EN US
tions sont faites sur une peau préparée par un grattage léger de l’épiderme et les cataplasmes de chlorophylle sont laissés en place perdant une heure. L’irradiation ensuite est faite avec la lampe de quartz à vapeur de mercure riche surtout en ultra-violets et la lampe Pannexol, riche en rayons rouges. La lecture des résultats est faite seize heures après et montre que :
1. L’extrait chlorophyllien appliqué sur une peau préparée s’imbibant dans les parties profondes sensibilise ces endroits vis-à-vis de l’irradiation.
2. L'application sur l’épiderme sain et normal ne donne pas lieu à une réaction positive.
3. L’agression mécanique seule ne donne pas lieu à une réaction positive.
Dans une deuxième série d’expériences Kitchevatz fait varier la concentration de la solution de chlorophylle et il constate que l'intensité de l’érythème augmente avec le taux de la concentration.
Il fait ensuite des applications isolées de rayons ultraviolets et de rayons rouges et. il constate qu’il n’y a érythème que sur les régions exposées aux rayons rougss ; il s’agit donc d’une sensibilisation aux rayons rouges.
Kitchevatz ensuite étudie les actions secondaires renforçantes de l’oxygène et de la chaleur, l'influence possible des facteurs solaires. La fréquence suivant les mois, les années.
La question de la susceptibilité du sujet est ensuite envisagée (malade à système pigmentaire labile atteint de vitiligo). | | |
mA
De tout ceci il conclut ainsi :
. L'application sur la peau d’extrait aqueux de chlorophylle (d’épinard) ainsi que l’application de la solution alcoolique de chlorophylle du commerce à des concentrations différentes et suivies de l’irradiation par les rayons rouges, donne naissance à une tache érythémateuse qui se change en pigmentation durable.
2. Cette photosensibilisation expérimentale n’exerce son action qu’à l’endroit de contact intirne de la chloro-
phylle avec les cellules de la peau.
3. L’intensité de la photosensibilisation s sur la peau humaine est augmentée par l’action de l'oxygène sous l'irradiation des rayons rouges.
4. La photosensibilité pour les rayons rouges, n’est pas passivement transmissible.
5. La dermatite bulleuse striée est une dermatite produite par l’irradiation solaire, tout particulièrement par les rayons rouges. C’est une photodermite actino-chlorophyllienne.
6. La variabilité de fréquence de la dermatite striée semble être en rapport avec l'intensité de l’irradiation solaireet suivant les années, avec la fréquence des taches
solaires.