BON H EU H
L’ablme de l’immensité ;
Lancer sa crinière flottante ,
Et la rapporter ondoyante Des reflets de l'éternité !
Quel bonheur pour l’âme oppressée , Vaste océan rongeant son bord,
De sentir soudain sa pensée Qui s’élance avec un accord !
Quel bonheur de sentir sa vie , Toujours pleine et toujours ravie , Demander des jours et des jours , Engloutir une joie immense ,
Et laisser sa belle espérance Sur sa tête planer toujours.
0 mon Dieu ! j’ai peur de ma lyre,
De ce céleste talisman ;
J’ai peur de mon propre délire, Terrible comme l’Océan.
Je sens que son soude me ronge , Que sa main puissante me plonge