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mont et sont dépouillées de ce qui leur appartient légitimement, n'ayant pas assez de fortune pour suivre leur procès dans les cours de parlement où elles sont intimées par leur adversaire. Ces grands bailliages devraient aussi juger en dernier ressort au criminel.
i Quant aux vingtièmes, la répartition est la plus injuste ; il semble que cette imposition a été établie uniquement pour celui qui possède le moins. L'abus qui s'est conservé jusqu'à ce jour doit sûrement être réformé en faisant payer cette imposition proportionnellement aux revenus de chaque propriétaire indistinctement. Le vrai moyen d'y parvenir est l'impôt territorial qui tiendrait lieu de toutes impositions sous quelque dénomination qu'elles soient et puissent être, l'injustice cesserait, et pous tous autres droits qui se perçoivent.
5° La suppression du Bureau des finances est très intéressante comme étant à charge à l'État par la somme considérable qui se paie à MM. les trésoriers1. Cet somme peut former celle de 2
0° La suppression du casuel étant onéreuse, lesdits habitants la désirent. Il serait à propos de réunir des bénéfices aux cures pour leur faire un revenu plus honnête ; car, enfin, MM. les curés, surtout ceux des campagnes, peuvent-ils soulager les pauvres indigents? Non, il leur est impossible, la modique pension de sept cents livres qui leur est accordée n'est pas même suffisante pour subvenir à leurs plus urgents besoins. Le casuel est-il dû deux fois? quoique non, cependant il est acquitté deux fois ; la dîme une fois payée, les habitants ne le devraient plus; ils le paient néanmoins à leurs curés comme pour
1. Les ofliciers du Bureau des finances de la généralité de Bourges touchaient 43.982 1. 2 s. 6 d. de gages. Mais à ces gages, dits d'ancienne création, il fallait ajouter ceux qui leur avaient été attribués à une époque plus Récente par divers édits royaux en raison des sommes qu'ils avaient dû rerser au Trésor royal pour leurs offices. Ces nouveaux gages comprenaient
nme de 0.344 1. 12 s. (rachat et création de divers offices,), celle de
I ■■'■'<■ I. 15 s. 9 d. (gages créés par l'édit de décembre 1743), celle de 1.255 1.
d. (gages créés par l'édit d'août 1758), enfin, celle de 6.2301. I b. (g
- par l'édit de février 1770). Les officiers du Bureau des finances étaient
au nombre de 30, compris dans ce chiffre les avocats, procureur el greffier
(Arch. du Cher, c. 170, État des Finance* de l" généralité de Bourges pour