‹ Dernier chantChapitre 4 sur 55 · BON H EU K · texte numérisé non relu

BON H EU K

Dans un lac immense d'oubli ;

Qu’un soleil plus lointain m’inonde , Que je ne jette sur le monde Qu’un éclair de mon front pâli.

Et pourtant taon cœur sur la terre Se berce en des vagues d’amour ; Non! non ! il n’est plus solitaire,

Un écho répond à son tour;

Un pur ruisseau sous mon ombrage , Une brise sur mon rivage ,

Ont une voix douce à sa voix ;

Ma douleur immense eit finie....

Je n’entends plus qu’une harmonie Qui s’éteint flottante en mes bois.

Et je reviens avec ivresse A tous les parfums de mes champs ; Et ma voix , folle de tendresse , Voudrait les fondre dans ses chants.

Je voudrais que chaque corolle Eût aussi sa douce parole....

BONHEUR

Chaque brin d’herbe son soupir, Chaque rameau vert qui s’incline , Un zéphir d’une autre colline Qui l’empêchàt de s’assoupir !

Je voudrais répandre à pleine âme Des torrents d’amour, ô Seigneur !

Pénétrer tout de cette flamme Qui n’a pas assez de mon cœur !

Je voudrais, après tant de larmes, Montrer ces indicibles charmes ,

Mon grand Dieu ! de la foi dans vous Dans votre éternelle espérance ,

Dans ce soleil de paix qui lance Déjà quelques rayons pour nous !

Oh ! quelle harmonie ineffable !

Quel suave concert d’amour !

Quel fleuve immense , intarissable , Baigne chaque rive à son tour !

Quel beau lac abrité d’orage !

Quel beau rocher sur mon rivage !

BONHEUR

Quelle grotte au calme amoureux!....

Mon Dieu ! pardonnez ma faiblesse !

J’ai blasphémé dans ma tristesse ,

Mais je souffrais !... . Je suis heureux !

Je suis heureux.... et mes cantiques Pourront-ils jamais effacer Ces accents froids , mélancoliques , Que mon luth a laissé passer?

Pourrai-je percer les ténèbres Que mes chants plaintifs et funèbres Ont fait grandir autour de moi ?

L’homme a-t-il vu mon espérance ?

A-t-il , dans cette nuit immense , Aperçu le rayon de foi ?

Je ne sais si mon luth fidèle Frappera son âme aujourd’hui -,

Si cette première étincelle Annonça le soleil* pour lui ?

Si les larmes de ma pensée Étaient comme une onde versée

ai

BONHEUR

Sur ce sol inculte et désert ;

Si ma voix forte , redoutable ,

Était le soc rude , indomptable ,

Qui déchirait son sein ouvert ?

Oh ! qu’il vienne aujourd’hui , mon frère !

Qu’il vienne , l’affligé , vers moi !

Je partagerai sa misère ,

Je lui donnerai de ma foi.

Si ma joie aujourd’hui le blesse,

Je retrouverai ma tristesse ,

J’aurai des pleurs avec ses pleurs;

Qu’il parle et pleure sans contrainte ,

Je veux écouter chaque plainte ,

Chaque récit de ses douleurs,

O mon Dieu ! votre Providence M’a comblé de tant de bienfaits,

J’ai peur que cette dette immense Ne puisse s’acquitter jamais.

Donnez , non des heures de charmes ,

Mais donnez-moi de douces latines,

BONHEUR

Des chants , des paroles de feu ; Une àme toujours sans souillure Pour verser sur toute blessure Votre baume saint , ô mon Dieu !

PASSÉ

Quand mon œil plein d’amour roule ses douces larmes, Quand je sens de mon sein s’épancher mes soupirs; Quand tout est, sur la terre , un concert plein de charmes; Quand mon âme se berce en ses mille désirs ,

Désirs non plus humains , projets non plus stériles , Mais rêves embaumés d’un bonheur simple et pur :

21 PASSfi.

Félicité de Dieu , (lois de paix plus tranquilles Que les (lots assoupis dans l’Océan d’azur ;

Je m’étonne.... et ne sais d’où plane ce mystère,

Car ces jours ne sont pas dans les jours de la terre , Le soleil de l’exil n’a pas de tels rayons....

Serait-ce donc, Seigneur, un goût de la patrie?

Et mon âme, à la lin , par tant de pleurs flétrie, Va-t-elle s’envoler aux saintes régions?...

Je ne puis, ô mon Dieu ! m’expliquer et comprendre Tant de joie en mon âme après tant de douleurs;

Mais je prie , ô mon Dieu ! sans rien vouloir apprendre De ces secrets du ciel recélés dans les pleurs;

Je m’éveille... et je cliante un hymne avec l’aurore;

Le soir, avec le soir, je chante un hymne encore ,

Ma voix mêle un accord à chaque accord du jour .. Tout mon être n’est plus qu’une suave lyre ,

Un éternel écho qui dit dans son délire :

Amour! Amour!

Oh ! la vie est un bien , une mer de délices !

Venez , vous qui buvez le fiel de vos calices.

PASSÉ

Fils aînés des douleurs ;

Venez , écoutez-moi , car je suis votre frère ;

Eh ! qui donc plus que moi trouva la vie amère , Et s’abreuva de pleurs ?

Quel regard a jelc de plus sinistres flammes?

Quel esquif dans les flots a brisé plus de rames?

Quel cœur plus. de désirs?

Quel souffle des tombeaux remua plus de cendre? Quel homme épouvanté vit plus souvent descendre La mort dans ses plaisirs ?

Et j’osai blasphémer ce soleil qui m’éclaire !

Mon âme haletante à peine pouvait taire

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Un cri de désespoir;

J’écrasais dans mon sein ce serpent qui dévore;

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Mais le monstre , toujours , à l’heure où tout adore ,

Mc rongeait chaque soir.

Et pâle en mon printemps je penchais vers la tombe , Et je disais à Dieu : Faites que je succombe ,

PASSÉ

Mon Dieu ! je veux mourir ;

Je ne suis plus ici qu’une plante stérile ,

Je n’ai plus de parfums , ma sève est inutile , Laissez-la se tarir.

Et l’on offrait en vain du baume à ma blessure ; Tout bienfait d’ici-bas ne m’était qu’une injure, Toute voix douce un mal ;

Je souffrais de ces soins dictés par la tendresse.

A ce seul mot : Amour ! s’irritait ma tristesse Comme au feu le métal.

Et voilà que mon front soudain s’éveille et chango... Je sens, je ne sais d’où, comme la main d’un ange Qui pose un rayon pur ;

Le voile se déchire et laisse un jour immense ;

Ma blanche aile frémit , et d’un seul coup s’élance Dans l’Océan d’azur !

LE ROCHER

Voilà le noir rocher où je m’asseyais seul 5 Voici le banc de sable où , blanc comme un linceul , Le flot s’étendait en silence.

Voici dans la falaise , où j’entendais un cri,

l,E ROCHER.

Le coin de terre jaune où mon cœur à l’abri Évoquait sa sombre espérance.

Voici la lune pâle à la môme heure aux cieux ; Voici les mômes soirs où mon front soucieux Allait rôver sur le rivage ;

Et je prête l’oreille au murmure des flots..,.

Je n’entends plus auprès de pleurs ni de sanglots , Je n’entends plus les voix d’orage.

Eh bien ! quel souffle tiède effleure mes cheveux? Quel charme inattendu rend mon cœur amoureux De tous les parfums de ma rive ?

Ne reconnaît-on plus l’exilé dans ses pleurs?

Mais je suis pâle encor du froid de mes douleurs , Ma joie est tremblante et plaintive.

Et je m’assieds pourtant le front dans les deux mains , Et j’adore , ô mon Dieu ! ces secrets surhumains Qui se voilent à l’œil de I’àme-,

Et je plonge , éperdu , dans le nom du Seigueur ,

LE ROCHER

Et je n’écoute plus que la voix de mon cœur Et le murmure de la lame.

Et l’Océan répond dans son langage sourd ,

Et la mouette abat son vol plus rare et lourd Sur le pic d’une roche blanche ,

Et j’entends comme un cri d’amour sur un récif...'. Et je voudrais soudain sentir dans mon esquif La voile ronde qui le penche.

Et j’aime d’un amour qu’on ne peut Concevoir,

Et nul bruit d’ici-bas ne me peut émouvoir $

Je cingle vers une autre terre...

Si l’aurore surprend mon songe inachevé ,

Je ne puis croire encor que mon âme ait rôvé... Que je sois resté solitaire !...

Oh ! c’est qu’un ange aussi sous son aile m’endort ! Qu’il me porte en ses bras , me pose sur un bord Où le gravier n’est plus à craindre ,

Où se berce en flots purs un océan do paix ,

30 LE ROCHER

Où le front n’a plus peur de voir tomber jamais L’auréole qui doit le ceindre.

Et la prière est tout pour mon cœur consolé ;

La prière élevait mon regard désolé...

Oh ! la prière est un cantique;

C’est le cri le plus fort des crjs de la douleur;

C’est l’accent le plus doux des accents du bonheur. Mon Dieu ! c’est notre voix unique.

BÉNÉDICTION

Je suis la fleur des champs et le lis des vallées... Bien longtemps, sous la nuit, mes feuilles désolées Cachèrent leur trésor...

Ma corolle , tremblante à la plus faible haleine ,

BÉNÉDICTION

Bien longtemps au désert laissa tomber à peine Quelques grains de son or !

Je recueillais des pleurs dans mon amer calice ; Chaque soir emportait un nouveau sacrifice De parfums et d’espoir,

Le ciel pâle abaissait des nuages plus sombres ,

Et je disais, penchant ma tête dans les ombres,

Je te salue , ô soir 1

Je redirai longtemps , d’une voix monotone ,

Tous mes désirs fanés comme des jours d’automne Maintenant jours si pleins.

J’agiterai la mer au souffle de mon àme ,

Je ferai dire encor des accents à la lame Moins forts , mais plus sereins.

Je saurai bien frapper de mon pied cette grève , Faire soudain surgir cette voix qui soulève Mille échos à l’entour;

Sourire à tous ces pleurs qui ruissellent encore , .

BÉNÉDICTION

Et m’élancer d’un trait sur l’aile de l’aurore , Chantant mon chant d’amour.

Et je dirai : Mon Dieu ! je vous bénis ; ma vie Est tout entière à vous ;

Vous l’avez assouvie.

Elle était à genoux ,

Suppliante avec larmes ,

Elle n’a plus d’alarmes ,

Souffrante , elle a tari la source du malheur.

Oh ! versez donc toujours un cantique à ma lyre , Donnez-moi des transports , donnez-moi du délire , Des éclairs sur mon front et des voix dans mon cœur î

Pure espérance Brillez toujours ;

Douce innocence ,

Soyez le cours Où ma tristesse ,

Où ma faiblesse ,

Trouvent en Dieu ,

Loin do ce monde ,

BÉNÉDICTION

La paix profonde , Paix du saint lieu.

O larme sainte , Flot du Seigneur , Mon âme est ceinte Du bras vainqueur.

Elle repose ,

Rien ne s’oppose A son sommeil ,

Et son bon ange Pour elle arrange Un doux réveil.

LES ROGATIONS A LA CHAPELLE

Seigneur, voici l’aurore ;

Les chants harmonieux De l’oiseau qui t’adore ,

Du cœur qui sait les cieux.

Les cieux... la joie immense, La plus belle espérance ,

56 LES ROGATIONS A LA CHAPELLE

L’amour et le bonheur.

Oh ! que toujours notre âme S’élève avec la flamme Qui monte à toi , Seigneur !

Cette foule fidelle Qui vient à la chapelle Bénir pour tes bienfaits ,

Nous apporte sans doute Avec elle une goutte De ta profonde paix-;

Ah ! que toujours paisible Notre âme inaccessible Aux tempêtes du cœur,

Aimant ta Providence ,

Se pare d’innocence . Pour te plaire , ô Seigneur !

Beau chèvre-feuille rose ,

Ma main pieuse n’ose Vous cueillir aujourd’hui.

Votre parfum encense

LES ROGATIONS A LA CHAPELLE

Le Dieu dont la présence Vous laisse encor béni ;

Hais nous , simples de l'âme , Qui cherchons un dictame Dans vos trésors si doux , Versez-nous ce qui reste.

De ce parfum céleste Qu’on respire à genoux.

O Marie ! ô ma mère Dont l’image si chère Brille au milieu des fleurs ; Qu’un regard de tendresse Sur notre âme s’abaisse Pour l’inonder de pleurs !

Pleurs qui sont la rosée De la terre épuisée f Du cœur qui sut souffrir; Baume à toute blessure Dont la puissance épure La crainte et le désir.

LES ROGATIONS A LA CHAPELLE

Alors tout est cantiques , Les chants mélancoliques Sont des échos lointains; La tristesse et les larmes , Le trouble et les alarmes , Sont des fantômes vains ; Toute joie est sacrée, Toute fleur savourée, Tout amour vérité...

Dieu parfume la vie Et notre âme est ravie De sainte volupté!

MERCI

Quel bonheur de sentir son âme Se fondre en sublimes concerts !

De lancer ses ailes de flamme Par-delà l’immense univers!

Quel bonheur, quand le cœur oppresse, D’avoir un beau luth qui s’empresse

MERCI

De prêter ses divins accords ;

De donner une voix profonde Et de la jeter sur le monde Qui bat des mains à vos transports!

Merci de votre Providence ,

Mon Dieu! merci de vos bienfaits!

Vous m’avez brisé de souffrance,

Mais dans la souffrance est la paix.

J’ai pleuré huit ans solitaire ,

Huit ans j’ai porté sur la terre Mes inconsolables douleurs...

On cherchait en vain à comprendre Ce que vous seul deviez m’apprendre ; L’amour fécondé par les pleurs.

Merci , mon Dieu ! merci des larmes Qui m’ont abattu si longtemps;

Merci de ces vaines alarmes Qui ternirent mes plus beaux ans; Merci des terreurs de mes rêves ,

Du froid subit qui sur mes grèves

MERCI

Me saisit dans les soirs d’été ;

Merci de ces bruits de tempête Qui retentirent sur ma tête Comme un écho d’éternité !

J’aime à voir ma mélancolie,

Pâle sous ses voiles de deuil , S’asseoir pensive et recueillie Le front penché sur un cercueil !

J’aime à m’approcher d’elle encore, Comme un premier rayon d’aurore Qui se glisse au sein de la nuit; J’aime à lui dire ma pensée.:

Que mon amertume est passée ,

Que le rayon de paix me luit.

J’aime à courir sur les montagnes Comme un enfant dès le matin;

A redire aux fleurs, mes compagnes , Aux abeilles d’or sur le thym ,

Au lis entr’ouvrant sa corolle :

Que mon front a son auréole,

MERCI

Mon cœur aussi ses doux parfums; Que j’ai ma place en la nature.

Et qu’une splendide parure Rayonne sur mes cheveux bruns!

J’aimo aux vagues de mon rivage A dire aussi tous mes secrets ;

A sourire aux coups de l’orage Qui froissaient mes sens inquiets.

J’aime, à ses plus rudes secousses, M’apprêter un lit sur les mousses , Le regard errant dans l’azur...

Quand des éclats se font entendre , Je cherche l’écho le plus tendre ,' Le petit ruisseau le plus pur.

C’est que mon âme, en sa tristesse, Roulait un océan d’horreur;

C’est que, vaincue en sa détresse, Elle s’abreuvait de terreur.

La tombe et ses ombres livides Réjouissaient ses regards vides

MERCI

Comme l’abîme du néant...

Tout s’était éteint sur la terre ,

Et, de plus en plus solitaire,

Je passais comme un spectre errant.

Mais aujourd’hui mon espérance A triomphé de mes douleurs; Aujourd’hui mon âme s’élance Comme un soleil d’or sur les fleurs.

Au lieu de cris d’inquiétude ,

Tout chante dans ma solitude ,

Tout redit mon hymne d’amour :

Mes bois , mes rochers et mes vagues Dans leurs voix si douces , si vagues , Parlent à mon cœur à leur tour.

Et moi j’entonne mon cantique , Seigneur, je chante plus haut qu’eux, Car j’ai la harpe prophétique ,

Car je sens que je suis heureux.

Ils vont roulant des voix sans âme...

Et moi je sens l’ardente flamme ,

41 MKRCI.

Étincelle d’un feu divin ;

Ils seront réduits en poussière , Et ma voix j à moi tout entière, Chantera son hymne sans fin f

LA CLOCHE

J’aime bien ma cloche le soir Quand, distrait, je m’oublie à voir Le flot qui roule à mon rivage ; Mon rêve est alors plus pieux ,

Et ce léger son me dit mieux Que l’espérance est mon partage.

4# LA CLOCHE

Je prie avec plus de ferveur,

Car la prière est la faveur Que le Seigneur ici m’accorde ;

Il me ramène par la main ,

Et je sais que j’aurai demain La voix qui de mon cœur déborde.

Doux emploi que celui d’aimer ,

De bénir et de parfumer Ce qu’autour de soi l’on arrange :

Son jardin, ses livres, ses fleurs ,

Et bientôt de sentir ses pleurs Essuyés par la main d’un ange !

Oh ! j’aime bien !... l’amour est doüx.

L’amour qui n’est pas de la terre , L’amour qu’on appelle à genoux Et qui vous répond solitaire !

Dans le monde ils ne savent pas Tout ce qui se dit dans une âme ,

Ils sont si loin du jour, hélas !

S’ils avaient un rayon de flamme !

LA CLOCHE

S’ils savaient tout... si mes secrets Ne craignaient pas d’être indiscrets ,

Je dirais : « Écoutez, silence!...

« Entendez-vous dans le désert « La voix qui parle en mon concert ,

« L’âme immortelle qui s’élance ? »

Je leur dirais : J’ai bien pleuré,

Voyez mon sein tout déchiré Et la pâleur de mon visage ;

Je passais pour un des heureux ;

On me voyait insoucieux ,

Riche et tout fier de mon jeune âge.

J’ai bien pleuré, pourtant, et croyez-en mon cœur,

Au milieu de mes nuits plus d’un songe d’horreur M’effleura de ses ailes froides ;

Je me levai souvent dans un soudain transport ,

Et , dans mon lit couché , l’on m’eût pris pour un mort , Tant tous mes membres étaient roides.

Quelle douceur dans la prière !

Quelle quiétude en $on cœur , Lorsqu’au matin notre paupière S’ouvre à votre paix , ô Seigneur ! Lorsque notre âme recueillie S’élève yers les cieux, remplie

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