RÊVE
Et le jour qui sourit à son front qui s’éveille,
Lui montre le travail debout à son chevet,
Et bientôt il reprend l’ouvrage de la veille,
Et de saintes sueurs tout son corps se revêt.
Il adresse au Seigneur sa première pensée ;
Il visite le pauvre et revient tout béni ;
Chaque heure allant au ciel est une heure pressée D’apporter son tribut quand le jour est fini.
O douceur! pauvreté, prière, pénitence,
Manne obscure de Dieu qu’on recueille avec soi ,
O trésor du Chrétien , ô ma sainte espérance ! Quand donc, rayon du ciel, brilleras-tu pour moi?
CANZONE
Quand je rêve do toi Toujours, ma hicn-aimée, Ma lyro est embaumée;
Le voile de ma foi
CANZONE
Flotte en paix sur mon âme Et consacre ma flamme Quand je rêve de toi !
A la chute du jour,
J’aime bien le silence,
Car l’heure qui s’avance Semble me dire : Amour!
Amour pur sur la terre , Rêve du solitaire A la chute du jour.
J’aime bien mon rocher Dans la baie isolée Oh mon âme exilée,
Comme l’errant nocher,
A ployé sur sa rive Sa voile si plaintive,
J’aime bien mon rocher.
J’aime un endroit désert Au détour de la grève
CANZONE
Où souvent un doux rêve Vient charmer mon concert ; Où j’écoute, attendrie,
Une voix si chérie;
J’aime un endroit désert.
Je crois bien au bonheur; Longtemps dans la souffrance Je portai l’espérance Comme un poids sur mon cœur; Je cherchais dans la vie Le fer qui l’eût ravie;
Je crois bien au bonheur.
Je crois bien à l’amour, Non l’amour qui caresse Le matin , et qui blesse Avant la fin du jour,
Mais l’hymne de louanges Que préludent deux anges; Je crois bien à l’amour.
• CANZONE
J’aime à chanter le soir,
A chanter à l’aurore;
J’aime à bénir encore, Quand, las, je vais m'asseoir Sur quelque banc de hêtre, Où seul, à ma fenêtre,
J’aime à chanter le soir.