‹ Dermatite érythémato-bulleuse: Des bains de soleil dans les présChapitre 24 sur 28 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

Nous avons étudié dans ce travail une affection relativement peu répandue en France, la Dermatite érythemato-bulleuse des bains de soleil dans les prés où Maladie d’'Oppenheim.

Cette étude basée sur 10 observations françaises et 18 observations qui résument environ 300 cas tirés de la littérature mondiale, nous a permis de dégager les caractéristiques de cette affection qui mérite de prendre place parmi les Maladies de la lumière.

Du point de vue étiologique les facteurs indispensables sont le bain ou la sudation, l’imprégnation de la peau par la chlorophylle des plantes et l’exposition à la lumière. Les facteurs secondaires corollaires des précédents seront : la saison estivale, époque des bains, le jeune âge du sujet. La dermatite se produit généralement chez des individus à peau claire mais déjà pig-

mentée.

Du point de vue clinique éruption se présente sous forme de placards composés de stries érythémateuses

entrecroisées, se coupant à angles aigus, affectant une disposition géométrique, ou reproduisant la forme d’une feuille, Sur cette base érythémateuse se disposent des vésicules ou des bulles à contenu clair parfois hémorragique. L’éruption apparaît en une seule poussée, 24 heures en moyenne après le bain, elle évolue en huit jours en laissant comme séquelles constantes et caraciéristiques des macules hyperchromiantes ou achromiantes reproduisant exactement la forme de l’éruption.

L’éruption siège sur les régions du corps qui ont été en contact prolongé avec l'herbe sur les zones de point

d'appui.

Notre travail comporte enfin une partie expérimenlale destinée à nous faire une opinion sur la pathogéenie de l'affection.

Nous inspirant des travaux de Gans et de ceux de Kitchevatz qui fait de l’affection une « Photo-dermite actino-chlorophyllienne » nous avons voulu rechercher l’abaissement du seuil sensitométrique d’érythème, par application préalabie de chlorophylle ou d’extraits aqueux de diverses graminées.

Notre expérimentation a porté sur 10 sujets non alleints antérieurement de dermatite des prés. Dans 3 cas seulement nous avons trouvé un abaissement du seuil par la chlorophylle.

Ces résultats ne nous permettent ni d'infirmer ni de confirmer les recherches de Kitchevatz. Ils nous per-

Last STONES

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