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également, pour ce qui concerne la série L, ou m'abstenir de mentionner ou indiquer comme provisoire le numéro des liasses où j'ai fait des emprunts. Ici l'inconvénient est moindre, car il s'agit le plus souvent de registres de délibérations ou d'arrêtés administratifs. La date du document permet sa recherche et sa découverte rapide, même en l'absence du numéro de cote*. Quant aux documents empruntés aux séries G (clergé séculier) et H (clergé régulier), ils sont accompagnés ou non d'un numéro, selon qu'ils appartiennent ou non à la partie de ces séries dont l'inventaire estachevé.
Le fonds des archives départementales étant principalement composé des pièces fournies par les Directoires de district et par les municipalités, il s'ensuit que tous les documents d'origine communale y doivent être centralisés ; les minutes seules ou les copies pourraient se rencontrer dans les archives des communes. En fait, celles-ci ne les ont même pas, dans la plupart des cas. C'est du moins ce qui résulte de l'enquête faite, sur ma demande, auprès des secrétaires de mairie, par l'intermédiaire du Comité départemental. Les quelques inventaires communaux qu'il a été possible de réunir par ce procédé sont, à cet égard, probants. Une enquête particulière faite à Villefranche, qui fut le siège d'une administration de district, n'a pas donné plus de
(1) La répartition des documents entre la série Q et la série L comporte nécessairement une part d'arbitraire. H est dilTicilo, par exemple, de ne pas laisser dans la série L les délibérations et les décisions des districts ou du département concernant les biens nationaux. Elles ne peuvent pas logiquement, ni souvent matériellement, être distraites des autres délibérations. D'une manière générale, il est toujours délicat, parfois impossible de séparer l'administration des biens nationaux de l'ensemble des faits administratifs de la Révolution. Si la création de la série Q a été décidée dans le classement des archives, c'est parce que « l'Empire ayant continué les adjudications commencées sous Louis XVJ il y a, dit la circulaire de 1874, impossibilité de couper en deux les dossiers d'une même opération. » En fait, l'opération des ventes sous l'Empire a un caractère si différent des précédentes, que l'inconvénient eût été faible. Et la présence des dossiers de la vente sous l'Empire au milieu des autres papiers des préfectures eût peut-être permis d'en comprendre mieux la valeur et le sens. Dans ces conditions, la série spéciale de la vente des biens nationaux détruit l'intégrité des fonds sans compensation sensible. Elle faciliterait le travail des historiens, si elle contenait nécessairement tous les documents concernant les biens nationaux. Comme, en fait, il faut toujours recourir à la série L, le travail reste aussi compliqué que si elle n'existait pas. Et, promettant plus qu'elle ne peut donner, la série Q risque de tromper les travailleurs qui, la croyant complète, se dispe>nseraient de voir le reste des fonds révolutionnaires.
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résultats. C'est donc, selon toute probabilité, aux archives départementales du Rhône que tous les papiers communaux relatifs aux ventes des biens nationaux sont réunis. Les lacunes des fonds sont dues, non à ce fait que les communes seraient restées en possession d'une partie des documents, mais à des négligences qu'on sait avoir été, jadis, fréquentes, ou peut-être à des destructions volontaires : il n'est pas invraisemblable de supposer que certains, soucieux, sous la Restauration, deprouver qu'ils avaient gardé à la monarchie une fidélité sans défaillance, ont supprimé les documents qui auraient autorisé le public à en douter.
Un seul dépôt d'Archives communales, celui de Lyon, est, sinon riche en documents relatifs à la vente, au moins utile à consulter. La série N^ (Biens nationaux) fournit des inventaires dont le double ne se retrouve pas toujours au département. Les séries P* (Culte catholique) et R* (Instruction publique) m'ont fourni des inventaires de biens du clergé et des collèges. Les délibérations des corps municipaux de la commune de Lyon, souvent intéressantes pour l'histoire des ventes, sont publiées par le service des Archives municipales sous ce titre : Procès-verbaux des corps municipaux de la ville de Lyon (1787-an VIII); leur collection comprend déjà 5 volumes dont le dernier s'arrête à thermidor an II. C'est à cette publication que je renvoie chaque fois qu'une délibération lyonnaise est citée ou analysée.
Enfin, les Archives nationales, série Q*, possèdent une collection, très incomplète, il est vrai, des inventaires des biens ecclésiastiques et des états de biens soumissionnés par les communes. J'ai pu, parfois, à l'aide des pièces contenues dans les cartons 132 à 141 (Rhône-et-Loire), suppléer aux lacunes des Archives départementales.
Il ne pouvait être question que de faire un choix dans la masse très abondante de ces documents. La règle suivie a été de donner seulement, et sous la forme la plus brève, les documents qui font connaître l'état des biens nationalisés et les opérations de la vente. On trouvera, en tête de chaque subdivision de ce livre, une courte note indiquant l'origine des documents et la manière dont on les a utilisés. Il suffit de dire ici que tous les documents actuellement accessibles ont été vus. Si des sacrifices parfois importants ont été faits — combien, pour ne citer que cet exemple, de délibérations