‹ Dermatite érythémato-bulleuse: Des bains de soleil dans les présChapitre 19 sur 28 · BE · texte numérisé non relu

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la face interne de la cuisse droite lésion de 15 centimètres sur 10, irrégulièrement disposée. Cette lésion est constituée Par une série dé décollements bulleux atteignant la dimension d'un noyau de cerise, d'autres de la dimension d’une lentille. Les bulles siègent toutes sur une surface rouge carminée qui leur fait une bordure suivant exactement leurs contours. Quelques-unes sont très arrondies mais d’autres irrégulières. Enfin, certaines siègent le long de stries linéaires de 3 centimètres de longueur et larges de 4 millimètres, parsemées sur toute leur longueur de petites bulles à contenu trouble. Certaines bulles sont très tendues, d’autres flasques et affaissées.

Nous retrouvons les mêmes lésions linéaires en divers endroits du corps mais plus particulièrement nettes à la face intérieure du coude droit où les lésions sont groupées en belles stries.

Rougeurs linéaires ou en placards, arciformes ou droits groupés en bouquets sur le haut du dos, les omoplates, la nuque, le haut desépaules, à la face interne des deux cuisses et du genou droit. Ces rougeurs sont tantôt légèrement surélevées sur le reste des téguments, tantôt accompagnées de petites vésicules et de petits décollements bulleux. Le seul endroit où nous retrouvons de vraies bulles, est la face interne des cuisses région à peau fine.

TRAITEMENT : Glycérolé d'amidon et talc. Guérison en 8 jours.

Dermite vésicante d'origine végétale (Spizzmanx ct Weiss. Réunion de Dermatologie.Nancy, juin 1931).

Enfant de quatre ans, amené à la clinique pour éruption bulleuse survenue brusquement aux mains et au visage, le lendemain d’une journée passée dans un jardin.

L'éruption siège sur le dos des mains et sur les doigts, s'étendant légèrement sur les poignets et les avant-bras. On

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la constatait également au niveau d’autres parties découvertes : genoux, face et nuque. Type bulleux réalisant l'aspect de brulüres du second degré avec phlyctènes. Bulles cohérentes et du volume d’un œuf de pigeon sur les mains, plus petites au niveau des doigts à peine marquées sur la face qui était surtout œdémateuse. Entre les bulles, la peau est rouge vif ; le contenu des bulles est séreux. Lésions très prurigineuses.

Cette éruption était apparue le lendemain d'une journée passée dans un jardin. Au cours de ses jeux, l'enfant avait tenu des fleurs. La mère signale même qu'à un moment, sa figure était jaune de pollen.

Il avait d'autre part couru dans une prairie dont les herbes étaient hautes et fleuries.

L'enfant avait présenté une éruption semblable un an auparavant, après séjour dans ce même jardin.

Eruption guérie en huit jours avec liniment oléo-calcaire.

Deux jours après, nous avions l’occasion d'examiner un enfant de 7 ans présentant une éruption identique caractérisée par des bulles volumineuses siégeant aux parties découvertes, surtout aux mains, bulles volumineuses sur le dos des mains et semis de fines vésicules sur les doigts. Eruption très prurigineuse s'étant déclarée le lendemain d'un séjour à la campagne.

L'enfant avait passé trois heures à cueillir des fleurs.

Enquête sur les plantes : Renoncules, millefeuilles et moutarde.

Cuti-réaction aux extraits de ces plantes négatives.

Mais très grande chaleur, telle que, même au repos, la peau était couverte de sueur.

Il semble donc vraisemblable qu’on peut: incriminer la sueur d'avoir sensibilisé la peau aux substances vésicantes.

Deux cas de dermatite buileuse du bain de soleil dans les prés P. LANZENBERG, Réunion de Dermatologie de Strasbourg, novembre 1932.

Ba... Frédéric, 57 ans, vient à la policlinique le ? août 1932 pour une éruption des deux flancs très prurigineuse.

Cet homme raconte que, il y a deux jours le 31 juillet, il avait pris un bain de rivière et qu'il s'était ensuite séché en se couchant dans l’herbe. Nous lui faisons préciser dans quelle attitude il s’est séché et il nout dit s'être appuyé alternativement sur chacun des deux coudes et s’être couché sur les flancs, ce qui explique parfaitement la topographie de ses lésions.

En effet, il présente des deux côtés, dans la région lombaire sur une surface érythémateuse de la grandeur d'une paume de main, une série de stries disposées plus ou moins parallèlement et s'entrecroisant par place pour devenir une lésion à contours assez arrêtés. Sur ces siries, on voit juxtaposées et disséminées des bulles de dimension allant d’une tête d'épingle à une petite noisette ; les bulles sont emplies d'un liquide jaune clair.

Au premier abord, on pouvait croire à une affection bulleuse dans le plan d’une maladie de Dubring-Brocq mais la rapidité de l'apparition elle-même précédée d'un bain de soleil dans l'herbe, enfin les stries caractéristiques rappellent le frottement des brins d'herbe ou de feuilles et nous confirment le diagnostic de dermatite des prés.

De plus, le malade présentait de la rougeur et quelques bulles au niveau des coudes sur lesquels il s'était eppuyé ; en somme, en tous les points mis en contact direct avec la verdure.

L'affection a guéri spontanément, en quelques jours.

Le malade revu le 9 novembre, c’est-à-dire deux mois après l'éruption, présente seulement une pigmentation, reliquat caractéristique de cette affection.

2, Vers la même époque, le 18 août 1932, nous avons vu M. Bol. . Eugène, 16 ans, mécanicien qui avait pris un bain de soleil le 15 août et qui, à cetle occasion, s'était couché dans l'herbe.

48 heures après, il a ressenti une forte démangeaison aux cuisses et il a vu apparaître des lésions pour lesquelles il vient copsulter.

Il présente à la partie antérieure et moyenne des deux cuisses des placards érythémateux assez diffus sur lesquels on trouve des stries manifestement dues au frottement des plantes, et des points de purpura. En plus, il y a des bulles de grandeurs variables allant d’une tête d’épingle à une lentille. Par place, les bulles gonflent et atteignent le volume d'une noisette, le plus souvent elles sont isolées et leur distribution correspond aux stries. C’est là où le contact a été le plus direct que vraisemblablement se forment les bulles. Dans tous les cas, les stries dessinent nettement le corps du délit. c'est-à-dire les herbes. |

Le liquide des bulles contenait des polynucléaires et quelques monocytes, les éosinophiles y faisant tout à fait défaut.

Chez ce malade, comme chez le précédent, les lésions ont rapidement guéri laissant deux mois après, une forte pigmentation des deux cuisses.

Dermatite bulleuse striée consécutive aux bains de soleil dans les prés (J. L.CRÉHANGE et RoseNtTHAL. Réunion de Dermatologie Nancy, juin 1933).

Ce cas est apparu consécutivement à un bain de soleit pris sur les bords de la Moselle.

Mlie H... Elise, 22 ans, de constitution robuste et dont la santé est habituellement excellente. N'a jamais présenté d'affection cutanée, ni migraine, ni asthme.

C'est une brune à peau mate se pigmentant facilement au soleil. :

Enfant unique de parents bien portants âgés de 53 et 42 ans. Ni eczémateux, ni migraineux, ni asthmatiques dans la famille.

Au milieu du mois de mai 1932, par une journée qui fut très chaude, elle fit une longue promenade le long des bords de la Moselle aux environs de Metz. La température était tellement insupportable qu’elle quitta sa robe et s’étendit en combinaison dans l'herbe. Elle ne prit pas de bain, elle ne s'aspergea pas même d’eau mais était en état de transpiration abondante. |

Disons de suite que les jeunes filles qui l’accompagnaient et qui s'étendirent sur l'herbe à ses côtés, ne présentèrent par la suite aucun accident cutané.

Quant à elle, elle ressentit le soir même des picolements désagréables sur les bras et les épaules. Le lendemain matin, elle constata que ces régions s’élaient couvertes. de taches rouges surmontées de bulles, en même temps, elle accusait une sensation de brûlure insupportable.

Un médecin consulté porta le diagnostic de zona bilatéral et constitua un traitement arsenical (0 gr. 15 et 2 fois 0 gr.30 de novar). Les bulles et les brûlures disparurent au bout de 3 jours maïs alors la malade s'inquiéta parce que l'éruption avait laissé des traces fortement pigmentées.

Nous voyons la malade le 22 juin et l’on se trouve alors en présence de lésions pigmentaires en nappes, de stries et taches. dont la distribution fait immédiatement penser à l'affection décrite par Oppenheim.

On constate en effet sur un fond de peau fortement pigmentée par le soleil, l’existence de taches d'un brun très foncé évidemment de formes absolument insolites, en dermatologie. Par place, on dirait véritablement un aspect d'herbe ou de plantes vues en ombres chinoises. On remar-

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que de longues stries à bords parallèles rectilignes ou brusquement coudées.

La distribution des lésions est également très particulière. Elles siègent uniquement sur les parties découvertes qui ont été en contact avec les herbes. Sur les bras et les épaules, elles s'arrêtent en bordure des régions protégées par les vêtements suivant une ligne nettement tracée. Les bretelles de la combinaison ontépargné de chaque côté deux bandes, bien nettement limitées.

Sur les épaules, à l'endroit où l'herbe a été plus particulièrement écrasée parle poids du corps, on note une série de stries parallèles entre elles, comme si elles résultaient d’une fustigation. La gouttière vertébrale est épargnée. Les lésions sont très marquées à la face postéro-externe des bras et avant-bras ; rien sur les jambes et les cuisses qui se trouvaient protégées par la combinaison et les bas

Cuti et irradiations négatives.

Enquête botanique : achillea millefolium.

Un cas de dermite des bains de soleil dans les prés (Médecin Colonel LorenrTz et Zorn, Réunion dermatologique de Strasbourg, novembre 1933).

Un jeune soldat, H.. Raymond, vient consulter le 10 juillet 1933 au service de dermatologie de l'hôpital militaire Gaujot.

Il présente une éruption qui date du 5 juillet et est apparue daus les conditions suivantes : la veille le malade a pris un bain de soleil sur les prairies s'étendant derrière le quartier. Le 5 juillet au matin sans aucun phénomène objectif, le malade a vu apparaître des taches rouges.

On constate une éruption localisée sur les deux hypocondres, au sein droit et sur la base gauche du thorax. Dans son ensemble, cette éruption prend la forme de stries et de taches rouges érythémateuses ou rouge brunâtre ; les lé-

sions s’eflacent complètement à la pression, sauf quelques unes qui laissent une légère pigmentation de la peau. Par endroit, on trouve quelques vésicules et même quelques bulles.

Sur l’hypocondre gauche et la base gauche du thorax, là où le malade a été le plus longtemps en contact avec l'herbe, on trouve des formations figurées qui reproduisent exactement le dessin des feuilles de graminées.

Le diagnostic de cette affection est très facile quand on voit les stries érythémateuses intercalées sans ordre et des dessins de feuilles.

Sur les pigmentations consécutives à la dermatite bulleuse du bain de soleil dans les prés (L. M. Paurrier. Réunion dermatologique à Strasbourg, novembre 1933).

Malade venu nous consulter pour une toute autre affection montre incidemment une curieuse éruption au bras gauche.

A la face postéro-interne du bras et de l’avant-bras gauche, on sonstate de curieuses taches pigmentaires au nombre de trois sur l’avant-bras et de cinq sur le bras. Elles ont une coloration allant du café au lait au-brun foncé. Elles sont planes de niveau avec la peau, ne marquant aucune tendance à l’atrophie, ne présentent d'autre part aucun phénomène épidermique. Elles sont parfaitement bien limitées mais leur forme surtout attire l'attention :

Trois d’entre elles sont lancéolées reproduisant nettement la forme d’une feuille lancéolée, les autres moins nettement dessinées ont néanmoins un aspect arciné qui réveiile aussitôt l’idée d’un décalque de feuillage.

L'éruption, me déclare le malade, à débuté au mois d'août.

Or, il suffit d’avoir vu une seule fois une de ces éruptions si particulières et d’en avoir compris le mécanisme pour ne plus s’y tromper. Je joue donc facilement au sorcier avec

mon malade qui confirme avec stupeur tout ce que je lui énonce. J

J'établis ainsi que l’éruplion n’a pas toujours eu l'aspect actuel, qu’elle a été franchement rouge au début tranchant nettement sur les téguments, qu'il y a eu de petites bulles à son niveau, que le contour des taches a vraisemblablement été marqué par quelques soulèvements vésiculeux de la peau et que la pigmentation brunâtre n'a commencé qu'un mois après

Le malade me confirme tout cela et il ne me reste plus qu’à le prier de préciser ses souvenirs pour qu'il reconnaisse que l'éruption est en effet apparue après un bain de rivière après lequel il s’est couché dans l'herbe et s’est appuyé sur son bras et son avant-bras gauche pour prendre un bain de soleil.

Vous avez là un bel exemple de dermatite des bains de soleil dans les prés.

Dermatite des prés d'Oppenheim (MM. Gouceror, BLUM, FEr- NET €f S. BouLce, Bulletin de Dermatologie, décembre 1933).

Un machiniste de théâtre de 35 ans vient consulter à la clinique le 30 août 1933 pour des lésions erythémato-vési culo-bulleuses très prurigineuses datant de quarante-huit heures.

Eiles sont disposées, les unes en placards confluents, les autres sous formes de stries linéaires en différentes régions du corps.

La disposition en placards est nette à la face antérieure de la cuisse gauche et à la face postérieure de l'avant-bras gauche. dans la région thoracique postérieure gauche.

Sur le dos, on trouve un groupement qui fait d’abord penser à un zona Car il est constitué par deux placards arrondis de 5 centimètres de diamètre, érythémateux et

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criblé de papules, vésicules et bulles les unes bien remplies, d’autres fiasques et déjà flétries. Mais la direction des lésions est perpendiculaire aux espaces intercostaux, les bords sont émiettés et on remarque surtout que certaines vésicules ou bulles ont une forme caractéristique d’une dermile artificielle : elles sont allongées décrivant des lignes droites qui se coupent entre elles à angles aigus.

Sur tout le corps sont disséminés des lésions linéaires sans placards. Les plus nettes se trouvent dans la région dorsale sur la ligne médiane dans le prolongement des placards thoraciques décrits. Ce sont six stries érythémateuses groupées parallèlement deux à deux et constituées par un fond érythémateux légèrement surélevé et surmonté par un chapelet de vésicules allongées bout à bout sur chaque strie. Des stries plus courtes, plus larges, se rencontrent à l’'épigastreet sur la face antérieure de l'épaule droite. En revanche, on ne trouve aucune lésion sur les régions fessière, génitale ni aux hanches.

L'interrogatoire apprend que : les lésions datent de 48 heures et sont apparues dans la nuit du 28 au 29 août.

Que l'éruption était constituée entièrement le mardi soir, elle était donc apparue très rapidement.

Que dans l'après-midi du 27 août, c'est-à dire vingt quatre heures avant l'apparition des premiers symptômes, le malade avait pris deux bains prolongés de 30 et 45 minutes dans la Seine, à Ris-Orangis. Entre ces deux bains, le malade était resté allongé dans l'herbe de la berge.

Le malade souligne qu'il est resté tout le temps couché sur le côté gauche où prédominent les lésions, qu'il était accompagné d'un camarade, absent de Paris depuis, et qui aurait présenté les mêmes symptômes et de 2 enfants qui n'ont ressenti aucun trouble; enfin qu'aucune lésion ne siège sur les parties du corps qui étaient recouvertes du maillot.

Nous sommes allés recueillir des herbes de la berge où il

s'était étendu : Carex, heracleum, spondyllium, |etc., l'absence de fleurs n'a pas permis de préciser les espèces.

Huit jours après la première consultation, le malade revient consulter. Les lésions, traitées par une pâte camphrée, ne sont plus prurigineuses ni vésiculeuses, mais les placards et les stries linéaires sont encore très visibles, aussi nettement dessinées et pigmentées.

Le malade n'étant pas revenu consulter, il ne nous a pas été possible de lui essayer les extraits préparés avec les plantes récoltées à Ris-Orangis.°

2) Etrangères

Uber eine systematisierte bullôse Dermatilis durer Ufergflauzen (SIEMENS, Dermatologie. Wochenschrift, 1927). 9 cas.

ANAMNÈSE. — Tous ces malades avaient pris un bain et s'étaient ensuite étendus dans l'herbe. I! convient de dire que les bains avaient été pris en différents endroits. Chez tous, le bain de soleil avait été immédiatement suivi de l'apparition d'un prurit. Vingt-quatre heures après, apparilion des lésions.

DESCKIPTION. — L'’éruption consistait en de petites taches érythémateuses irrégulièrement disposées, confluentes ou dispersées et de grandeurs différentes d'une tête d’épingle jusqu'à celle d’un sou. Certaines et principalement les grandes, présentaient au centre une vésicule. La couleur était rouge foncé — les petites étaient légèrement surélevées (papules).

Le contenu de ces vésicules est clair et séreux en général mais parfois déjà trouble. Entre ces lésions, la peau est intacte.

La forme de ces érythèmes est très caractéristique, irré-

à sf

gulières, lancéolées avec: pointes. Certaines forment des lignes de 10 centimètres et plus. Les vésicules se trouvant au centre suivent ces formes, certaines sont polycycliques avec des parcelles de peau saine, certaines sont entrecroisées, certaines encore montrent des stries de plusieurs centimètres, certaines enfin sont groupées de telle façon qu’elles reproduisent d’une façon frappante l’analogie avec l'herbe. Au toucher, l’érythème et les vésicules sont surélevés.

La localisation de ces exanthèmes est, selon le dire des malades, celle où la peau s’est trouvée en contact avec l'herbe (fesses, ventre, dos) il s'est produit un seul cas sur la lèvre inférieure.

EVOLUTION. — Guérison au bout d'une semaine avec persistance d'une légère pigmentation.

Il s'agit d’une dermatite érythémato-vésiculo-pa pulobulleuse. C'est un phénomène d’hypersensibilité de certains sujets ; la plupart des hommes ne sont pas sensibles.

ErTioLoGtEe. — L'auteur suppose la même cause aux lésions semblables et au même temps d’incubation Il faut penser aux plantes à feuilles longues, à celles qui se trouvent au bord des fleuves (Riedgras) et aussi à un certain état de maturité de ces plantes.

PATHOGÉNIE. — Il est bien connu que certaines substances de plantes produisent des dermites mais on n'avait pas signalé cette forme particulière de lésions. L'auteur ne croit pas que le cas de Naegeli soit le même car il n’était pas causé par le soleil, ni le contact avec l'herbe.

Uber gehauftes Auftreten einer bullosen Hauterhrankung in Stranbädern (HaRTMANN et BRiez, Dermatolog. Zeitschrift, 1927).

1° Le malade vient consulter ; il présente une éruption bizarre consistant en vésicules isolées ou groupées. Cette éruption se trouve localisée sur le dos et sur la poitrine et

MiLLANT 5

descend jusqu'au sacrum. Les vésicules isolées varient de læ grosseur d’une tête d’épingle à une petite noisette, elles sont remplies d’une sérosité jaunâtre avec un érythème tout autour. Prurit.

La veille, le malade avait pris un bain dans un fleuve et s'était étendu ensuite sur l’herbe mais de façon que seul lethorax avait été en contact avec l'herbe. L’éruption précédemment décrite s'était précisément produite partout où Île corps mouillé s'était trouvé en contact avec l'herbe.

Huit jours après la guérison survenait mais l'éruption laissait une pigmentation sur la peau.

Le malade âgé de 35 ans avait pris un bain et s'était ensuite étendu sur l'herbe laissant surtout en contact les membres inférieurs et le côté droit. Dès le lendemain apparaissail une éruption avec vésicules de grandeurs différentes. allant d’une têle d’épingle à une petite noisette avec érvthème périphérique.

Guérison en huit jours laissant une pigmentation.

Pendant la saison, nous fûmes à même de constater 40 cas présentant tous la même éruption et localisés pour la plupart sur les jambes. A l'interrogatoire, tous avaient été en contact avec l'herbe.

Dans 9 de ces cas, il s'agissait des participants d’une randonnée en bateau qui tous, s'étaient étendus sur l'herbe après avoir pris un bain. Tous présentaient une éruption identique.

Impossible de reproduire artificiellement les mêmes lésions.

Uber eine bullose Hauterbrantung in Straydbädern (Orro Marx, Dermatologisch Zeitschrift 1927 (Observation de l'auteur).

Après un bain suivi d’un bain de soleil sur les prés il apparut vingt-quatre heures après des pustules rougeñtres.

prurigineuses sur les parties du SATA a s'étaient trouvées en contact avec l'herbe.

Guérison au bout de rite jours sans aucun médica ment.

Après un certain temps, nouveau bain de soleil pris à Ja suite d'un bain et, de nouveau, apparition des mêmes lésions. Les autres baigneurs n'avaient aucune lésion.

L'auteur était sujet aux eczémas les plus rebelles.

Uber stierformige bullise Dermatilis durer Uferpflanzen {(Forric, Dermatologische Wochenschrift, 1928).

3 cas qui se sont produits chez des manœuvres. Tous présentent les mêmes lésions analogues à celles décrites par Siemens ; des stries avec vésicules de grandeurs différentes allant d'une tête d'épingle jusqu’à un œuf de pigeon.

Anammnèse. — Bain de rivière suivi de bains de soleil, pris au même endroit et au mois de juillet. Apparition des lésions après 36 heures.

1° Malade, 19 ans. Trente-six heures après un bain, apparaissent sur la partie antérieure de la cuisse des taches rouges très cuisantes de la grandeur d’une paume de main puis apparition de vésicules qui vont en s’agrandissant ;

2° Malade, même âge, même durée d’ineubation pendant laquelle le malade s'était senti très fatigué et fiévreux puis apparition de vésicules de la grosseur d’un haricot ;

3° Malade : Vingt quatres heures d’incubation puis très faible apparition de vésiéules mais seulement des papules rouges de la grandeur d’une tête d’épingle disposées en stries.

Chez tous température normale, formule sanguine normale et éosinophilie normale (1 à 2 7).

Evolution : Les vésicules se dessèchent en 5 jours mais il persiste une pigmentation brune.

Expérimentation : Intradermo, inoculation avec 0,2 cent. cubes du contenu des vésicules chez les 3 malades et chez les 3 malades et chez un témoin. Résultat entièrement négatif.

Eine Orsache beim Baden entstehander Hautaucschläge (Von Pr Touron, de Wiesbaden, Dermatologische Wochenschrift, décembre 1928).

Un jeune ingénieur chimiste a constaté sur lui même la chose suivante : en nageant dans un étang, s’il approche ou frôle une certaine plante (ceratophyleus) il se produit immédiatement un prurit et une éruption érythémateuse qui disparaît en un quart d'heure.

Il a pris de cette plante et l’a envoyée à un institut d' Hygiène aux fins d'analyse (recherche de parasites). Il n’a rien été trouvé.

Il s'agit d'une plante dure, rugueuse, acérée avec pointes aiguës incrustées de cristaux d'acide silicique.

Les enfants de cet ingénieur ne sont pas sensibles à cette plante.

Il s'agirait d’une idiosyncrasie à la lumière qui serait conditionnée par la libérativn par une cause mécanique (traumatisme) d'une albumine. Ce serait une hypersensibilisation provoquée par les sels de silice.

Sur les pigmentations durables suivant la dermatite bulleuse des bains de soleil dans les prés (Dermatologische Wochenschrift 1928, HERMANN, WERNER, SIEMENS).

Un malade âgé de 20 ans vient consulter pour une acnée vulgaire ; on remarque sur son dos une pigmentation en stries à gauche et en médaillon à droite. En interrogeant le

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