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OXYDE DE FER: PROVENANCE DE L'OXYDE DE FER DANS LES ARGILES

L'oxyde de fer est un des élements les plus fréquents de l'argile et il + ut provenir de différents minéraux dont les plus importants sent indiqués ci-dessous:

Oxyde hydrate, limonite; oxydes, hématite, magnétite; silicates, biotites, glanconie ou sable vert, hornblende, grenat, etc., sulfures, pyrite; carbonates, siderites: su'fate, mélantérite.

Dans certains de ces minéraux tels que .es oxydes, le fer n'est combiné qu'avec l'oxygène et est ainsi mieux préparé à se combiner avec les autres éléments de l'argile lorsque la fusion commence. Dans le cas des sulfures ou des carbonates au contraire, les éléments volatils, gaz sulfuré des sulfates, et acide carbonique de la sidérite doivent d'abord etre exposés avant que le fer qu'ils contiennent puisse entrer en combinaison. Dans les silicates le fer est chimiquement combiné avec la silice et certaines bases, formant ainsi des composés complexes fusibles à de basses températures, notamment la glanconie. Quelquesuns de ces silicates sont facilement décomposés par décomposition à l'air, et l'oxyde de fer qu'ils contiennent forme sous l'action de l'eau, de la limonite généralement à un état très divisé qui provoque la coloration de l'argile.

Effet des composés du fer.—Le fer est l'agent principal de coloration des argiles naturelles ou cuites. Il agit aussi comme fondant et affecte le pouvoir d'absorption et le retrait de ces matériaux.

Action colorante de l'oxyde de fer dans l'argile crie.—Beaucoup d'argiles présentent une coloration jaune ou brune due à la présence de la limonite et une rouge due à l'hématite.

Action colorante de l'oxyde de fer dans l'argile cuîte.—Tous les minéra‘- de fer quand on les calcine se transforment en oxyde rouge ou peroxyde de fer à condition qu'une quantité suffisante d'oxygène puisse pénétrer les pores de l'argile avant sa vitrification, et alors cet oxyde entre dans la formation de silicates de compositions variées. La couleur et la profondeur qu'elle atteint dans la pâte dépendront donc des conditions suivantes: (1) la proportion de fer dans l'argile: (2) la tempé-

rature de cuisson; (3) la nature de l'oxyde de fer; (4) l'atmosphère du four.

L'argile sans oxyde de fer cuit blanc. Si elle en contient une faible proportion, soit 1 pour cent le produit peut prendre une légère teinte jaunâtre, mais avec 2 ou 3 pour cent la couleur est souvent chamois; tandis que 4 ou 5 pour cent produisent, dans plusieurs cas, une couleur rouge. Il parait cependant y avoir de nombreuses exceptions à cette règle. Ainsi, nous voyons les argiles cuisant blanches contenir de quelques centièmes à audelà de 1 pour cent d'oxyde de fer, les plus ferrugineuses en contenant davantage, que les pli: pures argiles cuisant chamois. Nous voyons aussi des argiles contenant de 4 à 5 pour cent d'oxyde de fer, soit autant que certaines argiles cuisant rouges donner à la cuisson une couleur chamois.

Ces exceptions tendraient donc à prouver que la couleur ne dépend pas seulement de la proportion de l'oxyde de fer.

L'éclat de la coloration parait être influencé par la texture, ainsi les argiles les plus sableuses peuvent être chauffées sans perdre leur couleur rouge, à une temptrature plus élevée que les plus alumineuses. Les alcalis semblent aussi diminuer l'éclat de la couleur due au fer.

Nous connaissons deux oxydes de fer connus respectivement comme protoxyde (Fe O) et peroxyde (Fex0;). Dans le premier un élément de fer est combiné à un élément d'oxygène, tandis que dans l’autre un €. er est uni à un et demi d'oxygène. Le peroxyde contient donc plus d'oxygène par rapport au fer que le protoxyde, et représente un état d'oxydation plus avancé, La limonite et l'hématite contiennent le fer à l'état de péroxyde; dans la magnétite les deux oxydes sont combinés, et dans la sidérite le protoxyde forme la base. Dans les analyses élémentaires le fer est généralement mentionné comme péroxyde sans qu'on cherche à déterminer la proportion de protoxyde, quoique s’il existait des raisons pour supposer la présence du protoxyde on devrait le déterminer. Le protoxyde passe facilement au péroxyde à moins qu'il n’y ait du carbone ou du soufre en présence, qui par leur action réductrice empêchent l'oxydation qui ne devient po ible que quand ces deux éléments ont été au préalable oxydés. De fait, ils peuvent s'oxyder quelquefois

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