M. Achille Delorme
Je vous prie instamment de passer une nouvelle dépêche aux préfets sur les fuyards. Faites-vous rendre compte par Je télégraphe des mesures prises dans le sens de la circulaire que vous lui avez écrite, ce qui a fait ici très hon effet ; elle a été affichée, mais il ne faut pas qu'elle reste à l'état de lettre morte.
Faites-moi savoir au juste où en est Bressolles? Comment va son organisation? Je vous dirai, à ce propos, que mon intention n'a jamais été de vous demander de me tenir au courant de toutes les mutations que vous opérez dans le personnel, surtout quand il s'agit des employés supérieurs ou suhal ternes. Mais le cas de Deshorties m'a paru un peu exceptionnel, et c'est pourquoi je vous en ai dit un mot. A-t-il accepté, oui ou non1? Cette affaire nous occupe tous les deux plus qu'il ne faudrait. Je n'ai pas besoin de vous dire qu'il n'y a nul nuage entre vous et moi, mais j'aurais autant aimé que la chose se fît en ma présence; et d'ailleurs, cessez de vous en occuper.
Que penseriez-vous du lieutenant-colonel Laperche comme chef d'état-major général de la première armée? On le ferait colonel. Tout le monde le recommande ici comme un officier des plus capables.