LOIR-ET-CHER
28 octobre 1 870. — A M. Le Canu, préfet. — Vo us savez bien que toutes les questions de presse reposent sur les questions d'intention. Tout dépend de la teneur de l'article; s'il en résulte l'intention manifeste de porter à la connaissance du
1. Une députation de Saint-Sever avait réclamé « la dictature avec cour martiale ».
public un document de l'ennemi, livrez l'auteur à la cour martiale; si au contraire c'est pour critiquer sérieusement ce document qu'il a été relaté dans l'article, abstenez-vous, mais arrangez-vous de manière que l'auteur sache que c'est là un jeu périlleux et empêchez toute manifestation analogue de se reproduire.
2 novembre 1870. — ApréfeU — Vous devez comprendre qu'après la capitulation de Metz, et les catastrophes qui fondent sur nous, le temps de la tolérance coupable est passé.
Il faut à tout prix vous entourer des hommes les plus énergiques du pays qui se déclarent prêts à vous seconder.
Ne les laissez à aucun prix se substituer à vous, dominezles, mais utilisez leur dévouement.
Où en êtes-vous dans la question des maires à remplacer?
De quelles forces pouvez-vous vraiment disposer?
De l'énergie avant tout. N'oubliez pas que vous avez tout pouvoir dans l'ordre administratif; votre département est envahi, raison de plus pour déployer hardiment toute votre vigueur en vous étayant sur la vigueur des éléments les plus solides du pays.
Réponse sur vos dispositions à cet égard.
19 décembre 1870. — Intérieur à Le Canu, préfet de Lniret-Clier, Vierzon. (Faire passer cette dépêche deReuillyà Yirrzon,s'il y a lieu, par un porteur.) — Je reçois votre dépêche, je vous prie de mettre à exécution, le plus tôt possible, votre dessein de rentrer à Blois en séjournant d'abord à Homorantin. Vous n'avez que faire ici, tandis que votre présence à Blois sera du meilleur effet, grâce à la popularité que vous vous êtes acquise, et dont il faut aujourd'hui tirer profit pour la République. Allez à Blois et annoncez-moi que vous y ttes rentré.
5 janvier 1871 . — A préfet. — Cessez de vous occuper des articles de la Liberté, vous ne pouvez pas êtes plus injurié, plus calomnié que nous le Bommestousici par les journaux de la réaction. Pour vos mobilisés, révacuez-les mm- Nevers le plus promptement possible. Montrez du zèle, de la dilide l'activité el restez un bon et loyal préfet républicain; votre conscinn-i' vous suffira.