ALPES MARITIMES
Pabis, 12 septembre. — A M. P. Baragnon, commissairt extraordinaire à Nice. — Lea ambassadeurs no peuvent connaître les préfets, et noua nous étonnons de votre démarche prèa de M. de Malaret, avec qui vous n'avez pas qualité pour communiquer. Je vous recommande de considérer que
vous n'avez de pleins pouvoirs que sur les fonctionnaires de l'ordre administratif1.
Tours, 15 octobre. — Au préfet. — Je ne comprends pas que vous me posiez la question contenue dans votre dépêche. Auriez-vous oublié les horreurs du siège de Strasbourg, la dévastation systématique de plus de vingt de nos départements et l'humiliation profonde que la France et tous ses enfants éprouvent à sentir le Prussien chez nous? Non, pas de Prussiens, cet hiver. Donc agissez en conséquence.
31 octobre. — Auprêfet. — Invitez M. Haussmann à s'éloigner du territoire de la République. Faites-lui comprendre que sa présence dans les circonstances actuelles offre de grands inconvénients et que, s'il ne quitte pas volontairement la France, vous vous verrez contraint de l'expulser par arrêté.