SCENE III
Les Mêmes, LUCIE, elle a apporté des papiers. LUCIE.
Je crois que vous trouverez là tout ce qui vous est nécesaire... J'ai réuni ces papiers divers en un dossier...'
Quel homme d'affaires vous faites !
LUCIE
Si vous m'aviez vue aux prises avec les hommes de loi de Dorchester... Je leur tenais tête.
BERNARD-PELLIER
C'est que vous aviez à votre service deux remarquables avocats : vos yeux !
LUCIE
Les sollicitors d'Amérique ne sont pas aussi galants que les notaires de France. Ils auraient mis sur la note des frais : Avoir subi les oeillades de miss Lucy... tant. Là-bas, rien n'est perdu... surtout pour les gens de justice...
B3RNARD-PELLIER.
Avant de prendre congé de vous, mademoiselle, voulez-vous permettre que je jette un coup d'œil sur les pièces que vous me remettez ?
LUCIE
Tenez, installez-vous là.
Elle le mène à la table.
BERNARD-PELLIER
C'est l'affaire d'une seconde.
Il s'y assied et examine le dossier. Armand va au fond prendre sur une cliaise son chapeau.
LUCIE, à Armand.
Vous me quittez déjà ?
ARMAND
Il le faut. J'ai...
LUCIE, l'interrompant.
Chut ! Ne vous excusez pas. Vous êtes mille fois trop bon de venir perdre auprès de moi une si grande part de votre temps... Je serais ingrate si je ne vous en savais pas un gré infini, et sotte si je me permettais des exigences... Cependant les instants pendant lesquels nous sommes ensemble, sont ma seule distraction, ma seule joie. Quand vous êtes là, j'oublie mon chagrin... Quand vous partez, je retombe dans ma tristesse...
ARMAND
Eh bien!. Je vais partir avec Bernard-Pellier, car