‹ Dernier chantChapitre 50 sur 55 · PARFUM D’EXIL · texte numérisé non relu

PARFUM D’EXIL

0 jour de paix , joui d’innocence !

Rayon du ciel sur mon désert!

O sainte foi ! pure espérance , Amour... àine de mon concert.

PARFUM D’KXIL.

Oh ! quel délire !

O douce lyre ,

Verse en transports Tous tes accords !

Mon cœur nage aux sources d’aurore ; La mer n’est plus assez pour moi ; Mon aile en feu fond ou dévore Toute grandeur qui n’est pas toi , Seigneur, mon maître,

Fais-moi connaître Toute beauté D’éternité !

Mon âme immense et solitaire Sent tiède ici tout feu du jour;

Si son œil à peine à la terre Jette un tendre regard d’amour,

C’est sa fumée Qui, parfumée,

Remonte à vous En flots plus doux.

PAKFl'M D'EXIL.

Si près d’une âme je soupire , • C’est qu’elle souffre comme moi, C’est qu’un ange semble me dire :

« Son aile a besoin de ta foi ;

« Et la tristesse « En sa tendresse « Doit se guérir « Et la bénir ! »

Et tous mes pleurs mélancoliques Sèchent à ce souille des cieux , Mon cœur en sublimes cantiques S’élance tout harmonieux Et l’exilée Est consolée,

Et sans effort Gagne le port.

Elle glisse au lac sans orage En semant sa voix dans les airs , Et les mille échos du rivage Répondent tous à ses concerts.

PARFUM L’F.XIL,

La brise aimée ,

Plus embaumée .

Parle d’espoir Avec le soir.

Le voile léger du silence Tombe au lac immobile et pur.

Et nul calice ne balance Sa corolle au miroir d’azur.

Là tout repose...

Nulle voix n’ose D’un faible bruit Troubler la nuit.

Et l’àme alors soupire et prie ; Heureuse, elle attend du bonheur, Et sa paupière est attendrie En s’élevant vers vous. Seigneur !

Elle est le temple Où l’on contemple L’autel parc Du feu sacre.

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