L'IMAGE
C’est une auréole sublime.
Je suis réveillé du tombeau ;
Je tiens dans la main mon flambeau ,
Qui jette un éclat sur l’abime !
Écoutez , écoutez les accents de ma foi !
Homme orgueilleux , écoute-moi ;
Fais trêve à ta vaine pensée :
Que cherches-tu dant le néant?...
Arrache du gouffre béant Ton aile à son souflle glacée.
Viens avec moi sur mon rocher -,
Laisse après toi , faible nocher,
Ta barque au roulis de la plage.
Je voudrais qu’un grand flot soudain La brisât , laissant incertain Ton cœur errer sur mon rivage.
Je voudrais qu’un vent en courroux T’abattit sur les deux genoux ,