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« pustules. Les lésions ont atteint les yeux et la «malade n’y voit presque plus le 11 février 1894.
« Le 27 février les cuisses sont d’un rouge violacé, «les jambes sont envahies de plaques érythémateu- «ses. Les ongles du pouce gauche et de l'index sont « tombés, celui du pouce droit également. »
La malade avait aussi perdu tous ses cheveux et pendant le développement de ses symptômes cutanés la fièvre était montée jusqu'à 399, et cela s'était reproduit plusieurs fois à des intervalles de plusieurs mois.
Si nous comparons ces différents symptômes à ceux que nous avons décrits comme appartenant à la dermatose gravidique autotoxique, nous croyons pouvoir affirmer que la malade, dont parle M. Mélot, pouvait bien être atteinte de dermatite herpétiforme de Dühring mais non d'herpès gestationis et il est alors tout naturel qu'elle ait présenté ces mêmes accidents alors qu’elle n'était pas enceinte. Or c’est surtout sur l’apparition de ces accidents cutanés en dehors de l’état de grossesse que l’auteur s'appuie pour prétendre que ce sont les mêmes que ceux décrits par MM. Brocq et Fournier, comme indiquant une poussée d’herpès gestationis pendant la grossesse. Nous espérons donc avoir montré que le D' Mélot n’avait pas assez observé ni reconnu les véritables symptômes cutanés de l’herpès gestationis, ce qui l’a amené à les confondre avec ceux de la dermatite herpétiforme.