‹ Dépêches, circulaires, décrets, proclamations et discours de Léon GambettaChapitre 134 sur 208 · AUBE · texte numérisé non relu

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Paris, 5 septembre. — Aux membres de la commission municipale de Troyes. — Le Gouvernement tiendra compte de votre vomi. Je vous félicite de votre patriotique initiative.

Paris, 5 septembre 1870. — Faites couper les ponts à tout prix, malgré la résistance des misérables qui veulent livrer la France à l'étranger.

Paris, 8 septembre. — AM.Lignier-Pongy, préfet. — Agissez énergiquement dans l'esprit de la circulaire diplomatique d'hier pour avoir une vraie paix. Inspirez le plus ardent patriotisme. Tenez votre monde en baleine. Le ministre de la guerre enverra des ordres à bref délai. Félicitations pour vota e céléi ité.

ipterabre. — Agissez énergiquement à tout prix. Faites sautei les ponts. La faiblesse de l'administration serait un encouragement à la lâcheté de certains habitants.

15 septembre. — Je vous prie de donner les ordres nécessaires pour que l'autorité militaire obtienne le concours le plus entier de L'administration, à l'elfet d'exécuter trois ouvrages nécessaires à la défense du pays. Au sujet des gués dont l'existence von- parait rendre inutile la destruction des ponts, je crois devoir vous faire observer que, dans la saison actuelle, les gués existant aujourd'hui peuvent disparaître demain. Et que d'ailleurs ces gués ne sont pas

longtemps praticables aux lourdes voitures d'artillerie. Je vous invite donc à prêter le concours le plus entier à l'autorité militaire en ce qui concerne tous ouvrages utiles à la défense.

Tours, 25 octobre 1870. — An préfet. — On demande souvent instructions relatives à la destruction des ponts et ouvrages d'art sur les routes et chemins de fer. Après avoir pris avis du génie, je dois faire savoir d'une manière générale qu'on abuse un peu de la destruction des ponts. On arrête assez peu par là la marche de l'ennemi et on se prépare à soi-même de grandes difficultés. La décision à prendre ne doit être laissée uniquement qu'à l'autorité militaire locale.

29 octobre. — La délibération du conseil général de l'Aube, qui a voté un emprunt de 900,000 francs pour la Défense nationale, est approuvée.

7 novembre 1870. — Ce n'est pas sans motif et sans avoir délibéré que le Gouvernement a décidé qu'il ne devrait plus y avoir de différence entre villes ouvertes et villes fermées au point de vue de la résistance. C'est une guerre à outrance que nous faisons aujourd'hui, et depuis Paris jusqu'au dernier des villages il faut que cette résistance soit réelle et efficace. En conséquence je ne puis admettre que les conseils municipaux de Troyes et de Brienne aient pris une délibération pour déclarer leur résistance impossible ou inutile. Ce n'est pas aux conseils municipaux qu'il appartient de statuer sur une pareille question. C'est aux comités militaires, et votre devoir à tous consiste à faire exécuter les décisions du comité militaire. Je vous prie donc de dissoudre immédiatement par arrêté fortement motivé les deux conseils municipaux de Troyes et de Brienne. Si vous ne le faites point, je serai obligé de flétrir ces deux conseils municipaux au Moniteur et de les dissoudre.

18 novembre. — Restez le plus longtemps possible au milieu de vos populations et soutenez leur moral; et si vous pouvez pénétrer sur un point de votre territoire, cherchez à vous y montrer. Les fonctionnaires de la République doivent tenir à honneur de durer devant l'ennemi.

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