‹ Dermatite érythémato-bulleuse: Des bains de soleil dans les présChapitre 20 sur 28 · CHENE · texte numérisé non relu

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malade, on apprend que cinq mois auparavant, il avait pris un bain de piscine et s'était séché dans l'herbe. Le lendemain, il avait ressenti un prurit de la région dorsale et constaté une éruption sans pouvoir en préciser le caractère. Actuellement, il reste la pigmentation qui, à elle seule, permet de faire un diagnostic rétrospectif.

La pigmentation est systématisée en placards et en stries (pigmentée seulement à la périphérie).

Uber 2 tälle von dermatilis bullosa systemisata phytogenes (Rock, Dermatologische Wochenschrift, 1828).

Um homme de 45 ans, vient consulter ; il présente sur le flanc droit et sur la face interne du bras des érythèmes arrondis ou striés, parfois isolés, parfois ayant tendance à confluer. Sur certains on remarque des vésicules en forme d'amandes ou de haricots. Certaines vésicules sont lancéolées et mesurent de 4 à 6 centimètres. Pour quelques-unes le contenu est clair et séreux, dans d’autres il est trouble. É

ANAMNÈSE, — Le malade avait pris un bain 3 jours auparavant et s'était ensuite étendu sur l'herbe pour se sécher au soleil. Une demi-heure après, apparilion de pruritet vingt heures après, apparition des lésions.

2% cas. — Même éruption mais localisation différente. Le prurit était apparu aussitôt après le bain de soleil et apparition des vésicules vingt-quatre heures après.

Ce dernier bain avait été pris en rivière mais pas dans la même que le cas précédent.

Guérison des 2 casaprès huit jours suivie d’une assez longue pigmentation.

ErioLoGie. — Silice contenu dans les plantes.

Uber eine streifenformige bullose dermatilis (OPPENREIM, Teu- LER, Dermatologische Wochenschrift, 1928, n° 5).

40 cas dont la plupart concernaient des femmes et des enfants. Apparition pendant toute la saison (mai-septembre).

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F16. &. — Ouvrier de 21 ans. Prend un bain dans le Lobau le 29 juin. Eruption de l’exanthème le 30 juin.

Tous ont d'abord pris un bain et se sont ensuite étendus sur l'herbe ; cependant certains malades ne se sont pas baignés avant le bain de soleil. Vingt-quatre ou quarante-huit heures après, apparition de lésions identiques aux autres

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observations mais avec parfois en plus de légères hémorragies par les vésicules et les croûtes.

Absence de signes généraux. Différentes formes cliniques depuis des cas avortés jusqu'à d'autres nécessitant l'hospitalisation. ,

Guérison de tous les cas après 8 jours. Pigmentation très marquée surtout sur le bord des érythèmes.

PATHOGÉNIE. — Les expériences avec les plantes sont restées sans résultat. .

Expériences avec Na Si 1 % par frottement sur la peau :

4e cas. — Chez un malade de 21 ans qui présente l'aftection précédente on arrive à provoquer avec Na Si un érythème et des vésicules.

2e cas. — Sur un malade de 28 ans on refait les mêmes expériences que précédemment aux endroits où on avait préalablement scarifié la peau ; les applications de Na Si provoquent l'apparition d'érythème et de vésicules. Aux endroits non scarifiés, aucune réaction.

Dans trois autres cas, il fut impossible d'obtenir même d'irritation.

De strielformige bulla Wiesenpflangendermatitis badeden (von HERMANN WERNES SIEMENS, Munchen Medizinische Wochenschrift, mars 1929).

A propos de trois nouveaux cas que j'ai eu l'occasion de constater l'été dernier, fin juin et début juillet.

Chez ces malades, l'éruption est apparue de vingt-quatre à quarante-huit heures après un bain de soleil qui suivait un bain de rivière.

Il s'agissait d’une dermatite rouge foncée prurigineuse qui montrait à la vitropression par place une coloration brune. Le lendemain de cet érythème, c’est-à-dire trois jours après le bain, apparition de vésicules qui s’assèchent en 5 à 6 jours et suivie d'une légère desquamation. Une

pigmentation survient vers le dixième ou quatorzième jour qui persiste pendant des mois (mêmeunan chez un malade). Cette pigmentation très typique en taches à centre clair, peut servir au diagnostic rétrospectif. |

Chez ces malades, la localisation de l'éruption était variable mais se trouvait toujours sur un emplacement qui avait été en contact prolongé avec l’herbe : dos, avant-bras droit et flanc droit chez l’un d'eux qui était resté couché appuyé sur le.côté droit. Tout le côté gauche chez un autre qui s'était étendu après avoir défait son maillot.

L'incubation variait de vingt-quatre à trente heures, chez un seul trois jours. .

Chez tous on retrouvait les mêmes antécédents de bains de soleil succédant à un bain de rivière. L'apparition était accompagnée de prurit.

Deux de nos malades étaient brunes et de peau foncée, les autres étaient blondes.

La première hypothèse qui vient à l'esprit est que celte éruption est causée par une plante spécifique unique mais, eu examinant les prés des différents endroits où ces malades avaient pris leurs bains, on trouve des plantes multiples et variant d’un endroit à un autre.

On fait des essais de reproduction expérimentale de cette dermatite avec les extraits de plantes fraîches diverses et on ne réussit pas à obtenir ni vésicules, ni pigmentation {avec une seule plante on obtient un peu d'érythème qui disparaît en quatre jours).

Phyladelphy avait antérieurement attribué cette dermatite à l'achillée, il avait réussi à obtenir chez un malade l'éruption typique après application d’achillée. Personnellement l’auteur tenta la même expérience et réussit seulement à obtenir une dermatose urticarienne.

Oppenheim et Fessler attribuent la dermatose aux sels de silice.

Urbach et Steines accusent la simple action mécanique.

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