MAYENNE
3 janvier 1871. — A M. Delattre, préfet. — Il est bien évident que la protestation de M. de Juigny2 tombe sous l'application de la loi; mais, avant de commencer des poursuites, vous devez apprécier si le retentissement donné à la protestation dans le public a été tel que les poursuites soient indispensables. Il ne serait d'ailleurs opportun de déférer l'auteur au jury que si la condamnation était certaine. Agissez donc avec prudence.
28 janvier 1871. — A préfet. — La peine de mort prononcée par la cour martiale contre l'artilleur et le boucher est commuée3. Envoyez-moi un rapport sur l'affaire afin que j'apprécie le degré de culpabilité de chacun d'eux et la pénalité qu'il convient de leur infliger.