COTES-DU-NORD
0 décembre. — A préfet. — Vous avez dû comprendre l'impression pénible que j'ai éprouvée en lisant les diverses délibérations et avis de votre conseil général l. J'attends voire rapport, pour statuer; je suis d'ailleurs surpris que vous ayez convoqué ce conseil sans m'avertir.
.]<• vous auiais dit, si vous aviez pris la peine de me prévenir, que ses délibérations ne pouvaient et ne devaient porter que sur une question unique : celle de voter les fonds nécessaires à la défense. Vous auriez évité une excursion sur le domaine de la politique, laquelle ne prouve à mes yeux qu'une chose : à savoir, que vous n'avez pas su dominer les résistances locales et inspirer à tous le respect des nécessités de la Défense nationale. Je n'en suis d'ailleurs nullement étonné.
l . M. Viel-Dubourg avait informé M. G-lais-Bizoin que In conseil général des C6tet-du-Nord avait refusé île voter la somme demandée par le préfet pour la confection il.- canons.
J'ai fait le relevé des dépêches qui vous ont été adressées en réponse aux vôtres, elles sont fort peu nombreuses,; vous ne m'avez pas consulté bien souvent. Je regrette que vous n'ayez pas cru devoir, à l'imitation de vos collègues, entrer plus souvent en communication avec moi; je n'aurais pas été si désagréablement surpris que je l'ai été par les délibérations d'un conseil général réuni de votre propre autorité et sans avis de ma part.
1 1 janvier 1871 . — A M. Emile Littré, membre de l'Institut, Saint-Brieuc. — Je vous remercie, mon cher et illustre concitoyen, d'avoir accepté l'offre que je vous ai faite1. Je vous prie de vous rendre à Bordeaux le plus promptement possible. Les objections que vous faites valoir dans votre lettre ne sont pas insurmontables et les élèves attendent avec impatience votre enseignement si autorisé.
Rien d'important.