‹ Dernier chantChapitre 46 sur 55 · LUTH ÉTERNEL · texte numérisé non relu

LUTH ÉTERNEL

C’est bien peu d’une lyre ,

Quelquefois on désire La jeter là.

On méprise en son cœur et cependant voilà Qu’on chante ,

Et la voix est touchante.

On chante pour pleurer.

Car bien souvent le cœur a besoin de ses larmes ; Et ses sourdes rumeurs , ses muettes alarmes Pourraient le dévorer.

Il faut chanter ,... il faut avoir une voix belle Comme un écho des cieux ;

Quelque chose de grand , quelque vive étincelle D’un feu prodigieux.

Il faut de beaux transports , point de faible pensée , Un accord solennel;

Il faut sentir vibrer, dans sa main affaissée , Comme un luth éternel.

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