Lyon
La simple comparaison dela symptomatologie, que nous avons donnée de la dermatose gravidique autotoxique ou (herpès gestationis) avec celle qui ressort des observations mêmes données par cetauteur, montre sans discussion possible que les malades, dont il parle, étaient probablement atteintes de la dermatite herpétiforme de Dühring avec poussées pendant leurs grossesses, et en dehors de cet état mais sûrement non de la véritable dermatose gravidique autotoxique.
Dans l'observation, la seule personnelle sur laquelle s’appuiele D Mélot, la malade était atteinte de syphilis ignorée d'elle-même et non soignée, mais très nettement constatée par l’auteur. Cette circonstance pouvait être, à notre avis, une cause d'erreur dans l'attribution des phénomènes cutanés, car on sait quelle virulence toute nouvelle prennent les accidents syphilitiques pendant la grossesse. Ce qui nous autorise encore à avoir cette opinion c’est que dans le traitement qui, d’après l’auteur, a soulagé plusieurs fois la malade il entrait du mercure sous la forme de pilules de Dupuytren.
Voici une description d’une des truptions constatées par le D: Mélot (1): « Invasion de la face, vers « le 10 janvier 189r, de taches d’un rouge vif enca- «drant pour ainsi dire le visage comme cela était « arrivé à la première grossesse. Les plaques érythé- « mateuses sont chaudes, surélevées et légèrement « suintantes, et portent un certain nombre de vésico-