‹ Dépit amoureuxChapitre 32 sur 43 · VALERE, MASCARILLE · texte numérisé non relu

VALERE, MASCARILLE

VALKRE.

1E n'ay iamais trouué de iour plus ennuyeux : Le soleil semble s'estre oublié dans les Cieux, Et iusqu'au lit qui doit receuoir sa lumière, Je voy rester encore vne telle carrière, Q.ue ie croy que iamtûs il ne Tacheuera, Et que de sa lenteur mon ame enragera.

MASCARILLE

Et cet empressement pour s'en aller dans l'ombre, Pescher viste àtastons quelque sinistre encombre.... Vous voyez que Lucile entière en ses rebuts ...

VALERE

Ne me fay point icy de contes superflus.

Quand i'y deurois trouuer cent embûches mortelles,

le sens de son couroux des gesnes trop cruelles;

A MOV RE VX. 125

Et îe veux l'adoucir, ou terminer mon sort.

C'est vn point résolu.

MASCARILLE

Tapprouue ce transport :

Mais le mal est. Monsieur, qu'il faudra s'introduire En cachette.

VALERE

Fort bien.

MASCARILLE

Et i'ay peur de vous nuire.

VALERE

Et comment?

MASCARILLE

Vne toux me tourmente à mourir, Dont le bruit importun vous fera descouurir : De moment en moment.... Vous voyez le supplice.

VALERE

Ce mal te passera, prcn du ius de reglice.

MASCARILLE

te ne croy pas> Monsieur^ qu'il se veuille passer, te setois raui moy de ne vous point laisser ;

Mais i'aurois vn regret mortel, si i'estois cause Qu^il fust à mon cher maistre arriué quelque chose.

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