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sous d’autres sédiments, elles ont été fréquemment transformées en schistes, lesquels sont d'ailleurs quelquefois interstratifiés avec des grès. Ces schistes sont maintenant exposés à la surface, le fond de l'océan ayant été soulevé et les roches supérieures usées.
Quelques uns des lits de schistes dans les districts formés par des roches du Carbonifère moyen, dans le Nouveau-Brunswick, sont de ce type.
Argiles d'estuaires.—Cette classe forme un type assez important dans certains endroits. Ces dépôts d'argile ont été formés dans des bras de mer peu profondset couvrent des surfaces longues et étroites avec une tendance à la forme de bassins. Si de forts courants entrent dans l'estuaire À sa partie supérieure, le dépôt de la boue argileuse peut être empéché sauf dans les zones d’eau tranquille vers les bords de la baie. Si le courant a été faible l'argile la plus fine se rencontrera à un point, plus éloigné de l'embouchure de la rivière. Dans des cas semblables, nous pouvons prévoir une augmentation dans la grosseur des éléments, ou des séries de couches se succédan.. re qui était les bords de la baie et l'embouchure de la r. …. Pa amené les sédiments.
Les argiles d’estuaires montrent souvent des bancs sableux et sont fréquemment reliés aux marécages de la côté lesquels ont été originés par le remplissage graduel de l'estuaire, une végétation s'étant développée sur les plateaux alors formés.
Les argiles de surface à St. John, Fredericton, Bathurst, Campbellton et St. Stephen sont de ce type.
Argiles des marais et des Lacs.—Cette argile constitue une troisième catégorie de dépôts en forme de bassins, ayant été déposées dans des dépressions formées par des lacs et des marais. Ce type est très fréquent, d'étendue et d'épaisseur variables, mais caractérisé par sa forme en bassin. Ces dépôts présentent parfois des -vuches alternatives d'argile et de sable, ces derniers en lits ou lames tellement minces qu'on peut ne pas les voir, quoiqu'’ils provoquent la séparation facile des différentes couct -s d'argile. Plusieurs de ces argiles de lac sont directement ou indirectement d'origine glaciaire, ayant été déposées dans des bassins ou cre 1x le long de la couche de glace couvrant le con-
tinent, ou bien dans des vallées qui auraient été barrées par des accumulations de débris. Ce barrage en empêchant l'écoulement des eaux de la vallée a donné naissance à un lac où l'argile s'est déposée. Ces types de dépôts sont très abondants dans toutes les régions qui ont été soumises à des actions glaciaires. Ce sont généralement des dépôts de surface d'épaisseur variable plus ou moins impurs, formés d'une matière très souvent plastique. Leur emploi le plus hahituel est pour la fabrication de briques communes et de poterie; ils sont rarement réfractaires.
Argiles d'alluvions de crues et de terrasses.—Certaines rivières, surtout celles à larges vallées, sont bordées par une terrasse et même quelquefois par deux et plus, s'étendant en échelons jusqu'aux limites de la vallée. La plus basse est souvent couverte par la rivière dans la période des hautes eaux, et constitue la plaine inondée. C'est alors que beaucoup de sédiments argileux sont déposés, la succession de ces inondations donnant lieu à une argile de plaine.
Comme il y a habituellement un peu de courant dans la rivière pendant ces périodes de submersion, les parties les plus fines ne peuvent s'arrêter que dans certains points en dehors de ces courants; et en conséquence, la plupart de ces argiles de terrasses sont plutot sableuses avec ici et là quelques roches d'argile fine et plastique; elles contiennent aussi plus ou moins de matières organiques. La face intérieure des terrasses peut être recouverte par un mélange d'argile, de sable et de cailloux, lavés et éboulés des pentes voisines.
Argiles de transport ou à blocaux.—Dans la partie du Canada, anciennement couverte par le manteau glaciaire continental, on trouve parfois des dépôts d'argile formés directement par ce glacier. Ce sont habituellement des matières tena: ès et gréseuses contenant beaucoup de cailloux. Ces matériaux ainsi déposés par le glacier sont souvent trop rocheux et sableux pour servir à la fabrication des briques; ils sont connus sous le nom d’argiles à blocaux. Dans certains endroits, cependant, les matériaux ont été assez finement broyés pour rendre cette argile suffisamment plastique et ne contenant pas trop de cailloux. Ces dépôts sont d’ailleurs de peu d'étendue, impurs et sans valeur.
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