sa cause par devant les juges souverains.

2° L'établissement dans chaque paroisse de trois jurés choisis par la commune et qui seront chargés de régler, sans frais, toutes les contestations qui s'élèveront pour des dommages occasionnés par les bestiaux ou autrement et généralement pour juger toutes les contestations qui par leur nature ne demandent pour être appréciées que les simples

notions de la justice naturelle. L'appel des jugements prononcés par ces jurés sera directement porté à la cour souveraine.

3° Les tuteurs nommés aux mineurs le seront par devant un notaire seulement qui rédigera l'acte de nomination du tuteur auquel les parents, tant du côté paternel que maternel, en nombre compétent seront dûment appelés et, en cas de refus de leur part, ils seront assignés à leurs frais à la requête du plus proche parent ou du notaire requis pour ladite nomination.

4° Dans le cas où les Etats généraux ne croiraient pas devoir ôter aux seigneurs leur droit de justice il doit, au moins, être arrêté que le pouvoir de l'exercer sera suspendu toutes les fois qu'ils n'auront pas dans le chef-lieu de cette justice un juge gradué, un procureur fiscal et au moins trois procureurs non gradués, un greffier, un auditoire et une prison. On doit observer ici que par'un abus bien condamnable le même homme est souvent à la fois juge, procureur fiscal et grenier et, pour réunir ces trois fonctions si incompatibles, il lui suffit d'avoir chez lui deux clercs à l'un desquels il fait donner des provisions de greffier et à l'autre des provisions de procureur; alors, il instruit et suit luimême les affaires dont il est juge, délivre les expéditions des sentences en employant les noms de l'un ou l'autre de ses clercs.

Soit que les États décident que le ministère d'un notaire ou de tout autre homme public est suffisant pour apposer les scellés ou que les juges soient conservés dans le droit de pouvoir seuls le faire, les frais de ces scellés devront être fixés d'après le montant des inventaires et non pas sur des séances que la rapacité peut multiplier à son gré et, afin d'ôter tous les moyens de donner de l'extension aux droits, on comprendra dans la remise ordonnée sur le montant de l'inventaire le coût de tous les actes et expéditions nécessaires. Dans le cas d'une discussion d'effets, on emploiera le même moyen, c'est-à-dire une [rétribution] proportionnée au montant des ventes, ou [bien] laisser aux États généraux à déterminer eux-mêmes la rétribution qu'on devra accorder.

Art. 2. — Toute la nation a un intérêt égal à demander la réforme du code civil et plus encore celle de notre monstrueux code criminel ; mais, la bonté prévoyante du Roi ayant déclaré qu'il s'occupait de ces deux objets, il est inutile de faire sur cela aucune demande particulière, on doit seulement remercier ce monarque qui a lui-même prévenu sur des points aussi importants les demandes que ses sujets lui auraient adressées de toutes parts.

Art. 3. — Toute gêne, toutes entraves nuisent à l'agriculture : les dîmes, les champarts, les droits de terrage, ceux de lods et ventes, de cens et autres droits seigneuriaux pèsent particulièrement sur les campagnes et il n'est pas douteux qu'ils soient une des principales causes qui ont le plus retardé les progrès de l'agriculture; il serait donc bien intéressant pour l'avantage général de la nation que l'on pût être autorisé à faire le remboursement de ces droits; mais, comme ces droits sont des droits de propriété, que toute propriété doit être sacrée, que le motif même du bien général ne peut plus autoriser à y porter la moindre atteinte, on ne peut demander la suppression de droits quelconques qu'en établissant en même temps des moyens pour dédommager les propriétaires de ces droits et ce dédommagement doit toujours être déterminé de manière que dans tous les cas le propriétaire des droits, loin de pouvoir se plaindre d'aucune lésion à son préjudice, trouve au contraire toujours un avantage dans ces remboursements qui d'ailleurs seront déterminés par les États généraux d'une manière fixée, en assignant une valeur précise pour chaque quintal des diverses espèces de grains pour la redevance en grains, en fixant à quel taux sera effectué le remboursement des redevances payées en argent ; et de même, pour toute autre espèce de redevances, les remboursements faits aux seigneurs laïcs le seront en argent ou de toute autre manière convenue entre les parties ; ceux faits au clergé ne pourront l'être que par des remplacements de fonds ou par des constitutions de rentes équivalentes au produit des droits remboursés et faits au profit du titulaire et de ses successeurs propriétaires de ces droits et non remboursables, à moins que les Etats ne jugeassent à propos d'autoriser le clergé à aliéner ces fonds.

Art. 4. — Lorsque les paroisses n'auront aucun fonds de fabrique, on y suppléera par des sommes prélevées sur le produit des dîmes situées dans la paroisse. On doit prendre encore sur les mêmes revenus toutes les sommes nécessaires aux réparations et constructions de l'église et du presbytère.

Art. 5. — Les diverses dénominations d'impôts désignés sous le nom de taille, capitation, premier vingtième, brevet et sols pour livre seront supprimés et ils seront remplacés par un impôt unique, qui sera supporté par tous les habitants d'une même paroisse : nobles, ecclésiastiques, privilégiés et autres sans aucune distinction et proportionnellement aux facultés respectives de chacun d'eux. La répartition en sera faite tous les ans par six particuliers choisis par la commune, dans une assemblée générale, et qui ne pourront jamais être pris que parmi ceux compris au rôle de l'impôt. On procédera chaque année au choix de trois nouveaux commissaires qui remplaceront les trois plus anciens qui devront sortir d'exercice. La première année, cette sortie aura lieu par la voie du sort; dans le cas d'un partage d'opinions entre les six commissaires, ce sera celle du plus ancien d'entre eux qui emportera la balance.

Art. 6. — L'impôt sur les fonds, quelque dénomination qu'on lui donne, doit être imposé sur tous les biens situés dans une même paroisse, sans distinction, et réparti en proportion de la valeur respective de ces biens ; la répartition s'en fera par dix commissaires choisis de la même manière que pour l'impôt unique.

Art. 7. — La perception des droits d'aides coûte des frais énormes, expose les peuples à des recherches humiliantes, donne lieu à des procès ruineux; il faut en demander la suppression. Les États décideront de quelle manière on doit remplacer le produit de ces droits.

Art. 8. — Les gabelles, que le Roi a dit à la fin de l'assemblée des notables avoir été jugées, sont de tous les impôts le plus monstrueux et celui qui pèse davantage sur les peuples et les États généraux doivent singulièrement s'occuper de la recherche des moyens de substituer à ce régime désas-

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treux un autre régime qui se concilie davantage avec le bien général de la nation et la liberté des peuples.

Art. 9. — Le retour des États généraux aura lieu à des époques fixes. Les États seuls auront droit d'établir de nouveaux impôts et de proroger les anciens. A chaque tenue d'États, les opérations commenceront par l'examen des comptes qui leur seront rendus des recettes et des dépenses. Dans l'intervalle des États généraux, il y aura une commission intermédiaire composée des députés des différents États provinciaux qui devront être établis dans tout le Royaume aux prochains États généraux. Il sera fait une loi pour que, dans toutes assemblées nationales, soit générales, soit particulières, le Tiers état soit toujours au moins en égalité de nombre avec les deux autres ordres réunis et que les opinions y soient recueillies par tête et non par ordre.

Art. 10. — II sera établi, pour la perception des droits de contrôle, un tarif clair et tellement prononcé que tout particulier puisse lui-même juger la quotité du droit qu'il aura à payer.

Art. 11. — Il serait à désirer que l'on pût supprimer l'usage avilissant du tirage au sort pour la milice; mais, cependant, si les circonstances ne permettaient pas la suppression de cet usage, alors les ecclésiastiques et les nobles ne doivent plus jouir du droit d'exempter leurs domestiques, tel que (sic) puisse être auprès d'eux l'espèce de service de ces gens.

Art. 12. — Les États doivent travailler à établir que tout le royaume soit régi par une seule loi ; que les achats et les ventes y soient faits à un seul poids et à une seule mesure et cependant, si le régime particulier de quelques provinces s'opposait à l'établissement de cette loi générale, on doit au moins supprimer dans chaque province cette bigarrure ridicule de coutumes et d'usages entièrement opposés, reste encore barbare des siècles grossiers du gouvernement féodal.

Art. 13. — Les dépenses pour la construction et la réparation des chemins seront supportées par tous les habitants, ecclésiastiques, nobles, privilégiés ou autres, sans aucune

distinction et en proportion de leur contribution respective à l'impôt unique. Sur les sommes perçues annuellement à cet effet il sera distrait du fonds particulier pour établir dans chaque paroisse les chemins de communication qui seront jugés nécessaires. Il serait à désirer que les troupes fussent à l'avenir employées à ces travaux; ce nouveau régime offrirait des avantages également à considérer, le premier de laisser à l'agriculture et au commerce1 un grand nombre de bras que les travaux des chemins leur enlèvent nécessairement ; le second de mieux conserver la force et la vigueur des troupes en les exposant moins aux vices et au dépérissement qui sont la suite inévitable de la vie molle et oisive des garnisons.

Art. 14. — 11 sera établi dans chaque paroisse un bureau de charité pour la suppression de la mendicité, qui sera composé du curé et du seigneur, membres nés, et de six habitants choisis parla commune et dont trois seront relevés chaque année.

Art. 15. — Les receveurs pour les impositions seront établis dans le moindre nombre possible, ils ne pourront tenir ces places qu'à titre de commission et jamais par charge. Tout receveur sera tenu de verser directement les deniers

1. La paroisse d'Herry n'était pas cependant pauvre au point de vue agricole, comme on peut en juger par le tarif de 1773 :

NATURE

DES BIENS

LEUR PRIX COMMUN résultant de leur qualité

bon médiocre mauvais

GRAINS

ET AUTRES DENRÉES

leur mesure

leur poids

leur prix commun

Arpent de Froment boisseau 301. 11.10s

vigne 201. Seigle » 28 11.

Arpent de Marsèche » 25 15

pré 301. 201. 151. Avoine » 22 10

Charroi de

foin

Boisselée de

jardinetde

chènevière .Boisselée de

terre.

«Cette paroisse est située sur les bords de la Loire entre celles de La Chapelle et de Couargues; elle est très étendue et est dit avoir sept lieues de tour, ce qui fait plus de deux lieues de long. La plaine qui s*étend depuis la

boisseau

de sa recette dans la caisse du trésor royal, à moins qu'il ne fût ordonné que ces sommes seraient remises dans la caisse des États provinciaux pour en être ensuite comptés par eux à celle du trésor royal.

Art. 16. — On établira dans le chef-lieu de chacun des États provinciaux une cour souveraine, où toutes les affaires du district des États seront jugées en dernier ressort.

Art. 17. — Les élections, juridictions, à l'avenir inutiles, doivent être supprimées et les affaires qui étaient portées devant elles le seront par devant les juges du district. Ils pourraient également connaître de toutes les affaires attribuées aux Eaux et Forêts qui d'après cela devront être supprimées comme les Élections.

Art. 18. — Dans les paroisses qui possèdent des usages on veillera à ce que ces usages soient gardés régulièrement, mis en coupe réglée, pour être ensuite annuellement distribués aux habitants de la paroisse qui ont droit à ces usages et pour servir à leur chauffage.

Rablat, syndic, Tacon, Ferrand, Mulon, Neveu, Mulon, Butet, Dumas.

Loire au coteau est beaucoup plus considérable que celle de La Chapelle et contient deux espèces de terrain : celui de ce qu'on appelle proprement le Val est bon, ii peut se semer en bien des cantons tous les ans et très souvent sans fumier ; celui de ce qu'on appelle le Faux val et qui est le plus proche du coteau est bien inférieur.... Cependant, quoique cette paroisse ait dégénéré, c'est encore une de celles qui produit le plus de blé et si la culture était meilleure, si le paysan était plus industrieux, moins attaché à# ses usages,

elle en produirait beaucoup plus Les frais de culture et de moisson sont

très chers : on se sert de bœufs pour labourer et on en met huit à chaque charrue; il est d'usage d'avoir un domestique qui accompagne le laboureur, ce qui double les frais. Outre ces seize bœufs pour deux charrues, il y

en a dans plusieurs domaines une troisième de chevaux La moisson est

abandonnée à des bras mercenaires. Dans les domaines de quatre à cinq cents boisselees, on prend quatre moissonneurs auxquels on donne la quinzième ou seizième gerbe, on les nourrit, d'où il résulte deux abus : intéressés à faire durer la moisson, ils se négligent dans le commencement; vers la

fin, le propriétaire est obligé de prendre des manœuvres qui lui coûtent

Les chanvres viennent bien et viendraient bien mieux si le paysan savait l'art de préparer les terres ; on n'en fait que pour la consommation du

pays Les bêtes à laine ne sont pas d'un grand profit dans cette paroisse;

le mouton est petit, sa laine est commune et en petite quantité. Le prix ordinaire des bœufs est de 200 à 250 livres ; les vaches produisent peu de lait, les paysans vendent les veaux; on n'élève point de chevaux, peu de porcs et encore moins d'abeilles » (C. 257, Rôle des vingtièmes, t?

HUMBLIGNY

Identification. — Cher, arr. Sancerre, con Henrichemont. Général, et élect. de Bourges ; grenier à sel de Sancerre.

Population. — En fructidor an II : 588 habitants (L. 457) ; aujourd'hui : 584. Mouvement en 1787 : N. 29, M. 5, D. 18 (C. 156).

Plumitif pour 1789. — M. de Baujeu. 119 feux. Blés et bestiaux. 3 1. 15 s. par feu pour le principal. Taillables : 5 laboureurs tous de 10 à 20 1. et 114 manœuvres tous au-dessous de 10 1. Gomme dans le général de l'élection (G. 1109).

Impositions pour 1789. — Taille, 4301. ; access., 232 1. ; capitat., 239 1. ; au total : 901 1. Vingtièmes, 684 1. 15 s. (G. 1109 et 1170).

Privilégiés. — 7 ecclésiastiques, 5 laïcs. Supp. desd. privilégiés : 80 1. 7 s. (L. 2083).

Biens ecclésiastiques en 1790. — 1° La cure d'Humbligny : maison curiale : 40 L, 2 boisselées de jardin : 6 1., 200 boisselées de terre : 200 L, 12 voitures de pré : 120 L, 12 hommées de vigne : 18 1., un buisson en usage: 24 L, dîmes anciennes à cueillir 200 boisseaux de froment et marsèche : 300 1., novales à cueillir 40 boisseaux froment et marsèche: 60 L, reçoit du chapitre de Saint-Ursin 75 boisseaux avoine: 37 1. 10 s., 9 boisseaux froment: 18 1., des chanoines d'Aubigny, 10 boisseaux de seigle : 15 1. ; total : 732 1. 10 s. On porte le revenu de cette cure à 1.000 1.; 2° le chapitre Saint-Ursin de Bourges : 460 1. ; 3° les chanoines d'Aubigny: 260 1. ; 4° la cure de Grézançy : 24 1. ; 5° un bénéfice dont jouit le sieur de Mahis : 80 1. ; 6° les chanoines des Aix : 33 1. ; 7° le chapitre Saint-Étienne de Bourges : 1.70 1. (G. 583bis).

Cure. — Revenu en 1791, charges déduites : 1.001 1. 12 s. (L. 78, f° 10). Patron en 1772 : le chapitre Saint-Ursin.

Sources a consulter. — Justice d'Humbligny, B. 3456-3461 ; titres de la seigneurie de Montigny et de la justice de Vèvre, E. 403- 539 ; Frémont, II, 362 ; La Thaumassière, II, 336.

(Ms. origin. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)

Assemblée électorale, le 1er mars, sous la présidence de François Galliard, curé de la paroisse.

Population. — 108 feux.

HUMBLK.W 157

Comparants. — François Auchère, François Chenu, Jean Legeret, Jean Cartier, Jean Talbot, Jean Guyard, Silvain Raboin, Alexis Dubois, Jacques Bailly, François Billy, laboureur, Jean Malleron, Jean Roblé, François Deschamps, Jean Deschamps, Silvain Jacquet, Louis Jacquet, François Cartier, Edme Millcriou, François Mallet, Jean Mallet, Pierre Pelle, Pierre Terreux, Pierre Talbot, Pierre Blond, François Mallet, Pierre Johannin, Jean Chabin, Pierre Roblé, Jean Lavisse, laboureur, Silvain David.

Députés. — Pierre Jouannin et François Billy, laboureurs.

6 signatures, y compris celle du Président.

(Ms. origin. signé. Paraphe de Galliard. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)

Les habitants de la paroisse d'Humbligny représentent qu'ils sont pauvres et misérables ; des bois appartenant au seigneur de ce lieu et des montagnes stériles en font la majeure partie; dans celle qui est cultivée, les terres sont si rudes qu'on a peine avec une charrue de huit forts bœufs à en labourer une boisselée par jour. Les torrents dégradent souvent une grande quantité de terres qui sont en côte et couvrent les prés de sable et de pierres.

Demandent lesdits habitants que les chemins d'un village à l'autre soient libres.

Qu'on arrête la cupidité de certaines personnes qui, pour gagner quelques pas de terrain, rétrécissent tellement les chemins qu'ils sont impraticables aux voitures chargées de blé et de foin.

Que la partie qui revient aux meuniers par boisseau de blé soit réglée.

Que la police soit tenue plus exactement dans certaines villes des environs à l'égard des mesures et des poids dont beaucoup se plaignent.

Demandent, enfin, l'abolition de la gabelle. Ce sont là les vœux de tous les peuples. La principale nourriture des gens de la campagne est la soupe et dans ces temps malheureux ils ne peuvent assaisonner le morceau de pain rude qui les empêche de mourir, vu le prix excessif du sel.

Se plaignent lesdits habitants de la disette du bois dans un pays où autrefois il était assez abondant ; ils l'attribuent

au trop grand nombre de chèvres qu'ont indistinctement les gens aisés et les pauvres l.

Legeret, Billy, Bailly, syndic d'Humbligny, Lacueielle (?), Malleron, Galliard, curé d'Humbligny.

JALOGNES

Identification. — Cher, arr. et con Sancerre. Général, et élect. de Bourges, grenier à sel de Sancerre.

Population. — En fructidor an II: 368 habitants (L. 457); aujourd'hui : 715. Mouvement en 1788 : N. 13, M. 4, D. 12 (C. 162).

Plumitif pour 1789. — M. de Puységur. 91 feux. Blés et bestiaux. 10 1. 19 s. par feu pour le principal. Taillables : 19 laboureurs dont 5 de 30 à 40 1., 13 de 20 à 30 1., 1 de 76 1. et 72 manœuvres dont 9 de 10 à 20 1., 63 au-dessous de 10 1. Gomme dans le général de l'élection (C. 1109).

Impositions pour 1789. — Taille, 1.0001. ; access., 540 1. ; capital, 556 1. ; au total: 2.096 1. Vingtièmes, 9891. 9 s. 9 d. (G. 1109 et 1170).

Privilégiés. — 4 ecclésiastiques, 4 laïcs. Supp. desdits privilégiés : 207 1. 12 s. (L. 2083).

Biens ecclésiastiques en 1790. — 1° Prieuré et cure de Jalognes : maison curiale non estimée, 3 arpents de parc : 80 1., une boisselée de jardin : 15 1., 8 arpents de terre : 140 1., pré : 150 L, 3/4 d'arpent de vigne : 18 L, dîme de chanvre: 60 L, dîmes novales : 200 1., rentes actives: 282 boisseaux pesant 36 1. le boisseau : 465 1. ; total : 1.1281. Nota: le prieur possède en outre divers biens estimés en tout 284 1. ; 2° le prieuré de Pesselières: 601 1. ; 3° la Chantre rie: une chapelle non estimée ; 4° la cure d'Azy : 63 1. ; 5° la cure de Groises : 132 1. ; 6° la cure de Sancerre : 30 1. ; 7° l'hôpital de Veaugues : 55 1. ; 8° l'hôpital de Sancerre : 140 1. ; 9° le chapitre de Bourges : 260 1. ; 10° l'abbaye de Saint-Satur : 260 1. ; 11° les religieuses de la Miséricorde de Sancerre : 1.020 1. Nota : les dames de la Miséricorde sont tenues aux grosses et menues réparations du chœur de l'église, fourniture de linge et ornements ; de plus, un « gros » de blé dû à la cure de Jalognes qui consiste en 48 boisseaux

1. C'était également l'avis de l'auteur anonyme d'un mémoire adressé à l'Assemblée provinciale du Berri à la fin du xvme siècle (C. 1319).

JALOGNES 159

froment, AS boisseaux méteil, 60 boisseaux marsèche ou orge, 84 boisseaux avoine, mesure de 36 1. (G. 583bis).

Cure.— Revenu inférieur à 1.200 1. en 1791. Patron en 1772 : l'abbaye de Saint-Satur.

Sources a consulter. — Description de la paroisse en 1755-1756 dans G. 318 ; titres de la justice de Jalognes, B. 3435-3437 ; Frémont, II, 362.

(Ms. origin. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)

Assemblée électorale, le 1er mars, devant la principale porte de l'église, sous la présidence de François Hodeau d'Astilly, avocat en parlement, bailli de la justice de Jalognes, baronnie de Pesselières et dépendances.

Population. — 90 feux.

Comparants. — Pierre Chenu, syndic, Michel Chenu, procureur fabricien, François-Louis Pelle, fermier, Michel Berthelet, François Raffestin, Silvain Garrault, François Turpin, Jean Pointard, Etienne Merlin, Jean Verrière, Charles Rozay, François Rabouine, Romble Pouillot, Claude Robineau, Jacques Charlon, Jean Thomasson, Jean Bedu, Jacques Siguret, Antoine Fremion, Jean Bellin, Antoine Beaubois, Jean Chollet, Jacques Githon, Jean Neveux, Louis Vernoy, François Cazin, Pierre Lantuas, Barthélémy Githon, Etienne Gherrier, François Ghertier, Jean Ghertier, Jean Berthellet, François Guillaudeau, Etienne Salmon, Nicolas Moreux, François Bernon, Romble Bellin, Jean Girault, Jacques Noël, François Bezé, Pierre Ferrand, Philippe Planchon, Silvain Moreux, François Gherrier, François Bernon, Pierre Bernon, Vrain Guidon, François Raffestin, Paul Raffestin, François Petit, Guillaume Migeon, François Charlon, François Lamellot, Jean Fontaine, Jean Duique, Etienne Thuault, François Naudin, François Cherrier, Jean Auchère, laboureurs et manœuvres.

Députés. — Michel Berthelet et Jean Pointard.

14 signatures, y compris celle du Président.

(Ms. original signé. Paraphe de Hodeau d'Astilly, bailli de l'endroit. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37. Cahier à rapprocher de celui de Feux, bien que le texte soit différent.)

Cahier de plaintes et remontrances des habitants de la paroisse de Jalognes, bailliage de Bourges en Berry.

Nous tous les habitants de la paroisse de Jalognes, animés du patriotisme le plus pur et désirant de voir

combler le bonheur et la gloire de notre auguste monarque, donnant volontiers les mains à tous les moyens efficaces et constitutionnels de payer les dettes de l'État et assurer les finances sur un pied respectable à nos voisins, nous confiants qu'on en préviendra pour la suite l'altération, nous nous interdisons de revenir sur ce qui les a dérangées jusqu'à ce jour ; profitant de la liberté que Sa Majesté nous a donnée avec cette bonté paternelle qui fait le plus bel apanage de sa couronne, nous osons appeler à notre décharge :

1° La contribution proportionnelle à la nôtre des deux ordres privilégiés, offerte par la plupart d'eux que nous acceptons et requérons.

2° La suppression des aides, entrées, douanes et péages.

3° La diminution du sel, de façon cependant à obvier à la disette et au monopole qui pourraient suivre un commerce trop libre dans les provinces éioignées des salines et de façon à remédier aux abus de la distribution actuelle.

4° La réduction de tous les impôts en un seul ou deux tout au plus qui, simples dans leur perception, justes dans leur répartition et circonscrits dans chaque paroisse, feraient face à tout sans grever personne 1.

5° La réunion de quelques bénéfices simples aux fabriques pour suffire aux besoins et réparations des nefs des églises paroissiales, cimetières et presbytères, charges qui, se renouvelant de jour à autre, peuvent être évaluées au dixième des autres impositions.

Nous espérons que ces cinq moyens prudemment employés et de la manière à écarter tout arbitraire ne surchargeraient aucune classe de l'Etat et soulageraient la dernière qui en a le plus pressant besoin.

[6°] Nous nous permettons aussi de demander que la réforme déjà ordonnée pour rapprocher la justice des justiciables ait lieu, ce qui avec le nouveau code projeté la rendrait plus prompte et moins coûteuse.

1. Cette question des impositions revient souvent dans les cahiers. Elle préoccupait, en effet, à cette époque tous les esprits. Voir à ce sujet les discussions contenues dans les Procès-verbaux des séances de l'assemblée provinciale de Berri et aux Archives du Cher, sous la cote G. 1319, un curieux mémoire non daté mais probablement de 1784 ou de 1785 et signé Lejf.une.

JALOGNES 1<)1

s'il n'esl pas possible d'avoir des officiers de justice dans les petites paroisses, comme serait la nôtre, nous souhaiterions d'y avoir une espèce de tribunal pour les cas de police et justice qui demandent célérité et ménagement tels que les scellés, les inventaires, les tutelles et encans des mineurs pauvres ainsi que les moindres délits. Ce tribunal exercerait ses fonctions gratuitement et pour cela serait composé des curé, seigneur ou leurs fermiers, syndic et procureurs-fabriciens ; le marguillier pourrait en être le greffier ; on fixerait les bornes de l'autorité de ce tribunal de façon cependant que par de légères amendes il pût faire respecter les lois, car, dans l'état de l'éloignement des juges telle partie de l'administration est négligée ou ruine[use à] ceux qui la requièrent. On remédierait aussi à la nécessité ruineuse pour les pauvres de recourir aux huissiers-priseurs.

[7°] Nous déplorons aussi la mauvaise éducation de la jeunesse dans les villes, ce qui nous est très coûteux sans aucun avantage ou nous force à garder nos enfants chez nous dans l'ignorance.

Ce sont là les doléances et demandes que nous a dictées l'amour du bon ordre, l'esprit de paix et le zèle ardent pour le bonheur de notre France. Nous les soumettons absolument pour la discussion aux lumières plus pénétrantes que les nôtres et pour les décisions à l'autorité' souveraine de notre bon Roi et des États généraux.

Chenu, syndic, Pellet, Berthelet, Poulliot, Turpin, Fremion, Garraut, Bedu, Verrière, Labonne (?), Thomasson, Pointard, Germain.

Le présent cahier des doléances de la paroisse de Jalognes, contenant quatre pages compris la présente, a par nous, François Hodeau d'Astilly, avocat en Parlement, bailli de Jalognes, coté et paraphé ne varietur par première et dernière, le premier mars mil sept cent

<iuatre-vingt-neuf.

Hodeau d'Astilly.

JUSSY-LE-CHAUDRIER

Identification. — Cher, arr. Sancerre, con Sancergues. Général, de Bourges, élect. et grenier à sel de La Charité.

Population. — En fructidor an II : 500 habitants (L. 457) ; aujourd'hui : 1.156. Mouvement en 1788: N. 29, M. 3, D. 39 (G. 163).

Plumitif pour 1789. — M. le commandeur des Bordes. 108 feux. Les terres y sont au tiers froment et d'un tiers méteil et seigle et produisent beaucoup ; il y a quantité de gros foins, la nourriture pour l'aumail est bonne ainsi que des porcs. Les manœuvres travaillent aux bois. 14 1. 8 s. 10 d. par feu pour le principal. Taillables : 15 laboureurs dont 10 de 33 1. 5 s. à 48 1. 5 s., 5 de 13 1. à 27 1. 15 s. et 93 manœuvres dont 2 de 156 1. 15 s. à 220 1. 15 s., 2 de 34 1. 5 s. à 73 1. 15 s., 2 de 26 1. 5 s. à 28 1. 5 s., 21 de 10 1. 5 s. à 21 1. 10 s. et 66 au-dessous de 10 1. Froments, méteils et seigles année commune. Les orges bons ainsi que les avoines, les foins bons et abondants, les chènevières bonnes ; abondance de fruits ; point de glands (G. 1109) K

1. L'état agricole de cette paroisse peut être complété par les renseignements suivants tirés du tarif de 1777 :

NATURE

DES BIENS

LEUR PRIX COMMUN résultant de leur qualité

bon I médiocre mauvais

GRAINS

ET AUTRES DENRÉES

leur mesure

leur poids

leur prix commun

Froment

Seigle

Marsèche

Avoine

boisseau

Arpent de

pré

Boisselée de

jardin et de

chènevière Boisselée de

terre

Arpent de

bois

« Cette paroisse est arrosée par la rivière de Vauvise ainsi que celle

de Sancergues. Elle contient le meilleur et le plus mauvais terrain du pays; les cantons d'Eculé et de Limousin produisent de très beaux froments et celui des Usages produit à peine du seigle médiocre, excepté un certain nombre de boisselées qui sont proches les maisons et qui peu à peu ont été améliorées. La plus grande partie du terrain de Limousin est possédée par le commandeur des Bordes. Les mêmes observations sur les prés de la Vauvise faites sur l'état de Sancergues peuvent être appliquées à cette paroisse ; à moins qu'on ne travaille à contenir cette rivière dans son lit, ces deux paroisses ne peuvent espérer aucun changement favorable » (C. 259, Rôles des vingtièmes, 1777).

J U SSY-L B-C H AUDR] E R 1 03

Impositions pour 1780. — Taille, 1.560 1. ; acccss., 8.37 1. ; capital 868 1.; au total : 3.265 1. Vingtièmes, 510 1. 8 s. (G. 1109 et 1170).

Privilégias. — Le sieur de Lasterie du Saillan, commandeur de Malte, Gerberon, curé de la paroisse, les archidiacres de Sancergues, le sieur de La Briffe, le sieur Dcchamp. Supp. desd. privilégiés : 224 1. 13 s. (L. 2083).

Biens ecclésiastiques en 1790. — 1° La commanderie de Malte: ('). L32 1.; charges : 220 1. payées par an au curé ; 2° la cure de Jussy : maison curiale, 60 boisselées de terre, 2 prés, 4 hommées de vigne, dîmes novales, 85 boisseaux de blé comme fondations, le tout estimé 600 1., reçoit 220 1. de la Commanderie ; total : 820 1. ; 3° la cure de Saint-Martin-des-Champs : 18 1. (Gp. 2675).

Cure. — Revenu inférieur à 1.200 1. en 1791. Patron en 1772: l'archevêque.

Sources a consulter. — Frémont, II, 391.

2° PROCÈS-VERBAL D'ASSEMBLÉE (Ms. origin. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)

Assemblée électorale, le 1er mars, au lieu ordinaire des assemblées, sous la présidence de Louis Gerberon, curé de la paroisse1.

Population. — 80 feux.

Comparants. — Jacques Planchard, syndic de la paroisse, Pierre Martin, Pierre Jaurandon, Jean Perfaur, Jean Mulon, Mathias Gangné, Jacques Thomas, Louis Boussac, Pierre Moreux, Jean Daumin et autres.

Députés. — Grégoire Vimon et Germain Noël.

7 signatures, y compris celle du Président.

(Ms. original signé. Paraphe de Gerberon. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)

Cahier des représentations, plaintes et doléances de la paroisse de Jussy-le-Chaudriet\

1° Que le clergé et la noblesse contribuent ainsi que les

1. Louis Gerberon était né en 1739; il avait été nommé curé de Jussy-le- Chaudrier en 1773. Pendant la Révolution, il refusa le serment, fut déporté et mourut en 1794 (abbé Caillaud, Martyrs du dioc. de Bourges, p. 119).

roturiers, chacun à proportion de ses facultés, à toutes les charges de l'État, à la construction et entretien des grandes routes, puisqu'elles sont utiles à tous.

2° Que l'impôt territorial ait lieu.

3° Que l'édit du Roi, du mois de mai 1788, concernant l'administration de la justice, soit exécuté suivant sa forme et teneur.

4° Que les appositions de scellés, inventaires, discussions d'effets et autres choses semblables se font à trop grands frais, que les jurés-priseurs, de très récente institution, en font d'excessifs et ruineux pour les pupilles et que toutes les opérations se fassent gratis pour les pauvres.

5° Que le sel, ce dont si gratuit de la Providence et si nécessaire, est monté à un prix si excessif que les pauvres ne peuvent s'en procurer.

Planchard, syndic, Martin, Thomas, Moreux, Leclaire, Jorandon et Gerberon, curé de Jussy.

lapan

Identification. — Cher, arr. Bourges, con Levet, Général., élect. et grenier à sel de Bourges.

Population. — En 1793 : 280 habitants (L. 175) ; aujourd'hui : 229. Mouvement en 1787 : N. 20, M. 9, D. 18 (G. 156).

Plumitif pour 1789. — Le Roi. 39 feux. Blés et bestiaux. 6 1. 13 s. par feu pour le principal. Taillables : 6 laboureurs dont 1 de 351., 2 de 20 à 30 1., 3 de 10 à 20 1., et 33 manoeuvres dont 3 de 10 à 201. et 33 (sic) au-dessous de 10 1. Bonne récolte pour l'année (C. 1109).

Impositions pour 1789. — Taille, 260 1. ; access., 1401. ; capitat., 145 1. ; au total : 545 1. Vingtièmes, 261 1. 9 s. (G. 1109 et 1170).

Privilégiés. — 2 ecclésiastiques, 3 laïcs. Suppl. desdits privilégiés : 46 1. 8 s. (L. 2083).

Biens ecclésiastiques en 1790. — 1° La cure de Lapan : presby-

lapan L65

tère, jardin. 15 boisselccs do terre, 2 en friche, 5 arpents de pré, grosse et menues dîmes anciennes de 192 boisseaux, dîmes novales, 300 boisseaux, le tout estimé 540 1. Les charges consistent en une fondation de messe à acquitter tous les ans dont l'émolument est de 12 1. par an. Rentes en blé dues par le chapitre du Château, 42 boisseaux froment, i2 de seigle et 89 de marsèche : 192 1. 15 s., pentes en argent : 40 1. ; total : 772 1. 15 s. ; 2° la fabrique de Lapan : 15 boisselées de terre et un pré d'un demi-arpent : 15 1. ; 3° le chapitre du Château : 190 1. 10 s., déduites les charges (C. 583bis).

Cure. — Revenu inférieur à 1.200 1. en 1791 (L. 75, f° 49). Patron en 1772 : l'archevêque.

Sources a consulter. — Henri Bailly, Canton de Levet, p. 23 ; Frémont, II, 254.

(Ms. origin. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)

Assemblée électorale, le 1er mars, en l'auditoire du lieu, sous la présidence de Jacques Jouve, curé de Lapan.

Population. — 32 feux.

Comparants. — Jean Pijat, Pichon, dit Silvain Pichon, Antoine Pichon, syndic, Denis Michel, maçon, Pierre Simon, « chanvreu », Michel Fougereau, laboureur, Jean Pichon, meunier, Etienne Chomeau, journalier, Etienne Forgereau, laboureur, Etienne Lemoine, tisserand, Jean Lecêtre, laboureur, Jean Vinçon, laboureur, Silvain Pichon, meunier, Léonard Barachet, laboureur, Etienne Salaut, manœuvre, Vincent Ragon, laboureur, Thomas Desroche, laboureur, François Desroche, laboureur, Edme Bizet, manœuvre, Jean Pigeât, garde des bois de monsieur de Bonnault, seigneur d'Houet, Charles Ragon.

Députés. — Jean Pichon et Michel Forgereau. 3 signatures, y compris celle du Président.

(Ms. original signé, mais non paraphé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)

Le titre manque par suite du mauvais état du cahier.

[1°] Les paroissiens de Lapan, comme ceux des autres églises, se plaignent beaucoup de l'impôt du sel et du vin,

désirent que les commis et les gabelous cessent de l'être, que le sel et vin deviennent francs et libres.

2° Que leur territoire est si stérile, si ingrat qu'à peine peut-il suffire pour payer les dîmes et le terrage et satisfaire aux autres impôts.

3° Que les seigneurs' afferment leurs biens à des fermiers qui sous-afferment à d'autres, ce qui fait que les habitants sont obligés d'acheter trop cher ; c'est pourquoi les habitants, surtout les plus pauvres, désirent qu'il leur soit défendu de faire valoir leurs biens et fonds par d'autres que par leur propres laboureurs l.

4° Que les seigneurs font vendre leurs bois par leurs gardes, qui les vendent ensuite à des commerçants qui les revendent trop cher, ce qui fait que les pauvres gens n'en peuvent pas acheter.

5° Que la plupart des preneurs de tabac sont si pauvres qu'ils ne peuvent s'en procurer au prix qu'il est, ce qui leur cause bien des infirmités.

Enfin, la paroisse entière joint ses vœux, désirs et souhaits à ceux de toute la province ainsi que toutes ses doléances, plaintes et remontrances.

Silvain Pichon, Jean Pijat, Jouve, curé de Lapan.

Au verso du feuillet figure un autre article dont le mauvais état du cahier ne permet de lire que le passage suivant :

tutelle et curatelle des

plus, plus des corvées seigneuriales à raison de 12 par laboureur, qui est plus que la taille, vexation dont ils souhaitent que le Roi les décharge 2.

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