RÉGULARISATION DE LA TEMPÉRATURE
Dans presque toutes : - briqueteries au Canada, on juge à l'oeil du degré de temperature auquel un produit est cuit: c'est-à-dire qu'on sait si les briques ont été cuites au rouge foncé, rouge cerise ou au blanc. Cette méthode amène des résultats bien variables, et dépend seulement de l'expérience de celui qui a charge de la cuisson.
Il peut aussi y avoir une grand différence de température entre les différentes parties du fou: u'on ne pourra apprécier à l'oeil,
La méthode de régulariser la température et d'obtenir une cuisson uniforme est relativement simple. L'une des meilleures méthodes adoptées dans l'industrie consiste dans l'emploi des cônes pyromêtriques de Seger.
Cônes de Seger.—Ces cônes sont de petites pyramides ayant pour base un triangle de un demi pouce de côté. Leur hauteur est de trois pouces.
Ces cônes d'essai sont composés d'une série de mélange d'agiles avec des fondants qui représentent une série de points de fusion, de telle sorte que chacune fondra à une température de quelques dégres plus élevés que la précédente. On les appelle ainsi parce que ce fut H. Seger, un potier allemand qui s'en servit le premier. Les matériaux qui entraient dans la composi-
tion de ces cônes étaient toujours les mêmes et consistaient en kaolin de Zettlitz lavé, de feldspath de Rorstrand, quartz de Norvège, marbre de Carrare et de protoxyde de fer pur. Le cône 1 fond à la même température qu'un alliage d'une partie de platine et de neuf parties d'or ou à 1150°C (2102°F). Le cône 20 fond à la température obtenue dans les fours à porcelaine soit à 1530°C. (2786°F). La différence de température de fusion entre deux cônes consécutifs est de 20°C. (36°F). et la série comprend 39 cônes. Le cône 36 est composé d'une ardoise arfileuse très réfractaire tandis que le cône 35 est fait de kaolin de Zettlitz, Bohème. Cramer de Berlin a obtenu une série de cônes fondant à des températures plus basses que la précédente en mélangeant de l'acide borique avec les éléments déjà mentionnés; puis des mélanges encore plus fusibles ont été obtenus par Hecht en ajoutant avec l'acide borique du plomb en quantités variables à ces cônes. Le résultat de ceci est que l'on possède maintenant une série de 61 cônes, le premier desquels fond à une température de 590°C (1094°F.) et le dernier à 1940°C. (3470°F.). A mesure que la température s'élève le cône s'amollit et quand il a atteint son point de fusion il se recourbe jusqu'à ce que son sommet vienne toucher sa base. Dans la pratique ces cônes sont d'une grande utilité quoique certaines personnes aient sans raison essayé d'en discréditer l'usage. Les fabricants de produits céramiques étrangers s'en servent couramment et l'usage de ces cônes s'introduit de plus en plus aux Etats-Unis et en Canada.
Le mode d'usage consiste à les placer en un point du four de manière que l'on puisse les observer par un orifice ménagé à cet effet, mais où ils ne subiront pas l'action directe du feu. Il est toujours mieux de placer dans le four deux ou même un plus grand nombre de cônes de numéros différents, ils agiront alors comme avertisseurs non seulement de l'approche du point de fusion, mais aussi de la rapidité avec laquelle la température s'élève dans le four. (Planche Il).
Pour déterminer le cône qu'il convient de se servir pour !a cuisson d'un produit particulier, on mett :a dans le four plusieurs cônes: comme par exemple, les nœ "08, 1 et 5. Si, ‘08, et 1 ploient pendant la cuisson, tandis que 5 n'a pas été affecté, la
1 LEE EEPMAE EN ENRENNIEENR ERERNNECEEENT en