DIEPPE TER PESTE
aux dépends du fer qui peut alors être laissé à l'état de protoxyde, d'oxyde métallique ou même à l'état métallique spongieux. Si donc il y a défaut d'oxygène dans l'atmosphère intérieure du four, le protoxyde se maintient mais est rapidement transformé en péroxyde, lorsque de l'air contenant suffisamment d'oxygène est admis. Si toutefois l'oxydetion du fer n'a pas commencé avant que l'argile soit devenue assez compacte pour empécher la circulation de l'air à l'intérieur, il se forme des silicates de protoxyde de fer qui ‘ionnent à l'argile cuite des couleurs noires ou foncées.
Par conséquent, dans la cuisson des argiles ferrugineuses il est habituellement désirable que le fer soit complètement oxydé pour prévenir les acciden:s dans les dernières périodes de la cuisson. Pour en arriver là le fer doit être débarrassé du soufre ou de l'acide carbonique qui peuvent être combinés avec lui, et les autres éléments volatils ou combustibles de l'argile doivent aussi être éliminés pour permettre aux gaz oxydants de pénétrer l'argile et d'agir sur le péroxyde de fer qui peut s'y trouver.
Le sulfure de fer ou pyrite perd la moitié de son soufre à la chaleur rouge, et le reste disparait probablement vers 900°C dans une atmosphère oxydante; le carbonate de fer ou sidérite perd son acide carbonique entre 400° et 500°C. Tandis que les carbonates de magnésie et de chaux le perdent respectivement vers 500°C et entre 800° et 900°C. Les matières charbonneuses et le soufre doivent aussi être brulés avec soin. Si l'argile contient beaucoup de matières combustibles ou volatiles la calcination doit se faire doucement au-dessous de 1,000°Z. pour s'en débarrasser et pour permettre au fer d'être oxydé alors que l'argile est encore poreuse.
Après l'oxydation l'argile présentera une couleur, due au fer, plus brillante qu'à la fin de la période de déshydratation; elle sera aussi plus dure et d'un volume moindre.
On s'aperçoit que l'argile a été incomplètement oxydée par les noyaux de silicates de protoxyde noirâtres qu'on trouve dans le centre des briques après la vitrification. Ils peuvent cependant se former sans être accompagnés de gonflement, mais lorsque ce fait se produit on peut en attribuer la cause au soufre.
Les argiles à grains fins sont plus difficiles à oxyder que celles à gros grains, à cause de la petitesse de leur pores et dans ce cas on ajoute quelquefois de la poterie écrasée (grog) pour remédier à ce defaut.
Comme l'oxydation du fer dépend de la quantité d'air introduit durant la cuisson, les conditions de l'atmosphère du four ont une grande importance. S'il y a défaut d'oxygène, de façon que le fer se trouve dans la forme de protoxyde, on dit que le fer est réducteur. Si, au contraire, il y a excés d'oxygène conduisant à la formation de péroxyde, le fer est oxydant. Ces diverses conditions sont souvent utilisées par les briquetiers pour obtenir certaines teintes dans leurs produits. Ainsi par exemple, le fabricant de briques obtiendra de jolies teintes à la surface des briques en faisant suivre une période réductrice par une oxydante. Le potier réduira la teinte jaune de sa poterie blanche en refroidissant son four aussi rapidement que possible pour l'oxydation du fer.
Dans les argiles grises ou noires, le fer peut être présent comme protoxyde et péroxyde; leur proportions dans les argiles sont indiquées ci-dessous:
| Nos. sur le terrain.
41 | 4 47 | 91 | 94 | | | ST RS | 1:56 | 1:96 | 1:34 | 2.46 | 101 FE SON ESS I | 4:97 | 3:19 | 6-12 | 2:29 | 3.61 | |
41. Schistes de “Standard Drain Pipe Works” New Glasgow. 42. Schistes inférieurs, briqueterie Brook, New Glasgow 47. Schistes. Intercolonial Coal Co., Westerville.