MÉRY-ÈS-BOIS M
Privilégiés. — 7 ecclésiastiques, 4 laïcs. Supp. desd. privilégies : 336 1. 1G s., plus 44 1. 7 s. 9 d. pour les chemins (L. 2083).
Biens ecclésiastiques en 1790. — 1° La cure: maison curiale : :!() I., 1 arpent 1/2 de jardin : 10 1., 2 apents 1/2 de pré: 65 1., dîmes anciennes <'t novales : 500 1., rentes actives en grains : 1353 1. ; au total : 958 1. ; 2° chapitre Saint-Étienne de Bourges : 1.431 1. ; 3° l'archevêque : 3.510 1. ; 4° abbaye de Lorois : 5.622 1. ; 5° les Bénédictins <l<> Bourges : 1.200 1. ; 6° la cure de Presly : 6 1. ; 7° la cure de Saint-Balais : 92 1. ; 8° la fabrique de Méry-ès-Bois : 3 arpents 1/2 : 110 1., partie de dime : 72 1., rentes actives: 66 1.; total: 248 1., charges : 90 1. (G. 383bis).
Cure. — Revenu inférieur à 1.200 1. en 1791 (L. 849, f° 9™). Patron en 1772 : l'abbaye de Saint-Sulpice.
Sources a consulter. — Frémont, II, 332.
2° PROCÈS-VERBAL D'ASSEMBLÉE (Ms. origin. signé. Arch. du Cher, titres incend., 1. 37.)
Assemblée électorale, le 8 mars, au lieu où se tiennent ordinairement les assemblées, sous la présidence d'Etienne Joffard, procureur en la prévôté et justice de Méry-ès-Bois, y demeurant.
Population. — 128 feux.
Comparants. — Claude Fournier, Jacques Lavigne, Michel Etori, Pierre Tavernier, Jean Robin, Luc Milhet, Louis Bureau, Pierre Bouquin, Simon Millet, Gabriel Guillon, François Renault, Jean Bouquin, Etienne Barré, Pierre Velluet, Silvain Bodon, Silvain' Brault, Jean Lâne, Etienne Fournier, Silvain Millet, Jean Joannet, Louis Diot, Jean Larchevèque, Pierre Berthon, François Joffard, Pierre Clément, Silvain Grelet, Silvain Chicault.
Député. — Jean-Baptiste Joffard.
1 1 signatures, y compris celle du Président.
3° CAHIER DE DOLÉANCES (Ms. origin. signé. Paraphe de Joffard. Arch. du Cher, titres incend. ,
Cn/iicr de doléances, plaintes et remontrances des habitants de la paroisse de Méry-ès-Bois.
1° Tandis que notre bon Roi nous accorde dans ce moment la permission de représenter les besoins de l'État t\ le bien de tous et de chacun de ses sujets, nous dit-
habitants remontrons qu'il serait nécessaire que toutes les provinces de ce royaume fussent gouvernées par des États, à l'instar de ceux de la province du Dauphiné et autres semblables. Étant tous sujets de Sa Majesté, il ne devrait point y avoir différentes administrations. Cette province du Berry étant mise à l'instar de celle du Dauphiné, alors l'Administration provinciale deviendrait absolument inutile et devrait conséquemment être supprimée, une dépense de moins.
2° L'impôt sur le sel est de tous le plus onéreux ; lesdits habitants se récrient contre. Combien de personnes mangent la mauvaise nourriture qu'elles ont sans sel ! que cela est dur pour elles ! quel avantage plus grand et plus à désirer que la diminution de cet affreux impôt î II y a une manière la plus aisée pour y parvenir, c'est de réformer le nombre infini de personnes inutilement occupées dans la gabelle qui absorbent tout le produit de cet impôt.
Une réforme dans les aides ne serait pas moins intéressante ; la multitude des employés dans cette partie sont pour ainsi dire les receveurs des droits qu'ils perçoivent. Quelle consolation pour nous, pauvres habitants dénués de toutes ressources ! Les récoltes de cette paroisse sont toujours très peu abondantes, le terrain étant de la plus mauvaise nature, n'y ayant aucun commerce ni pour ainsi dire de profit de bestiaux en cette dite paroisse. Si le sel était taxé à un juste prix, les pâturages ne permettant point d'engraisser, on se servirait du sel pour engraisser le peu de bestiaux que l'on élève ; quel avantage !
3° Un nouveau code pour le civil et criminel. La longue procédure actuelle1 est très préjudiciable aux pauvres plaideurs et souvent les ruine ; et, pour soulager les pauvres malheureux plaideurs, il conviendrait qu'il soit établi de grands bailliages jugeant en dernier ressort jusqu'à concurrence de douze mille livres. Combien voit-on de personnes pauvres à qui on suscite des procès injuste-
1. Comme longueur de procès, je citerai un débat entre le seigneur de Sancergues et les habitants au sujet de la perception d'une mesure de froment, lequel, porté devant la juridiction du comté de Sancerre en 1776, ne fut tranché qu'en juillet 1782 par le Parlement (Arch. du Cher, E. 69).