SUR LA PAROISSE DES GRANDES-VENTES
La paroisse des Grandes- Ventes porta d'abord le nom des Ventes-d'Eavy, en latin Ventce Aquosa?, emprunte à la foret voisine, sur laquelle, par suite de défrichements, son territoire avait été conquis (i). On lui donnait également le nom de N.-D. de Beau-Bcquct, 'Beata Maria de Dello Bccqueto (2). Celui-ci est un diminutif de Bcaubec : il vient évidemment de l'abbaye de Beaubec, propriétaire, en cette localité, d'une seigneurie considérable (3), dotée
(1) M. Léop. Dclisle nous apprend que - des le règne de Gu3laume-Ic-Conquérant, des essarts se faisaient remarquer Jjns cette forêt, qui fut un des théâtres de l'activité des religieux de Royaumont. » (Etudes sur la condition de la classe agricole, etc., p.40!.) On sait que, dans le langage forestier, le mot verte, venda, signifiait une coupe de bois. (Voir Ducange au moi venda.)
(a) Ecclesia Béate Marie de Bello Bccqueto in Jbresta de Aquosis. (Pouillé d'Eudes Rigaud )
(<) Aveux de 1419 et de 1439 aux Archives nationale*, P. Ho3, vci.xv; P. 282, a, vtPaxii. Autre aveu de i536 : - Item en la vicomté d'Arqués avons haute justice, nommée les Vente* d'Avy, qui s'estent en plusieurs landes estante* en la forest d'Avy, comme la Lande-Hardei et la Lanvic-Saint-Remy et autre*, avec la chapelle de laquelle nous appartient les dîmes, et aussy le manoir de la Hayc-lc-Comte, assis près la forest de» Vente*, avec les terres et dîmes et S petites pièces de bois em'iron le.ht manoir, auquel bois le Roy... ne prend tiers ne danger; et sy
par les moines d'une chapelle qui devint, en 1263, une église paroissiale (i).
Au mois d'août 1491, les moines cédèrent au Chapitre de Rouen le patronage de cette paroisse avec une pension de 3o 1. sur la cure, en échange d'une rente de 55 mines de froment qu'ils lui devaient, chaque année, sur les dîmes de Saint-Saire (2); ils se réservèrent, toutefois, le droit de faire proclamer, par des sergents à eux, leurs plaids et assises, dans le cimetière des Ventes-d'Eavy. Cet échange fut approuvé par le pape, le 8 avril 1492.
Aux premières années du xiv* siècle, Robert de la Heuse était propriétaire de quelques maisons dans ce village, et il est à croire qu'il y séjournait plus volontiers que dans son manoir des Authieux-sur-Bellencombre (3), puisqu'il fit transférer à ces maisons les droits d'usage en la forêt d'Eavy, précédemment attribués à ce manoir, ainsi qu'on le voit par la charte suivante, conservée dans les archives
sommes, à cause Jud. manoir, francs coutumiers en lad. forest d'Avy; et, à cause de la dite haute justice des Ventes, le sieur de Mouy tient un 8* de fief, nommé le fief de la Pctitc-Heusc. » Le manoir de la Haye-le-Comte est mentionné dans un compte de l'abbaye de Bcaubcc, de la fin du xive siècle : « L'an quatre vins et vin, prinst Jchennot Allart le manoir de H ùe-le-G>nte, à sn vie et à l.i vie de si famé, par xvi mines de blé et x\ 1 mines d"avainc à la mesure d'Arqués et lx s. chascun an, à paicr à la candclcur. et si doit faire une granchc oudit manoir, dont Reçnault Le Gris est pLge; et si en est le terme passé, lequel manoir est"it toui en rnvn * et destruit et tourné en non valeur. • (Arch. de la Scinc-Inf., F. de Bcaubcc.) Les religieux de Beaubec nommaient, pour les Ventes-d'Lavy et pour Bra.-quctuit, un vicomte, un lieutenant de vicomte et un tabellion.
(1) Ibid. — Eudes Rigaud bénit le cim.tièrc de cette église en 1264. (Regesti uni visitatiunum, p. 40,0.1
(1) Saint-Saire, aujourd'hui commune du canton de Neufchâtcl.
(<) La paroisse des AuthL'ux-sur-Bcllenvombre est actuellement réunie à la commune de Bellencombre.
de la Fabrique des Grandes-Ventes, qui nous a été communiquée par M. Levillain, curi de cette paroisse.
« Ph. Dei gracia Franc. Rex. Notura facimus universU. tam presentibusquam futuris, quod, supplicante nobis dilecto Roberto de la Huese, milite nostro, quod, cum ip*, rationedomorum suarum quas habetin loco vocato/«.4utiex, habeat usagium in foresta nostra Aquatici, videlice: ad capiendum boscum mortuum et viridem jacentem et mccum stantem pro suis nécessita tibus universis, neenon .<J capiendum ramum seu brancham et tercium furcum et, cum hoc, pasnagium et pasturagium libéra ad usum suum, habcatque idem miles, pro domibus suis quas habet in parrochia Béate Marie de Bello-Becco, usagium in eaJcm foresta ad capiendum mortuum et viridem boscum jacentem et siccum stantem ac brancham de pleno palmo et cum hoc liberum pasturagium, Nos usagium quod habet in dicta foresta pro dictis domibus suis des Autiex, ewJcm militi pro domibus suis quas habet in dicta parrochia, libcraliter concedamus et transferamus, capiendum et habendum de cetero, dictis domibus des Autiex predicto suo usagio privatis imperpetuum totaliter et exelusis, Nos. obtentu grati servicii per cundem militem nobis impensi. eidem volcntes gratiam facere specialcm ipMusquc supplicationibus inclinati, facta primitus inquesta per ballivum nostrum Calcti de mandato nostro super usagiis et premissis omnibus, et dilecto magistro Philippo Convcrso, canonico Parisien»!, clerico nostro, juxta mandatum nostrum remissa, per quam apparebat in hujus transmutationc non minus nostram quam dicti militis utilitatera versa ri, prefato militi usagium quod pro domibus suisiej Autiex in dicta foresta capere solcbat et habere, prout superius expressum est, capiendum et habendum imperpetuum pro domibus suis sitis in parrochia de Bello Becco predicta gratiosc conceJimus tenorc presentium et donamus, mediante una mina avene propter hoc nobis annis singulis imperpetuum in festo sancti Michaclis reddenda,
ha ta m en quod dicte domus des Autiex predictis usagiis perpetuo private remaneant et excluse, Nostro in aliis, et alieno in omnibus jure salvo. Quod ut fi r mu m et stabile perseveret, présentes Hueras sigilli nostri fecimus appensionc muniri. Actum Rothomagi, anno Domini millesimo trecentesimo octavo, mense octobris. »
Sur le repli : « Pcr Dominum Philippum Conversum,
» M AiLLART. »
Lacs de soie rose et verte; sceau perdu.
Ces droits d'usage, ainsi que ceux dont le seigneur de la Hcuse jouissait, à raison de sa terre de Bcllcncombrc, $3nt énoncés ainsi qu'il suit dans le Coutumier des forêts^ d'Hector de Chartres, des premières années du xv« siècle ( i ) :
• Mcssire Robert de la Heuse, chastelain de Bclcncombre, a, en la forest d'Eavy, c'est assavoir : le fou et le mort bois, à prendre en ladite forest pour son chauffer; et pour ce que il fu anciennement avisé que c'estoit le prouffict du Roy de bailler pour lui son dit chauffage par le verdier du lieu ou son lieu tenant, l'en fie] lui bailla, et de ce a esté et est en bonne saisine et pocession de tel temps qu'il n'est mémoire du contraire. Item il a et peut prendre, en ladite forest et en la Haie le Cesne U), pour esdilfier en son dit chastel et manoir de Bellencombrc. Item a ledit chevalier, à cause de son dit chaste), la garde des bois de Vauguillc (3), de Roscy (4), de Bosc-lc-Conte n), h gages de xii d. par jour, et le peut faire deservir par quelque personne qu'il lui plcst, pourveu que ce sou personne convenable. Item ledit seigneur peut cacher en ladite
(1) Arch. de la Scinc-Infcricure.
(a) Peut-être la Hayc-le-Comte.
(3) Vauguille, commune de Rosay.
(4) Rosay, commune du canton de Bcllcncombrc.
(?) Bosc-lc-Comte. Il existait un fief de ce nom à Saint-i'icrr*le-Vicux.
forest à toutes bestes h pié pelu, toutes fois qu'il lui p!cst et à tant de chiens qu'il lui plest, et les peut mener sans lesse. Item les veneurs dudit seigneur peuvent porter ars et saetes (i) de leur droit en ladite forest, mes que culi ne soient variés. Item ledit seigneur ou ses officiers pc\cnt porter et tendre en ladite forest toutes manières de filLs pour faire leur cache, et, se ils acueilloint i cerf ou i autre grosse beste hors de ladite forest et de la garenne, ils le pevent porcacher et prendre dedans ladite forest tam avant comme l'oye d'un cor de l'ourée de ladite forest <z>. Item et se ledit seigneur ou ses gens tenoient i malfaiteur de boiz et de pasturaige en ladite forest, ils le pevent prendre et lui donner jour devant le verdier selon ce que le cas et mefTet le désire, lequel méfiait iLz doivent montrer au verdier. Item se aucune forfeture, comme de chevaux, charettes et harnolz appartenoit à la prinsc que Ilw ou ses gens aroient faicte, le Roy aroit les chevaux, et ledit chevalier aroit le harnois. Item se ledit chevalier ou ses gens trovoient malfaiteur en ladite forest ou autres qui chassent ou archeassent (3) ou menassent chiens sans lesse ou portassent fillés souppeçonneusement par ladite forest, culx les pevent prendre et mener à justice et denuncer le fait.
» Item ledit chevalier a, en ladicte forest, à cause de son manoir des Ventes, la brance et le tiers fourc, le vert en gesant et le sec en estant, pour son chauffage, et franc pav turage pour ses bestes, et scmblablcmcnt franc pasna^c. Item ledit seigneur peut prendre, par la livrée du vcrJicr de ladite forest, tout bois, tant quesne que hestre, qui lui est nécessaire pour 1 edditlice et sustentaction de ses moulins de Belcncombre. •
(i) Sactcs, sagittee, ou fltches.
( j) Distance a laquelle on entend le son du cor à partir de lisière de la furet.
(J) Tirassent de l'arc.
Le même document coï? fi:: coc-iitre er. qu:>: consistaient les droits Je coûtée Jes "aariîan:* Je cette paroisse :
« Le commun et hib::a~s Je la s.V.e Jes Ventes ont acoustumé prenJre en Ladite forest '.e b:>-> vert en ae>ant et le sec en estant sans cs^ble. hors deîfeas. le chesne et le hestre sec p^r entrée par a=er.Je, c'est assavoir v s. pour hestre selon ce qu'iiz sont c~ans. Je p:^ plus et de moins moins, et du che-ne x s. par semblable manière, hors détiens, la branche Je plain po:ng et de mains pour ramer leur lin et eulx c!orre, par priant 1 1 d. pour manssois au terme Saint-Michel, v oeux i J. à Parues. Item pasturage pour leur botes, par paient Je chacune beste aumaille i d. t. par an. Item les habitans du lieu de Rcaumont en ladite parroissc 1 1 / doivent i mine d'avoine à la Saint-Michiel chacun feu. excepté xiu masures qui ne paient fors que la coustume dessus Jicte hors Jeffens. Item iceulx hommes ont liwée Je fourcs pour maisonner. pour paier chascun i mine de tourment Je plaine livrée et 1 1 s. d'amende. Ils ont le houx, la blanche espine hors lande et hors deffens. hem se IesJ. habitans prenoicnt ou abactoient en ladite forest un chesne, ils en seront tenus paier lx s.; et sy n'auroient pas. labre, et sy perdront le ferement. Item scmblablemcnt Je I'arssin Ju charme, Ju houx et de la blanche espine en lande, du pommier et Ju meslicr, du hestre vert, xviii s. ; du bulle, ix s. »
La seigneurie de Beau bec fut vendue parles religieux à M. de Rassent en i3<*6. Elle constitua, avec d'autres terres qui y furent réunies, l'un des Jcu\ pleins liets Joignes sous le litre Jes c fiefs, terres et seigneuries Je la lieuse, Jes Ventes- J' La vv, Jes Ventes et Chapelle Saint-Rem y. • dont rendait aveu, par un même acte, le 24 mai 1 (>«'•< 1, Nicolas I^e CorJier, chevalier, seigneur du Troncq, marquis de la Londe, président en la Chambre des Comptes
(1) Fief aux religieux de Royaumont.
de Normandie. Ce seignt-ur, dans son aveu, rappelle qje ses possessions s'étaient accrues de aiô acres de terres, anciennement défrichées dans la foret d'Kavy, qui avaient eu délaissées à son père, le z3 juin i05-S, par le duc de Longucvillc, engagiste de cette forêt; il donne au domaine tieffé de ses deux seigneuries une contenance de i .oo3 acre* de terre; il réclame, pour lui, droit de haute justice moyenne et basse, le patronage honoraire de 1 église des Ventes-d'Eavy, la présentation à la chapelle de la Ha\clc-Comte, le droit de foires et marchés, en vertu d'une concession du Roi, datée du mois d'avril 1C62; il réclame, pour ses hommes, des droits d'usage en la forêt d Faw. l'exemption de guet, louage, pasnage et de travers, pont*, planches, chaussées louvctage, fossés, motages, etc.. en France, en Normandie et en Angleterre, exemption subordonnée à la seule condition que les anciens masuriers. demeurant dans l'étendue de ses fiefs, donneraient au cure des Ventes, 3 pains de natal à l'offrande des fêtes de No.', Pâques et la Toussaint (i).
11 faut supposer que le marquis de la Londe n attach.nl qu'une faible importance au droit de présenter a la chapelle de la Hayc-le-Comte, rappelé dans son aveu, puisqu'il résulte des procès-verbaux de visite de Mgr d'Aubigné, archevêque de Rouen, qu'en 171 5, cette chapelle, comprise dans une simple ferme, était complètement abandonnée.
iM. le Curé des Grandes-Ventes, qui m'a communique la charte de Philippc-le-Bcl, ci-dessus rapportée, a bien voulu mettre a ma disposition un registre de comptes de la Fabrique de son église, de 1 543 à i 'ïjo. Les renseignements que fournit ce document m'ont paru mériter de li\cr votre attention, parce qu'ils donnent une idée de l\idminUiration religieuse et civile d'une paroisse rurale, et qu'ils permettent de reconstituer l'aspect d'une église
(1) Arch. delà Seino-lnkrieure, B. i5i.
de village, à une époque que la lutte acharnée des partis a rendue si malheureusement célèbre.
L'église des Grandes- Ventes était dans l'usage d'avoir deux trésoriers, nommés pour une année, du 1 1 juillet, fête de saint Benoît, à pareil jour de Tannée qui suivait. Il est vraisemblable que le choix de cette fête» comme début d'année, tenait à ce que l'église de la paroisse était une création des religieux de Bcaubec. Les trésoriers pouvaient être réélus. Guill. Brasdefer, prêtre, et Guill. Barguct, furent trésoriers de la Saint-Benoît 1 563 à la Saint-Benoît 1 566. Il semble, pendant un certain temps, qu'il n'y ait eu qu'un seul trésorier. Constamment, les comptes étaient rendus, le dimanche après vêpres, aux paroissiens assemblés au porche de l'église. Suivant un usage général, ils étaient vérifiés et approuvés, à la relation des mêmes paroissiens, t in numéro competenti assistentium, » par l'archidiacre, ou plutôt par son vicaire ou commis, au cours de la visite des paroisses de l'archidiaconc (i). On lui payait 5 s. pour droit de visite. On donnait 12 d. à son clerc, appelé par exception promoteur dans le compte de 1 35 1.
De même que l'archidiacre se dispensait des visites des paroisses, en se déchargeant de ce soin sur un délégué, le curé, de son côté, se dispensait de la résidence, et s'en remettait, pour les fonctions curiales, A un ou d:ux vicaires.
En faisant le compte des rentes de la Fabrique, on arrive à un total de 81 sous, ù toucher par petites parties, sur 10 personnes pour le moins. Lntre ces rentes, je ne vois a signaler que celle d'une mine de charbon a percevoir dans la nuit de NoCl • pour convertir enayde à faire le service en l'église et pour chauffer tout le commung qui •y seroit pour ouvr le service. » KUc provenait d'une do-
(1) Ncpveu, 11 juillet Ô44; Dig<.y», 11 juillet i5 4 ;; De Lnnnoy, 1 1 juillet etc.
nation faite en 1461 ; elle était assignée sur une masure entre la rue de Tournenfuye tendant à la maladerie des Ventes et le chemin du Val, grande rue du village. Ce fut matière à un très long procès. On plaidait pour cela en 1 545 ; on plaidait encore en 1 3 56, et, cette fois, au Parlement. C'est dire qu'on avait tenu à parcourir tous les degrés de juridiction (1).
Heureusement pour la Fabrique, elle avait de meilleures ressources pour faire face à ses charges. C'étaient, en premier lieu, deux quêtes, dites l'une le plat de l'église (on disait ailleurs le bassin de l'œuvre), l'autre le plat de N.-D. en l'honneur de la Sainte- Vierge, patronne de la paroisse et
(1) Curés de» Ventcs-d'Eavy dans l'espace de t:mps qu'embrassent nos comptes (tous étaient chanoines de Rouen) : Gcofîroi de Mannevillc, conseiller du Roi au Parlement, curé de Saint- Jacques de Dieppe, d'Elbeuf, d'Auzouville et des Vcntes-d'Eavy, plus tard, curé de Saint-Sauveur de Rouen, 1 536-1 547, décédé le 17 septembre de cette année, ayant pour héritière Marie de Mannevillc, veuve de Jean Dumont, sieur du Bostaquet ; — Nicolas Restoult, présenté le 1 7 septembre, mais qui résigna dès le 10, en faveur de Philippe Dumoustier, curé de Monvillc, de Saint- Aignan, au doyenné d'Eu, du Pctit-Quevilly, chantre de 1a chipellc du Roi, 1547-1 5 35, décédé au mois d'août de cette annec; — Pierre Le Comte, nommé le ax août 1 555 ; — Pierre De la Place, conseiller du Roi au Parlement, peu de temps après; — René Des Buats, autre conseiller du Roi, nommé le 8 juin i55'»- 1 5bo ; — Richard Du Fay, nommé le 28 octobre 1 56o ; — Jean Le Brun, nommé le 17 août 1 5 76. Deux vicaires aux Ventesd'Eavy, en 1 5 56 : Pasquet De la Haye, qui donna le cierge devant le «.hocur; DaviJ Le Monnier, qui donna le cierge devant l'autel à l'Ange, du poids d'une livre et demie. Outre le vicaire, il y avait trois prêtres qui résidaient aux Grandes- Vent :s en 1 554 : Mcssire Guill. BrasJcfer, M' Guill. BrasJefcr et messire Mathieu de Saint-Oucn. En 1 355, Jacques Durieu, curé de Beuiemouchel, résidait aux Grandes-Ventes et abandonnait à un autre le soin de sa cure. Du moins, l'excuse de ce curé était l'amour de sa paroisse natale, envers laquelle il s.* montra libéral.
dont on célébrait la fête, le 8 septembre. Ces quêtes avaient lieu tous les dimanches et jours de fêtes.
On quêtait aussi le jour où quelque enfant du pays disait sa première messe (i)- H y avait d'autres quêtes par le village qu'on appelait la vtï/e, suivant l'usage de tout le pays de Caux. On recueillait des oeufs à Pâques (2), des gerbes de blé (3), de chanvre ou de lin, de la rabette (4), du pain (5), du beurre, h la fête de N.-D. en septembre. Le tout, si ce n'est une partie du lin et du chanvre qu'on faisait filer ((*.), était vendu au profit de la Fabrique, ainsi que ce qui restait du pain bénit (7), les poulets, les ramiers (S),
(1) 1 353. Le jour que Me Nie. Bnrguct dit sa première messe, pour le plat, 1 2 d.
(2) « 1544. 200 d'œufs vendus aux mâchons, 16 sous.» — t5o8. Vente d'œufs. — Mais, à son tour, la Fabrique payait en œufs de Pâques les quêteurs de l'église : — « 1344. Pour les œufs de Pâques des cueilleurs pour les paniers de l'église. — 1 3 4 3 . Pour les Trésoriers et porteurs de paniers, pour avoir menché leurs ouefs de Pasqucs ensemble, 5 s. — 1347. Tour despence faktc par les cœuillcurs et porteurs de paniers avant la ville, pour leurs œufs de P.isques, 6 d. •
(3) « Ô47, 1 5 3 1 . Pour ceux qui ont cœuilli les gerbes par les maisons, 6 s., 8 s. » — 1 547. 1 18 gerbes, vendues à raison de 2 s. la gerbe, it I. 18 s. — 1367. Gerbes de blé vend.ics à raison de 5 s. 6 d. la gerbe.
(4) 1 367. Lin vcnJu à raison de 4 s. 7 d. la gerbe. — La Fabrique faisait frire de l'huile avec la rabette qui lut était donnée. — • 1 5 5 5 Pour faire huiler la rabette donnée à l'église par le fermier de la Heu se et pour la faire rapporter. •
(5) 1 53 1 . Bissac pour cueillir le pain par la ville, 6 s. — Pour le cueillir, 8 s.
(6) 1 358. On fait filer pour lVglise.— En i53o, il est question d'ouvrengne vendue. Je ne vois d'autre sens a donner à ce mot que celui de linge ouvré.
(7) 1544. Vente d'un cantet de pain bénit. — t 553» Vente de 4 pains blancs que la femme du Vielleur avait donnes pour faire le pain bénit.
(8) 1 544. Ramiers vendus 2 s. et 20 d.; moitié d'un ramier, 10 d.
les échinées de lard, le miel (i) et même les tcurts et verges d'.irgent (2), pieux souvenirs de mariages rompus par la mort, offerts à l'église par les paroissiens. Ajoutons à cela les offrandes au cierge bénit de Pâques (3), les deniers-à-Dieu des contrats de vente (4), les fruits du cimetière (5), les legs testamentaires (6), les frais d'inhumation.-qui étaient des plus modérés (7), d'autant plu* que la paroisse était pourvue d'un trésor spécial des Trépassés et d'une Charité, comme dans toutes les paroisses du pays (8).
(1) i55a. Pour 2 hyves (appartenant la moitié à N.-D., l'autre à Marguerin Le Marchant, et à Piere Du Dose), 3 s. 9 d. — Marguerin Le Marchant « avoit une hyve et en avoii donne la moitié à N.-D., et n'en a esté aucune chose reçeue, par ledit Marguenn, pour raison que les mouches sont mortes. » — - 1 553. Recudi l'errot Du Bosc, 2 pos et demi de miel qui est pour la part de l'église, des mouches que led. Du Bosc garde en moitié. • — Hive, avec la signification de ruche, figure dans le Dictionnaire du patois normand, de M. Moisy.
(2) J'ai signalé la fréquence des dons de bagues aux cgliv.s dans un nu moire tur les Reliquaires de la Cathcdrolr de Houen.
(3) Ô44. Le cierge bénit a valu i5 1. io s. — i543. Nombreuses offrandes au cierge bénit de Pâques.
(4) 1 565. Denicr-à-Dicu des terres Nicolas Brohun. vcnJucs aux plaids de Beau bec, 10 s
(5) 1544-1545. Vente de pommes et de poires. En i5G5, on plante dans le cimetière 3 poiriers et 1 orme.
('"■) Ces legs s'appelaient délais, et comprenaient les objet» les plus divers. — 1 568. « Délès d'un bouvel. »
(7) Les frais d'inhumation se percevaient à raison des tombes et du luminaire. — 1544, septembre. Pour la fosse d'un enfant à M. de Fiqucnville, 10 s. — 1 568. Pour une tombe, »<» s.: pour un: tombe d'enfant, 10 s. — Février 1545, pour avoir alum* le cierge benist au service de Thomas Le Mercier.
(S) La Charité avait une rente de 3 s. C'est par cette rente que son existence mms est signalée. — En 1 56o, on abandonne au Trésorier des Trépassés une part des gerbes quètecs; il y en a\a:i pour ta s.
M. l'abbJ Cochet, dans son Répertoire archet épique Je .a Seine-Inférieure, p 12, nous apprend que léglise de N.-D. des Grandes- Ventes, en forme de croix, est en gros et de l'an 114?; il attribue au xvr siècle un vitrail du chœur.
Voici les renseignements que les comptes, que j'ai entrepris d'analyser, nous fournissent sur les travaux de construction ou de réparation de cette église.
Vers le milieu du x\i- siècle, l'ardoise était employée à la couverture. On en achète, pour cet usage, en 154$, en 1 552 in, en 155 » 121.
La tuile était réservée pour les faîtiers du toit. On achète, pour 40 s., S3o faîtiers, dans un hameau voisin, la Vallouine (3), où Ton en faisait prendre encore en 1 5 53- Comme on ne paraît pas avoir distingué la tuile de la brique, le tuilier du briqueticr, je ne saurais dire s'il s'agit de tuiles dans le sens actuel du mot, ou de carreaux de terre cuite, dans les achats faits, en i35o, dans une propriété des chanoines de Charlcmcsnil ; en 1 55j, a Muchedent (4I, en 1 563, a Freullcville (5). Le compte de 1 5 5 5 mentionne un marché fait avec Antoine De Launay, tuilier, demeurant à Maintru «0, pour fourniture de carrcl destiné à paver la nef devant le crucifix.
En 1 544, on fait venir la chaux de la Hayc-lc-Comtc, et le grès d'un lieu dit le Crocq M.
En i549-i55o, on abattit la vieille nef, et on en fit construire une nouvelle, qui fut, suivant l'usage, précédée d'un
(i) En 1 55a, tour couverte en ardoise.
(a) Quittance du 27 août i 5 S) Je Rog r Brycre, couvreur d'ardoiie, demeurant à Burettes.
(S) Aujourd'hui ferme de S.iint-Valery-sous-Burcs
.\) Commune du canton de Longucvillc.
(5) (Commune du canKn d'Knvermeu.
{>'<) Ancienne p.iroissc réunie à la commune d'Osuv-y.
(7) Un hameau du Cr<>cq à Freslcs. « Garde du Croc, a T'-uy le-IViit. Foret du Croc ;\ Freullcville. »
porche, et dont le comble fut fait à l'aide de bois acheté chez M. de Boissay (0- On s'adressa, pour les travaux du pignon, aux maçons Jean Quevillot et Nicolas Porion; aux tailleurs de grès, Roger et Fabien Touprix. Les meneaux des verrières furent faits, moyennant 18 1., par Nicolas Bediou, maître maçon d'Arqués, i552. Pour les travaux de serrurerie, on trouva un ouvrier aux Grandes- Ventes, Jacques Marcotte. Je ne saurais dire si Sautyn et Moysant, employés en 1549 et i55o, pour la menuiserie de la nef et des portes, étaient de la même localité.
Pour les verrières, on fît marché avec un verrier de Dieppe, nommé Jean Le Marchand.
Ces verrières étaient au nombre de 6. L'une est désignée sous le nom de verrière de Saint-Nicolas; une autre était appelée t la verrière de M. notre curé, • en souvenir du don qu'il en avait fait.
L'une d'elles fut posée en 1 554, ainsi que nous l'apprend la lettre avec la quittance, inscrite sur une feuille volante que l'on trouve jointe au registre :
« Maistrc Guillaume Bras-de- Fer, à votre amour et bonne grâce je supplie estre pour recommandé et a celle de votre père et de votre oncle et de tous ceulx de votre maison. Je vous envoyés mon compère Jehan Scncchal pour assocr votre voirière, auquel vous luy ferez délivrer sa despenec, et je vous le rabatray sur ce qu'il m'est deu h votre csglisc. Escript en hatte, le lundi matin xxi\ f jour d'octobre mil v« Lltn. Rcscrivés moy par ledit Senechaî ce qu'il aura despencé. Votre très humble serviteur et amy, Nicollas Bedyou. — Je vous eusses envoyé Jacques, mais il est empesché contre ceste feste, quar vous le
(1) M. Je Boissay, sieur de Metnieres. — Les marches furent faits par Jacques Durieu, curé de Beuzemouchcl, qui mourut en 1 S 55, et donna par testament sa chapelle à la Fabrique des Grand s-Ventes. Il fut inhumé en cette égli*;. Ccuit l'oncle d'un Jean Durieu, prêtre, chanoine de Charlemesnil.
m 'a vos mande trop tart. » Au dos : < Reçu de Jehan Le Sencschal, demeurant à Arques de M r Guillaume Brasdefer, prestre, thésaurier de l'esglise des Vcntesd'Eavy, 12 s., pour payer mes despens sur Nicolle Brasdefer, durant le temps que j'ay esté à asseoir les mayneaux de la dernière verrière, et ledit Brasdefer a payé à ung homme pour me ayder la somme de 5 solz que je prometz faire rabastre à M« Nicolle Bedyou. Faict le \v° jour de novembre mil v« liih. Tesmoing mon signe cy-mis. J. Le Seneschal. »
En 1 5bo, on fit venir de Luncray un verrier avec lequel on ne s'entendit pas. On fit marché avec un verrier de Dieppe, peut-être Jean Le Marchand, que nous venons de citer.
Il est à noter qu'en 1 5 55 on avait payé 4 s. à un maçon d'Arqués, nommé Le Maréchal, pour sa peine et son vin d'avoir attaché le cadran.
A l'intérieur de l'église, on remarquait le maître autel avec un retable, qui fut peint en i54<», et un tabernacle dont la pierre fut haussée en 1 555 (1); deux chapelles celles de Saint-Nicolas et de Notre-Dame, l'une et l'autre fournies de pendants ou de rideaux.
Comme dans toutes les églises, il y avait, au-devant du chœur, un crucifix devant lequel pendait une corde destinée à recevoir un cierge (2).
Un crampon de fer retenait, le long de la muraille, une bannière, de damas rouge cramoisi, avec deux images de N.-D. Elle avait été payée 23 livres en i55'*».
En l'absence de sacristie, des coflres servaient à mettre les livres de l'église et les vêtements et ornements destinés au service divin (3).
Les extraits de comptes qui suivent ont trait plutôt à
(1) Compte de 1 548.
(») • tSGn. CorJel à pendre le cierge devant le crucifix. • (3) i555. Coffre où l'on met les livres.
l'administration civile qu'a l'administration religieuse delà paroisse. Ils sont rendus parles mêmes trésoriers, lesquels agissent en vertu d'une double procuration, tantôt au nom de la vi//e, ou, comme nous dirions, de la commune, tantôt au nom de la paroisse. Il sera aise d'en faire la distinction. Nous commençons par ce qui concerne les lépreux.
Lèpre. — n i543. Reçu pour le ladre par messire Jehan Regnaud. xxi s. »
« 1 546. Pour avoir fait visiter iv personnes, lesquels estoyent suspects de leppre, xv 1. — Pour une cytassion pour faire venir les trésoriers à Arques, a la visitassion, xv s. — Pour le vicaire dudit lieu, pour cyter lesd. trésoriers, xv s. — Pour ma journée d'avoir esté à Arque? pour faire cyter lesd. trésoriers, 11 s. — A mon advocat, pour les deux voyages qu'il m'a servi pour le fait desd. suspects, v s. iv d. — Pour avoir levé les iv sentences, v s. — Pour vi journées de moy et mon cheval, pour 11 voyages que j'ay [faits] à Rouen pour les affaires desd. personnages suspects, i.x s. »
« 1547. P°ur l'assoulte desd. trésoriers pour éviter a plus grand coust de ce qu'ils ont esté cités pour les suspects de leppre de ceste paroisse, vu s. vi d. »
» 1 5 3 1 . Receu par François Brohan, par les mains de Mondin Lambert, collecteur pour les malladcs de lèpre des Ventes, la somme de xn 1. iv s. en diminution des mises faites pour l'année passée pour lesd. mallades. »
■< 1 535. Maladerie couverte d'étoublcs. — Pour le vin du marche fait avec Pierre de Graneset Laurent DeGuygnes, pour mettre hors Nicolas Le Bonnetier et Noël Le Grand, lespreux de cette paroisse, et mettre en autre malladerie, fait en présence d'aucuns parroyssiens dénommés au marche, xi.v s. — Pour aller faire leur dilligence de obtenir lettres de provisions et bailler lieux aux malades, xi 1. xii s. vi d. Dépense faite pour clore le porchet des malades. »
« 1 556. Payé, par Esticnne Lambert, à Rouen, pour avoir conduit et mené Guillemetlc Fouchcr et l'une de ses filles, lesquelles estoient accusées de la maladie de lespre et furent menées aux espreuves, vu s. vi d. — Payé pour ung mandement de Mons. Bygnon, lieutenant de Mons. le baltf de Caux, pour faire faire assiette de la provision des malades de lespre et faire assiette de la somme de x 1., qu'il a convenu bailler et desbourser a Esticnne Lambert, de l'argent de lad. église, et xi.v s pour faire clore et wyder la mare desd. mallades et pour leur faire ung four, comprins xx s. pour le mandement. — Lcd. Lambert a desbour>é, pour mener et conduire Guillcmeite Fouquet cl l'une de ses filles à Rouen, lesquelles estoient scandalizés et accusez de lad. malladyc de lespre, la somme de x 1. — Led. Lambert a este cité par lesd. lespreux pour leur luire faire clore la mare et dcmandoynt ung four, ce qu'il
a différé, sinon qu'il leur a faict nestoyer lad. mare
I^es a priés de différer de faire le four jusques à ce que
Nicolas de Vernon a eu faict la collection de xi.v s —
Led. Vernon, quand les fonds seront recueillis, les rendra à l'église ».
t i56ô. Ensuit la mise faicte pour Tassin I>u Ricu, malade de lèpre, le 111 e jour de nov. audit an. — Pour le droit du sergent, xiî s. vi d. — Pour avoir la lettre du prieur du Mont-à-Malades, xn s. vid. — Pour le droit des malades, 11 s. vt d. — Pour le notaire et l'advocai et la sentence, x s. — Pour les despens dud. Varin et de son cheval, pour trois journées pour aller voyer visiter led. mallade, xlv s. »
■ 1 55-. Pour avoir conduit la fille du Bonnetier, à Rouen, pour la voir juger malladc de lèpre et pour ma vacation à moy et à ma bcsîc, vi 1. •
Faits divers. — •> 1 543. Pour avoir este aux haujours 1 1) de Bellencombre, pour avoir esté adjournes par Nie. de
(1) Hauts-Jours ou Haute-Justice.
Saint-Ouen, pour faire les fosses de devant Pesglisse, balle à l'avoquat, xn d. ; pour la journée, ini s.
» Pour mi videcos, pour avoir esté quérir des lettres à Rouen, au cure, x s. Pour une migne de avoyne et deux videquos balles au verdier, xxini s. »
« 1544. Paiements de Pierre Osgive et de Christophe De la Marc» mâchons; frais pour rabillage d'une aube; pour rabillage de la croix. »
« 1546. Dépense pour avoir bué le linge de l'église durant le danger (1). »
« 1 55 1 . Pour avoir esté â Envremeu, par le commandement de Mons. le doyen, pour estre examiné quel revenu il y avoit à l'église, xxs.
» Pour le messaigier qui vint cyter à comparoir devant led. Mons. le doyen, xn d.
» Journée à porter la déclaration, v s.
» Eglise cottée pour les xx s. pour clocher, m 1. m s. •
Mention de Jean Aprix, ccuyer, demeurant sur la paroisse (2).
« 1 552. Deniers assis sur les habitants des Ventes pour rellcver leurs coustumes de la forêt d'Eavy, xl s. »
« i554. Brasdefer a rabatu à Thomas Varin, collecteur des deniers qui ont esté assis sur les habitants des Ventes, pour relever leurs coustumes de la forest d'Eavy, pour ce que le fermier de la Heuse estoit cotise à vu s. iv d., considéré que Mons. de Mouy (il était seigneur de la Heuse) avoit rellcvé, et aussi que le fermier est le premier prest
(1) Peste qui fit de grands ravages dans le paya.
(a) 11 était seigneur de Vymont. Sca opinions religieuses inquiétèrent le Chapitre de Rouen. — 17 mai 1564. Contre le sieur de Vimont qui, « à la manière des hérétiques, faisoit des prédications aux Vcntcs-d'Eavy, bien qu'il n'y eût fief. On en donnera avis à M. de Carroug?s, lieutenant général de la province, pour qu'il informe. » (Arch. de la Seine-Inférieure, Registres capitulaircs. ) La famille Aprix était d'origine anglaise.
à faire service à l'église, et aussi pour éviter à procès et à la rigueur dud. sieur de Mouy, led. prestre a tenuquicte lcd. collecteur de xi. 1. t. »
< 1557. Baillé es deux vicaires et à messire Mathieu et M e Guill. Brasdefer, la somme de xiu s., et est pour avoir donné ès gens d'armes de Saint» Vast (1), qui vouloient venir cy en ceste paroisse. »
» ibb<j. Paye à ung des hommes de Mons. de Mouy, pour avoir esté, par le commandement dud. sieur de Mouy (2) faire lesrequestes à plusieurs cappitaines de gens de cheval de ne vouller loger sur sa terre des Ventes, pour ce, ii xi 1. nu s.
■ Plus payé, pour et à la requeste de plusieurs parroyssiens, pour fournir aux frais et mises qu'il a convenu pour dresser la coppyc de la mainlevée de noble homme Mathias Eude, grand maître précédent, pour lui bailler et produire au greffe de Jeh. Le Conte, escuyer, à présent grand maistre des eaux et forestt, avec aultres droietz, pour le faict des coustumes desdicts parroissiens, vi 1.
XIII s. »
« Ensuit les mises faictes par Guillaume De la Haye pour cest an (juillet 1 5<»2 -juillet 1 503), qu'il a esté trésorier, tant pour les affaires de 1 église, que pour les affaires de la paroisse, et le tout par le commandement et consentement des parroissiens.
- Pour avoir faict dessendre l'ymaigc de N.-D., de saint Adrien, saint Roch, saint Esloy, saint Nicollas et les autres ymages, et pour avoir faict desmonter le revers (3) de N.-D., de saint Nicollas, le chappier, le lycutrin et 2 austicux, et avoir faict le tout serrer, pour ce, w s.
► Pour avoir rendu les comptes de l'csglisc devant
(1 ) Saint- Vaast-J'E juiqucville.
(a) Charles de Mouy, sieur de la Mull.r.iye, gouverneur de ('.aux, capitaine de 100 hommes d'armes.
(3) Revert, synonyme de contrctable.
Mons. le lieutenant Bygnon, par Guiil. Du Rieu, Roger Brasdefer, Estienne Lambert, Nie. Varin et Guill. De j Haye, tant pour la despence d'icculx, que pour le cou*: en justice, pour ce, 1 1 I. xv s.
» Pour «voir faict remonter les revers de N.-D. s<iint Nicolas, le chappier et les deux autieux et remonter le* ymages, xxn s. vi d. *
Pour les affaires de la ville.
« Payé, par le commandement des parroissiens, pour les affaires de la ville, à Arques, pour le faict des tailles en plusieurs partyes, nu 1. xu s. vi d.
« Donné au commissaire des estapes, pour exempter la paroisse de mener vyvres et munitions au Monttcrvilîier, pour ce, xu 1. x s.
» Donné au vallet dud. commissaire, xu s.
» Donné à Jehan Noël, commissaire, pour le faict Je* huches que on debvoit mener à Longueville, pour exempter la paroisse, i. s.
» Payé, pour les despendz de Guill. Du Rieu, Guill. Brasdefer et Guill. De la Haye, qui sont ailes à Arques pour penser avoir une taille pour la ville, pour et au lieu de& cydres, pour ce, x s. vi d.
» Paye, pour ung homme qui est allé à Aufay, pour s'enquérir où alloient les Reystres; pour ce, vs.
> Donné à Mons. de la Salle deux mynes de avoync du prix de cv sols.
« Payé, pour despenec de taverne avec les gens de Mon< de Moy, xvi s. vin d.
» Payé à Roger Auzou, pour aller en voyaige pour la ville, v s.
» Payé, pour aller quérir Mons. de la Salle, pour aller en requestes au cappitaine La Grange, àTorchy, comprim deux boutaillcs de vin, données au cappitaine, et la despence pour ce, xi. m s.
. Rendu à raessire Mathieu de Saint-Oucn, prebstre. pour le vin et pour le poison qu il «voit achaté pour donner à
disner à Mon*, de la Salle, qui avoit promis venir disner aux Ventes, à la Hcuze, pour ce, xxi s. vm d.
- Paye au sergent Boshulin, pour le mandement de la cotisation de l'avoync, x s.
- Paye, pour porter ung cabril, que Jehan Sellier a donne a Mons' de la Salle, m s.
» Payé à Nie. Barguet, pour avoir porté une mync d'àvoyne à Bcllcncombre, n s.
» Baillé à messire Mathieu de Saint-Oucn, pour avoir du vin pour la garde que les gens de Mons. {i) nous ont envoyez, xvm s.
» Payé, pour la despenec faietc par lad. garde et l'homme de Mons. de la Salle et Robert Carpcntier, quant ilz ont esté à la poursuitte des vaches prinses par les Allcmans, tant à Auflay que à Bcllcncombre, xi s. n d.
i Payé à Renné Bras de fer, pour la despence faicte de quattre gardes et l'homme de Mons. de la Salle et les souldartx quilz les ont compaignés en plusieurs voyaiges, pour ce, vu 1.
■ Payé au fils de Blanduriau, qui a abillé le disner, quant on e^péroit avoir Mons. de la Salle, m s.
» Payé pour lyvrc et demie de pouldrc, pour les garder,
XII s.
» Payé à Jacques de Saint-Oucn, pour de la chair qu'il a baillée pour nourrir les gardes, xn s.
» Baillé quattre boy>siaux de bled pour nourrir lesd gardes, t.xxu s.
» Paye à Pierre Le Grand, pour aller en \oyaigc pour la ville, vm s. m d.
» Achetté ung viau à Nocl de Montîort pour les gardes, quarante soulz, et en a donné dix souli pour sa part, pour ce, xxx s.
(!) M. de Moy.
» Payé pour deux poinsons et demy de cydre pour nourrir les gardes et souldars quilz les ont sollicites, xvi t. v s.
» Payé, pour dix-huict livres de lart pour nourrir lesJ. gardes et souldartz, pour ce, luii s.
» Baillé à l'homme de Mons. de la Salle, pour son sallaire de avoir esté plusieurs foys parler aux cappitaincs des Allemans pour la ville, xxim s.
» Payé pour ung mouton, pour donner au cappitaine des Allemans, un 1.
» Baillé à ung des hommes de Mons. de Moy, qui a porté et présente led. mouton audit cappitaine avec.le filz Nicolas Varin, xvm s.
» Payé, en espices pourlesd. Allemans gardes, 11 s.
» Payé au commissaire, nommé Guill. de Laste, qui demandoit encore huict poinsons de cydre en la paroisse, xii s.
» Payé, pour la despence faicte avec ledit recepvcur des estappes et pour avoir relâche et le moyen de s'en consailler, sçavoir sy on debvoit payer lesd. cydres et pour l'enprisonncmcnt de Guill. Brasdefcr et Guill. De la Haye, xxx s. 11 d.
» Payé deux poulies pour donner pour les affaires de la ville, cheux Guill. de Saint-Oucn, dit Vielleur, 111 s.
» Baillé deux chappons et ung agnel pour faire présent au cappitaine des Allemans pour avoir une sauvegarde, pour ce, xlv s.
>• Payé, pour avoir lad. sauvegarde et pour avoir porte le présent au cappitaine des Allemans par l'homme Je Mons. de la Salle et messire Mathieu de Saint-Ouen, et Nie. Le Grand qui portoit led. présent, en ce comprins. cineq soulz de pouldrc et dix soulz pour ungs soullicrs donnez à l'homme de Mons. de la Salle et la despenec Jaictc tant à Bellencombre que à Auflay, par deux jours avec les gardes et les gens de Mons., pour ce, v 1. x\u s.
* Paye, pour un cartier de mouton et ung cartfer de veau pour lesd. gardes, achetté a Torchy, xxim s.
» Pour une poulie achetée a Torchy, un s.
» Payé, quant je fus livrer l'avoync à Dieppe, pour la quittance, vi s.
» Payé, pour faire porter lad. avoyne au grenier, m s. v Pour mes despendz du disner et dcsjuner à Dieppe,
XXXV s.
» Payé, pour huict macqueriaux. pour nourrir les gardes, xm s. mi d.
» Pour les enpacqucr pour les apporter, xvm d.
► Baillé à Guill. Brasdefer, pour faire apporter de la pouldrc ausd. gardes, xuu s. v. d.
» Payé, pour quattre ouesons, pour bailler au curé d'Arqués, qui sont du marché de l'avoync, xuu s. m d.
» Payé a Jacques de Saint-Ouen, pour ung viau pour nourrir les gardes, xx s.
» Payé en viande, à Torchy, pour nourrir lesd. gardes, tant viau, beuf, que mouton et porc, xxxvn s.
» Pour troys poulies, led. jour, xn s.
» Pour demy carte de sel et une lyvre de chandelles, led. jour, a Torchy, vi s.
» Pour demy mync de bled pour les gardes, i. s.
» Donné ung chappeau à l'ungdcs g.irdcs, x s.
» Payé, pour la despence des gardes et de messire Mathieu de Saint-Ouen qui les a conduietz deux voyages à Bellencombre et à Autlay, avec les gens de Mon?., pour ce, lxxv s. vu d.
» Payé en espiecs, n s.
» Payé pour une charette qui a ramené les gardes à Auftay et conduire le capitaine au Montier-Villier, v s.
» Donné aux gardes, pour leurs sallaires, à quatre, vi 1. 1 s.
» Payé à Jehan Le Monnier, pour demy mine de bled, pour la nourriture des gardes, xi.m s. vi d.
* Payé a la lemme S> mon Lambert, pour une poulie, nu s.
» Paye à la femme de Thomas de Saint-Ouen, pour quatre poulies et troys carterons d'œufz, xxv $.
» Payé à Estienne Lambert, pour avoir envoyé du vin et faire deslyvrer du lart aux gardes, pour ce, xxni t.
» Paye, pour le soupper des gardes, à Bellencombre, quant ilz s'en allèrent, xxxi s.
» Paye, pour dix livres de beurre, pour la nourriture desd. gardes, xxx s.
> Pour la vainture d'une charée de cydres, mènes à Arques pour les affaires de la ville, pour ce. l s.
» Pour ung voyaige, que Nie. Le Grand a esté avec L-s gens de Mons. de Moy parler aux cappitaines La Grande et le capitaine Trainel, à Frelles et àTourpcs (par. de Bure> , comprins le louaigc de deux chevaulx pour porter les gens de Mons. de Moy, et deux bouteilles de vin données ausd. cappitaines et le desjuncr à Bellencombre, pour ce, lx s.
» Payé au recepveur des estappes, quant nous fumes enprisonnés pour la segonde foys, Guill. BrasJefer, Nie Varin et Guill. De la Haye, et pour rappoincteroent de» cydres, pour ce, v l.
• Pour la despence dud. appoinctement, xxxiiu s. i J. » Payé au commissaire qui nous vint quérir, xii s.
» Payé à Jehan Genêt, pour avoir mené le proceJi desd. cydres, vi I. u s.
> Payé aud. Genêt, pour son sallairc, tant de proceUx. que d'avoir adjourné les tesmoingu qui estoient au dcswllizement, poar ce, xu s.
» Payé pour le pyonnicr qu'on a livré a Arques, pour ce qu'on luy a donné, oultrc le taux du Roy, \i I.
• Payé, pour son pourpoint et chemises, xx s.
» Payé, pour ungz soulliers pour led. pyonnicr, xx s » Payé, pour aulne et demie de toille, pour faire ses
chausses, ix s. ; pour la fachon desd. chausses, 11 s. » Pavé pour sa despence, pour sept journées xwv » Baillé à Charles Bourgoysc, pour faire la délivrance
du cheval et pyonnicr, mi 1. ix s.
» Payé, pour une douzaine d'csguillettes, pour lcd. pvonnicr, xvu d.
» Pour une chainture pour lcd. pyonnicr, xv d.
• Pour une boursette pour led. pyonnicr, v d.
» Payé, pour la dcspcncc faietc en faisant marché avec lcd. pyonnier et pour la despence de avoir vacque par quattre jours, Guill. Brasdcfcr et Guill. De la Haye, comprins la despenoe du cheval de munition pour quattre jours, quant ilz ont esté lyvrés à Arques, pour ce, i. xxvii s. x d.
• Payé à Pierre Le Grand, qui a este admonester les paroyses qui sont cottisées avec nous, xxm d.
» Paye à Guill. Le Fort, pour aller en voyage pour la ville, ii s. x d.
» Payé à Noël Le Grand, qui est allé en voyage pour la ville, xv s. un d.
» Rendu à messire Mathieu de Saint-Ouen et Nie. Varin, qui [ont] achetté une myne de avoyne pour faire ung présent à Mons. de la Salle, pour ce, xi 1.
» Pour leurs despendz, n s. »
Les comptes des années suivantes mentionnent les ravages de cette terrible année i5o2, qui fut, en Normandie, si facile aux églises : « CoHre de l'église, cnf >ndr<* par les huguenots, qu'il f.iut réparer; hul'et a l'autel, également enfondré; verrière enfondrée, porche à refaire ou réparer, i :G>. » Je suis porté a supposer que ce fut par suite des dégâts de la mè ne année qu'il fallut, en i 5ûj, rcfiirc le pignon de l'église. Jean Ogyvc et Laurent Cirdon, maçons, en furent charges. Vers le même temps, on remonta la gro.se cloche dans la tour et on employa, pour la re>tauration de l'église, fi, 200 de tuiles et <»o ) Je carreaux.
Ces comptes nous apprennent qu'on comptait encore aux Grandes-Vente^ par heures canoniales. « \ b<>$. Jusque* à nonc à detl aire Je la chaux, pour 2 hommes, û sous. »
3oo
Les salaires de l'ouvrier le plus payé étaient alors Je 6 sous par jour; ce sent ceux des matons employés pour l'église. Des charpentiers sont payés 5 sous par jour. Les manœuvres ou serviteurs des uns et des autres sont payés généralement 3 sous.
3ot
NOTICE
SUR
LES HORLOGES ET LKS HORLOGERS DE LA VILLE DE ROt'EN
On ne saurait voir qu'une spirituelle boutade dans cette reflexion chagrine d'un philosophe américain : « L'homme civilisé a construit des voitures; mais il a perdu l'usage
de ses pieds Il a de bonnes montres de Genève; mais
il ne sait plus reconnaître l'heure a la marche du soleil. Il a également un almanach nautique de Greenwich, et, étant ainsi certain d'être informé, lorsqu'il en aura besoin, ilne sait plus reconnaître une étoile au ciel. Il ne sait pas observer le solstice ni l'équinoxe, et tout le brillant calendrier de l'année n'a pas de cadran dans son esprit (i) •
N'en déplaise à Emerson, il a été avantageux aux hommes d'avoir été, dans tous les temps, délivrés, par une autorité quelconque, le plus souvent par l'autorité religieuse, de l'embarras de se faire par eux-mêmes ce calendrier, indispensable pour les relations sociales. Bien avant que l'usage des almanachs eût été vulgarisé par l'imprimerie, des tables, rédigées dans les Chapitres des cathédrales plus tard les Directoires, distribués aux
(1) Ralph Fmcrson, Essais de Philosophie américaine, trnd. de Montégut, i85i, p. J4.
(2) Ces tables liaient dressées, en 1401, par le sous-chantre de la cathédrale. « La cé.iulc de ce que doit faire le s< us-vhantre. Item au senne (synode) d'yver il doit faire certaines cédulcs tant
cures, par les soins des chanoines, ont eu précisément pour objet de notifier aux chrétiens le cycle complet dc^ fêtes de l'année.
Pour la détermination rationnelle des heures du jour, il a fallu attendre plus longtemps. Pendant des siècles, les hommes, sans s'inquiéter d'une division artificielle du jour, ont dû régler leurs actions d'après trois degrés, faciles a observer, dans la marche du soleil : son lever, son coucher, et, entre deux, le midi, le plus haut point de sa course (1).
On comprend que, dans les villes surtout, ces indications avaient besoin d'être complétées pour la fixation dc> heures de travail dans les boutiques ou les ateliers, des offices dans les églises, des classes dans les écoles.
Ln bien des cas, c'était une nécessité de diviser le
qu'il doye souffire, èsquclles doivent estre contenus pour le temps advenir l'avent, la lettre dominicale, 1c nombre de la lun -, la septuagésime, la quadragésime, Pasques, Rogations et Pcniccouste, lesquelles cédules il doit bailler au sermon dudit tenne. • Je serais porté à voir une sorte de calendrier, dans rarctunu placé dans le chœur de la cathédrale, mentionné dans un règlement de ia66. « Pronunciamus arturwn debere poni ubi sclebst esse ».
De nos Jours même, il est encore bien des gens qui savent reconnaître, rien qu'à la lumière, quand « il est midi à leur porte, »
(i) * Aux douze Tables, ainsi que Pline en tesmoigne, on ne comptoit que le lever et le coucher du soleil, pour toute conjuration du jour, et, quelque t.mps après, s'adviscrent du mid . - Les Mémoires de l'Origine des Choses, de l'olydore Virgile, traduction de Bcllcforcst, 1376, p. 171.
C'est à cela que les gens de loi, dans un temps qui n'est pas très éloigne du nôtre, s'en tenaient assez ordinairement, quand ils instrumentaient à la campagne.
On voit, dans les lettres du vicomte de CauJebec, une assignation au dimanche suivant, » soleil levant, à assembler à li Marc-Ronde, - 1 3 .4 1 (Cari, de Saint- Wandrille, fo fy. «— Ailleurs,
temps d'une manière plus régulière et en parties égales. On eut recours, pour y arriver, à divers procèdes, tels que les cadrans solaires, et surtout les clepsydres (i) ou horloges d'eau, dont la pratique avait été trop répandue dans l'empire romain pour qu'on puisse supposer qu'elle ait été complètement abandonnée au moyen 3ge.
On obtint, ainsi, des divisions exactes, lesquelles servirent a déterminer les heures canoniales, qui sont les heures de l'antiquité, heures que les cloches des églises furent chargées d'annoncer au peuple des villes et des campagnes, en attendant qu'un mécanisme plus perfectionné permît, dans un certain nombre de lieux, et même dans les maisons particulières, de marquer successivement les douze heures du matin et les douze heures du soir (2).
ce sont •> des rues assises à heure de sollcul levant, à Poutine 1 de Duranvillc... ; devant le montier de Baillolct, les 5. 19 mai, a juin i385 (Plaid» de Clais, G. 3176). • — . Cy après ensuit ce que le procureur de l'euvre de N.-D. de Rouen doit faire p.mr la fabrique quint est à alcr querre h confrérie par les doyenné». Le mardi, au matin, estre a Saint-Romain, à heure d« soleil, car il y faut estre jusque» à heure de tierce,» milieu du xv« siècle (G. 20941.
(1) Les clepsydres furent longtemps en usage dans les communautés religieuses, dompte des Chartreux de Rouen, du 27 janvier au S mai 1 680 : « Payé ù frère Adrien, 9 1. 7 s. pour les verres de clepsydre que j'ai envoyés au Val-Dieu. »
(2) Après da clepsydre) a esté trouvée cette divine façon d'horloge... laquelle on voit à présent par toute l'Europe, faite de toute espèce de métaux, avec roues dentelées et des poids, le* heures estant signifiées <>u à l'esquille Je la monstre ou par le son de quelque clochette, voire avec mtsme artifice, on représ.nte si n nfvement le curs du soleil ou de la lune et des autres planettes qu'il semble .î.kis que le ciel mesme nous soit donné pour i-bjvt au reg u'd. D'autres horloges nous sont représentées entonne d'une petite bouette et autres mesunns l'heure n\ec des niduh sablons et uvines qu'on aporte dTgvpte. » Poljdure Virgile, ouvrage précité, p. 172-173.
A Rouen, les heures canoniales, sonnées par les cloches de la cathédrale, étaient, en quelque sorte, pour tous, aussi bien pour les laïques que pour les ecclésiastiques, les heures officielles. C'est ce qu'il est aisé de constater en parcourant les statuts des confréries et des communautés d'arts et métiers.
Statuts de la confrérie de Saint-Dominique aux Jacobins, 1277 : t Est ordonné que nous devons faire dire messe chascun mois, au lundi matin, à heure de messe saint Pierre (1) en la paroisse «où Je prévost maindra. Doivent guetier le cors présent, la nuit, de cacheribaut du vespre jusques au retrait de matines de Notre-Dame. » (F. des Jacobins); — de la Confrérie de Saint-Mathurin aux Augustins, i3oo : • S'assembleront à Tostel de l'esquevin dedens le retrait de nonne Notre-Dame. Le dimenche depuis le retour de matines sonné à Notre-Dame tien»
dront siège »; — de la Charité Saint-Cosme, Saint-
Damien à Saint-Denis de Rouen y 1 358 : « Le prestre et les clercs doivent dire la vegillc devant le corps au retrait de nonne Notre-Dame.... Tous les serjans doivent estre à l'ostel du trespassé dedens le retrait de prime sonnant. » {2) ; — de la Charité Notre-Dame,, Saint-Maur à Saint- Vivien, 1398 : t Deux fois l'an, l'en tiendra siège, c'est assavoir le samedi après la Toussaint, depuis le retrait de nonne Notre-Dame, et, le dimenche ensievant, jusquez la grand messe. Deux fois l'an, c'est assavoir la veille de la Toussaint et la veille de Saint-Martin d'esté, seront tenus à estre tous les serjans pour l'année quieux l'esquevin dedens nonne Notre-Dame sonnant Le collecteur apportera les collectes, à heure de prime sonnée à Notre-Dame de Rouen, au portail de Saint-Vivien. Seront dedens le retraict de prime Notre-Dame à la maison du trespassc
(1) Une des premières messes qui se disaient à la cathédrale.
(2) Ces statuts ont été publiés pour la Société Rouennaise de Bibliophiles.
pour le porter enterrer » (i) ; — des Jilassiers, 1 3 58, i3«p:
t Que nul ne puisse ouvrer du matin, fors que depuis
que l'esquelle (2) à la Mère-Dieu commencera à sonner;... qu'ils ne puissent ouvrer fors que depuis l'esquelle Notre- Dame jusques à soleil rescoussant. » (Ordon. des rois de France, VII, 636); — des couteliers, 1402 : « Nul du mestier ne commencera à ouvrer depuis le jour de Pardon Saint-Romain jusqu'à la Chaire Saint-Pierre, devant ce que l'esquelle de matines soit commencée à sonner à Notre- Dame de Rouen » (3); — des chandeliers, 1403 : « Que nul du mestier ne pourra crier chandelle par la ville, se n'est après le I er hurtde none Notre-Dame, que nul ne pourra fondre cieu ou creton, se n'est à blanc, excepté depuis l'curre de cevrefeu jusques à l'esquelle de la Mère- Dieu. » {Ordon. des rois de France, VU, 601) ; — des chapeliers, 1450 : « On ne pourra commencer à ouvrer jusques a ce que l'esquelle Notre-Dame soit sonnée; » — de la draperie, t^Si : « Que au jour de vendredi, qui est jour de marche publique, aucun ne deslye en halle ne expose
en vente aucune laync jusque a heure de prime sonnée
Tous les maistres et ouvriers du mestier de tistre laisseront
(1) Arch. de la Seinc-lnféricure, F. de delà par. Saint- Vivien.
(î) Esquelle, petite cloche, Skcllj, tintinnabulum, campanula. Voir Ducange au mot Skella. L'esquelle N. D., placée dans la pyramide de l'église, sonnait la première, le matin. — « 6 juin I-P4, fCanonicU ordinavertmt quod in isto tempore cstivali l'esquelle gallice puise tur post quatuor horas de manc, complcctorium vero more sol 1/0 et decenti. — la septembre i$2i, missjs matutinales appellatas de l'esquelle» (Reg. capitul). — Le i3 ooût i566, on constata « qu'il tenoit à Pcsscul et à la hune qu'elle ne sonnoit bien, mesmes au rouet, lequel est trop court, de sorte que la corde frappe contre la cloche ». Peu de temps après, on reconnut qu'elle était fêlée. Elle fut remplacée, en 1307, par une autre, qui fut fabriquée par Etienne Le Febvre, habile fondeur. (Ibidj
(3) Arch. de la Scinc-Inf , F. des arts et métiers.
à ouvrer à heure de complie, pourveu qu'ils ayent nuv sonner complie, dont ils seront creus par leur serment ou que l'en leur eust annoncié. » (i)
La sonnerie de none de la Cathédrale, ou, comme on disait, de none Notre-Dame, marquait l'heure à laquelle devaient universellement cesser les travaux, tous les samedis de l'année, toutes les veilles de fetes chômées (statuts des métiers de tireur de fil de fer, 1 382 ; de filassier, i 3oo : de tisserand, 1398; de couvreur, 1399; de tondeur, 1402: de tissutier, 1403 ; de gaînier, 1404; de hucher, de balancier, 141 5; de chapelier, aumucher, 1450 (Ordon. des rois de France, VII. 742, 3oo ; VIII, 367, 5oo. C10. 504; X. 35 4 ).
Indépendamment de ces heures, les cloches de la Cathédrale sonnaient le couvrefeu. Statuts de la Charité Saixt- Cosme et Saint-Damien à Saint Denis de Rouen, i35S « Tous les sergans doivent assemhler chiez le prevost deden* l'cure de couvrefeu tout sonné en l'église de Rouen. ■
— Statuts de la Charité XotreDame, Saint- \faur a Saint-Vivien, 1398 : t Huit cierges ardront devant le corp* tant comme l'en dira les vegilles, et tant comme queu\refeu sonnera, le veilleront à heure de queuvre-feu sonne j Notre-Dame jusques au retour de matines. » — Statuts de* couteliers, 1402 : « Pourra ouvrer jusques à couvrefeu sonnant en l'église Notre-Dame de Rouen (2). • A cct:c heure, qui devait correspondre h l'heure de cacherihaut du beffroi communal, on sonnait, à la cathédrale, la cloc'-.-* Kigaud, toutes les nuits que l'archevêque passait a Rouen.
— Délibérations capitulaires, 17 sept, et ru oct. 14*5 i. ;
(1) Cartul. de Saint-Maclou, aux Arch. de h Seinc-lnfeYieur-.-
(2) Décès du chanoine Pierre Assclin, le 14 mai |3;3, hcj pulsationis ignitegii. Ibid.
(3) Le 16 juin 1.S78 encore, le grand archidiacre rappelait j.iv chanoines que Mgr trouverait f-rt mauvais qu'un ne sonnit pi* la cloche Kigaud lant qu'il serait à Rouen. On la sonnait al rs u sept heures.
Les heures canoniales de la cathédrale sont indiquées dans un grand nombre de contrats de fondation (i) : Fondation pour Guillaume Alorge, maire et capitaine de Rouen, et pour son fils Robert, d'une messe à dire, à perpétuité, en l'église de Saint-Martin-du-Pont, « au i« r son et heurl de prime de la grant église de Notre-Dame, » u juin i3gC (G. 3572).
C'était d'après elles qu'on réglait les offices dans les diverses églises de la ville. A Saint-Etienne-la-Grande- Eglise (xv« siècle) : «Toutefois que on fait sermon à la grand caerc, la messe de Saint-hNtiennc, qui est accoustuméc a dire au retrait de prime, se dit en la fin du sermon. • (G. G55f>). A Saint-Godard, 1474: € Le clerc qui est chargé de ouvrir le moustierdoit sonner les cloches par trois fois au matin, à l'curc anciennement accoustuméc, c'est assavoir dès l'csquclle de la grant église. » (G. 6611). A Saint- Maclou, vers la même époque : « Le clerc sepmainier doit sonner les cloches par trois fois au matin, à l'eure anciennement accoustuméc, c'est assavoir de l'csquclle de la grant église. Sera tenu, chascun jour, de sonner queuvre feu, à heurede la grant église. » (G. 10'Jyi (2).
Ces heures étaient observées également dins les tribunaux :
« Néanmoins il vint, a heure de vespres ou environ, à l'i'schiquier, 1342. • (F. Saint-Lô, liasse relative à Sainte- C )lombc.) Assignation p.ir un huissier, un samedi, heure de complies, Rouen, 1376. — • Kn la Vicomte de l'Eauc de Rouen, devant nous le mardi, heure de nonc N.-IV,
(1) Pendant longtemps, les ch noincs indiquaient le temps par l'heure des offices. Décès de Vimont Buffet, le 37 juin l'Sùj, circa horam complctorii; du chv.noine Le LovU, le 22 février 1 i 70, hora vesperarum (Rtg. capitul un ±).
\z) Voir aussi, dans le IlulUtni Je /j Ht tu miss ion Jt's And" quités de la Seine-iufcricurc, t. V, y. S \\, Notice sur l'ancienne (Collégiale du Saint-Sépulcre, à Rmien, les lettres ,!e l'archevêque de i .*5 i, rehtivjs au servie: divin de cette cotise.
23 av. 1 385 ; heure de prime, 3i dce. 1402, 24 fév. 1406 (v. s.), 3 mai 1406; de none N.-D., 2, 3 déc. 1405, 4 oct. 1406. • (F. du Chapitre). — « Es pics d'héritage de la ville de Rouen : Veue assise par un sergent, au lundi des fériés de la Penthecoustes, heure de none N.-D., au carrefour Ramier, 17 mai 1424; » à heure de prime, au même carrefour (F. de Saint- Laurent). — Heure de prime en la cohue près du château (F. de Fécamp). — Heure de prime, Passif de Rouen seyant devant le lieutenant général du bailli. 1428; heure de none N. D., 4, 17, 28 mars 1435 ; }eu.iî, heure de prime, en la cohue du Roi, 21 janv. 1450; heure de prime en jugement en l'assise de Rouen, 4 fcv. 1470; en l'Echiquier, cour occupée à l'expédition des causes bien tard après none, 1 heure après none, 19 nov. 1474; heure de prime, 2 nov. 1480; vendredi, 2 nov. 1482, heure de prime, iG, 17 août 1 4«j3. Plés de la ville de Rouen. (F. de l'Archevêché.)
Même à l'Hôtel-de- Ville, et longtemps après qu'on eut établi une horloge communale, on avait conservé l'usage de se régler d'après les heures canoniales : t Après none, 1457; 4 heures après none, 1496; 1 heure après none, 1497, 27 août, 3 sept. 1498; heure de prime, 6 sept. 147*. » (Délibérations de l'Hôtel-de-Ville).
Il esteertain, cependant, que notre manière de compter les heures était alors en usage. Pour nous en convaincre, il sutlira de quelques exemples.
Ordonnances données en l'Echiquier, 1403 : « Que les haillifz ou vicomtes soient dilligens daller en chohue le i-r jour de leur auditoire dedens prime et autres jo^rs subsequens par continuer dedens vu heures du matin et dedens 1 1 heures de rellcvéc, aftin que le peuple puis* estre mieulx et plus tôt expédié (1). »
Délibérations de la ville de Rouen, 22 mars 140-, :
(1) Arch. de la Seine -Inférieure, Recueil d'arréu de l'Echiquier.
3oq
• Délibéré que, ainsi que l'en a accoustumé d'ancienneté, les con-icllicrs assembleront au lundi, jeudi et samedi en la sepmaine, à heure de vin heures du matin, pour expédier et traiter des affaires. »
Délibérations du Chapitre : Serments prêtés en la cathédrale, circa decimam horam, le 6 mars 1417, par Robert, abbé du Bcc-Hellouin ; le 22 mars suivant, par Raoul, abbé d'Auchy-lès-Aumale (1).
Condamnation de Jeanne d'Arc, la veille du Saint-Sacrement, 1431, cxrca horam nonam de manc.
Cette seconde manière de compter, bien que moins employée dans le langage populaire, avait sur l'autre l'avantage d'une plus grande précision, d'autant plus que, suivant les temps et les lieux, les heures canoniales étaient sujettes à de notables variations (2).
Ces varrations sont prévues dans les statuts des couteliers, 1402 : t S'il eschoit aucune feste triple à l'église de Rouen, par quoy l'esqucllc (de matines) sonne plus tost qu'autrefois, nul ne pourra ne devra ouvrer jusqu'à tant qu'il soit jour. ■
Les deux systèmes sont indiqués concurremment dans un bon nombre de documents. Nous nous en tiendrons aux règlements donnés par le Chapitre aux maçons de la cathédrale :
(1) De même à Montivilliers : Die dominka v* menus sept. 14*2, de nocte, hora qua«i décima; die jovis ante festum i' Bartholomei, t4^<t, adveniente nocte circa horam decimam.
(2) 3i mai 1438. Dumini, certis de causis cas moventibus, ordinaverunt quod a celer 0 usque ad capitulum générale proximum, vcl quousque aliud fuerit ordinatum pulsacio prime incipiatur hora septima et pulsatio twne Nostrc Ihmine lv>ra terciapost meridiem. — « Ce fut s*. us ce prcl.it (Guillaume Je Durcfort, dans le premier tiers du xi\f sic Je) que Ils matines qui, jusque» alors, s'et- ient chantées la nuit dans la Catludr.de, commencèrent a n'être chantées que le matin - Pommeraie, Hist. de V Eglise cathédrale, Coi.
3io
« Cy ensieut la manière et l'ordenance comme les mâchons de Notre-Dame de Rouen doivent ouvrer. Premièrement, en tous temps de l'an, doivent venir en bc^ongne quant le sacrement de la messe saint Pierre est faict et commencer quant elle est dicte.
• Et doivent desjeuner en la loge quant prime sonne de volée jusques au commencement de prime en cueur
» En karesme, quant Ouynet(i) a laissiéà sonner jusques au commencement de prime en cueur, comme dessus.
» De Pasques jusques à Rouvoisons, et du i«* jour de septembre jusques à la Saint-Michel doivent aler disner à xn heures et revenir à i heure après douze.
» De Rouvoisons jusques au i* r jour de septembre doivent aler disnçr à xu heures et revenir à i heure et demie.
• De la Saint-Michel jusques à Pasques doivent aler disner quand la grant messe est sonnée et revenir quant elle est dicte.
» De Pasques jusqu'à la Saint-Michiel, doivent prendre leur vin de nonne, quand nonne Notre-Dame va de volée jusques au i cr son de vespres.
> Et se il cchiet que l'orloge de la ville faille, ils yront disner tout temps de Tan quand la grant messe sonne, et reviendront quant elle est dicte.
» A la vegillc de Rouvoisons, saint Jehan-Baptiste, siiint Pierre, saint Pol, de l'Assomption, de la Nativité Notre-Dame, s'en iront quant on sonne nonne a Suint- Vivien. « (G. 2Û(»^.)
A quelle époque le Chapitre de Rouen at-il commence à se servir d'horloges à poids pour le règlement de* heures
(i) Cette cloche était ancienne. Elle était, comme l'esquille, p! cte dans la pyramide. Pommerayc la citait encore en i ■>''. Je ne saurais .lire doit lui vient son nom.
Horloge de la Cathédrale.
des offices, c'est oe que je ne saurais dire positivement. Ce qui est certain, c'est que les premières horloges de la cathédrale sont antérieures à 137a, puisque les comptes de la Fabrique, à la date du 6 octobre de cette année, font mention des horlogers de cette église (1).
Qu'était-ce que ces horloges ? Rien de comparable, assurément à celle de la Ville, a en juger par les gages de l'horloger, qui semble avoir été un homme d'église. Domino Marco Claron, pro mojeracione horolotfii, io s.; pro custoJia ejusdem^ ta s. 6 d. (G. 24.H3.)
En 1414- 141 5, c'était à un prêtre bénéficié en la cathédrale, Raoul de Carville, que le Chapitre avait confié la charge d'horloger :
« A Raoul de Carville pour le règlement des horloges, 1 5 s. * (G. 24S4.)
» A Raoul de Carville, prêtre bénéficié en la cathédrale, pour le gouvernement des horloges de l'église, a 5 s. », i43i-»4'3a. (G. 2490.)
Il résulte de ces deux articles qu'il y avait plus d'une horloge h la cathédrale. On peut en citer deux. L'une vivait été donnée par le curé de Montfort aux chanoines et ceux-ci la prêtèrent, le 14 novembre 1430, à leurs maçons, avec invitation de la faire placer dans leur loge, afin de mieux régler leurs heures de travail iG. 21 .><>>. L'autre était l'horloge ordinaire de l'église, la seule que mentionne une délibération capitulaire, du 24 janvier 14 46 : Concluserunt aurologium esse reparandum et préparait' dum cicius quant Jieri poterit et melius et utilius quant fieri poterit. Klle est citée dans une autre délibération, du n septembre 14S0, qui permet à Guillaume Aubcr de poser un cadran avec sonnerie, en l'église, au lieu accoutumé (G. 2141).
(1; L'n nomme Poutrel se soumet à l'amende du Chapitre pour avu;r dégainé super heroscopos hujus tvWi'.w'e (Auh. de lu S.-Inf. G. 21 i5, f> 1 33).
Sa place est indiquée dans un obituaire de la cathédrale de 1504: Ante ostium chori, circa horologium. Par la il faut entendre l'entrée du chœur du côte de la chapelle Saint-Pierre Saint-Paul (1), place que cette horloge occupait encore le 24 janvier 1662, comme on le voit par la sommation faite, de la part du Chapitre, à Grégoire Glachant, économe de l'archevêché, • de faire réparer ou réédifier l'allée ou appentis dépendant de la conciergerie de l'archevêché, tendant de la porte du côté de l'horloge de l'église à la chapelle des ordres, où à présent se tient la juridiction de l'officialité, attendu qu'icelle est enffondréc et ruinée et donne facile entrée en l'église (21. »
Le gouverneur de l'horloge ou Yhoroscopus occupa pendant longtemps un logement à l'intérieur de la cathédrale ou, du moins, dans l'enceinte de son territoire.
En 1 529, un peintre du nom de Guillaume de Bourges alias Le Grand, poursuivi à l'occasion d'un méfait, crut pouvoir chercher un asile dans le logement de l'horloger. On lui enjoignit, de la part du Chapitre, de se retirer au cimetière, où il ne devait pas être moins en sûreté, 1 1 décembre. (G. 21 53).
Le dernier avril 1 56 1 , les chanoines permettent à Gui Duval, leur horloger, de transférer sa chambre à la place des anciennes orgues, devant la chapelle de Saint-Sevcr, près des fonts.
De 1597 à 1Ô42, le gouverneur de l'horloge n'était autre que le coutre, lequel avait charge de sonner les cloches, de fournir le pain aux prisonniers du Chapitre, quand il
(1) Par testament du 20 juillet 1548, le chanoine Rcttoult demande à être enterré aux caroles devant le cadran, 3 oct. 1 >4->. Défense à l'horloger du Chapitre de jeter des immondices, in curtem caréeris curie archiepiscopi ptr fcncslram gradus Jtoro-
hfiii (Kcg. cap.).
{2) Autre délibération du 12 novembre i65o : • Porte de l'église fermée à raison de la maladie qui est dans la conciergerie de l'officialité. -
s'en trouvait, ce qui devint de jour en jour plus rare, de nourrir les chiens pour la garde de l'église, où il devait les lâcher pendant la nuit (G. 261 3). En tant qu'horloger, il touchait de gages 20 s. par an, et Ton voit qu'il s'en contentait encore en 1689 (G. 20 1 5) . Le i5 décembre 1654, on le réprimandait parce qu'il n'observait pas les sons réglementaires et sonnait de même aux fêtes triples, doubles et semi-doubles. Il lui fut ordonné de régler ponctuellement l'horloge de l'église sur celle de la Ville (G. 2193).
L'horloge communale était donc pour tous, à cette époque, l'horloge régulatrice, et l'heure qu'elle annonçait pouvait passer pour l'heure officielle ( 1 ). Il est à croire qu'il en était ainsi depuis longtemps, même pour les chanoines, à en juger par le règlement des maçons que nous avons cite plus haut.
L'horloge de la cathédrale avait été refaite, en 1540, pour 1 3 5 1., par Vincent Quesnay, maître du Gros Horloge (G. 253o). On y mit des tintcrcllcs, le 5 oct. 1541.
En 1C64, un horloger de Rouen, Antoine Bcyssac, dont nous aurons l'occasion de parler, proposa aux chanoines de la remplacer par une horloge à pendule, d'après la nouvelle invention de Huyghcns(ib57). Le marché lut conclu, le 27 mars de cette année, sur le rapport de deux chanoines qui avaient été désignés le 20 février précédent.
En 1670, on paya 36 1. a un peintre pour avoir dore de fin or et azur l'horloge de l'église et en avoir peint la cage de couleur de bois de luth. (G. 26G6, 2713.)
L'année suivante, l'horloger Jean Godcquin recevait 86 1. pour avoir fait une pendule à l'horloge et l'avoir raccommodée. (G. 201 G.)
En 1O89, il fut question de placer l'horloge dans un
(i) Inventaire de la tw<''**« S.- Laurent. Contrat de fondation du 12 décembre 007 : « Jusque* à i5 traicis de moins, sitost que 4 h. auront sonné au gros ork-gc de la Ville. . Arch. de I* S.-Inf., G. 6794.
lieu plus commode pour le public. 14 novembre i»> *. M. de Séricour, grand trésorier de la cathédrale, conjointement avec MM. les Intendants de la Fabrique, sont autorisés de faire placer l'horloge qui doit servir en cette église et le cadran aux lieux où ils jugeront le plus à propos. » — 7 novembre, c il a esté renvoyé M. de Séricour pour foire placer hors cette église le timbre qui doit servir h l'horloge ou au lieu où il jugera plus à propos, et mon dit sieur est autorisé de prendre le mestail estant de la fonte des cloches pour faire ledit timbre. »
Cette horloge fut faite, en grande partie, aux frais du grand trésorier ; mais il paraît qu'elle ne fut mise en sa -perfection que dans le courant de l'année 1702 (t). In religieux, le frère Jacques Simon, fut chargé de faire mettre des cloches ou timbres pour frapper les quarts et les demies, en y employant, s'il était nécessaire, le trut..; de la cloche Ouynet de la pyramide. Ces cloches ou timbres furent placés dans la tour Saint-Romain. Le frère- Simon s'employa à ce travail pendant un mois entier, du 2 avril 1702 au 2 mai de la même année.
Les chanoines avaient décidé de faire mettre à l'horloge quelque marque en témoignage de leur gratitude envers M. de Séricour. Celui-ci refusa. Il déclara que ce qui pouvait lui être le plus agréable, c'était que le Criapitre trouvât bon qu'on honorât, dans le diocèse, saint Claude, son patron, qu'on insérât sa fête dans le Directoire comme fétc simple, et qu'on la célébrât dans la cathédrale more duplici. Pour cela, il offrait de donner a la Fabrique une cloche du poids de 225 I. et de fonder quelques distributions pour les assistances à cette messe. L'office fut fondé, ce qui n'empêcha pas de mettre armes de M. de Séricour sur l'horloge, en conséquence d'une délibération du Chapitre, du i3 avril 1702.
(1) Ou bien il faudrait admettre qu'une autre horloge «mail
vie substituée à cJIc d> nt il c»t question en iôtf<j.
Le 5 mai suivant, le Chapitre décidait qu'à l'avenir les sons pour l'office seraient réglés sur l'horloge de
I église.
Cette horloge, la dernière de l'ancien Chapitre, avait Jeux cadrans, l'un à l'intérieur de la cathédrale, l'autre à l'extérieur.
En i;35, la Fabrique traita avec Guillaume Sabin p.intrc, « pour dorer et repeindre le cadran devant le portail de N.-D. et raccommoder celui de dedans l'église ; » il en coûta pour cela 102 1. Elle traita également avec Guillaume Bezart, maître horloger au Marché-aux-Vcaux, « pour remettre des clanches neuves à l'horloge, redresser et arrondir les roues du mouvement de la pendule, refaire la pendule neuve en acier, garnie de son coq pour le supporter, le mouvement des quarts, le mouvement des heures. » La dépense fut de 348 1. (G. 3769.) Le travail avait été vérifié et trouvé bon par trois horlogers pris pour experts.
Dès le 6 novembre iO<jo, on avait accordé 10 1. par an au sieur De la Voipièrc, horloger, pour conduire et régler l'horloge de la cathédrale. Il en fut chargé jusqu'en 1701.
Lorsque l'horloge de M. de Séricour, laquelle était sans doute d'un mécanisme plus compliqué, eut été posée, on traita (b avril 1702) avec un maître horloger de Rouen, M. Klyc Le Févre, moyennant 60 1. de gages par an.
II en était encore chargé en 170 ,. Il eut pour successeur, à partir de 1720, le sieur Ij: Vasseur, horloger, aux gages de 70 I. par an. Celui-ci occupait une échoppe près du portail Saint-Mcllon, qu'il tenait à loycrdc la Fabrique pour une somme pareille à celle de ses gages (1730). M. I.c Vasscur donna sa démission d'horloger de la cathédrale le 27 septembre i7;<». Après lui, l'horloge fut confiée au suisse du Chapitre, dont les gages furent réduits à «io 1. par an.
Notons, dans un compte de la cathiJralc de nVj5, cet article relatif à des horloges d'une forme singulière, à
l'usage du chœur de cette église (■) : « A Antoine de Grè 4e maître horloger, la somme de 4 1. pour avoir r.iccoustrv les horloges qui sont dans les chandeliers de M. le cardinal. » (G. 212G.)
Horloge de la Ville.
On ne saurait dire non plus précisément à quelle époque la ville de Rouen fut en possession d'une horloge: mm s bien longtemps avant la première mention qu'on en rencontre, il y avait deux heures que la cloche communale annonçait aux bourgeois : cacheribaut du matin, cacheribaut du soir. Cette seconde heure s'appelait aussi le couvrefeu.
Ordonnance du maire pour les éperonniers, 1 33S :•>»-'. ne nulle dud. mestier ne puisse ouvrer d'icclluy en la ville, fors de cacheribaut du jour jusques à cacheribaut <Jj soir. »
Engagement pris par un ouvrier tassetier envers un patron : « Gagnera 1 florin d'or à mouton chaque semaine qu'il y aura 4 jours ouvrables. S'il n'y en avoit que 5, ne gagneroit qu'un demi-mouton d'or; sera paye ctuqje samedi. Viendra travailler à la maison du patron à cacheribaut du jour pour finir sa besogne à la cacheribaut des vespres, * 1 3<*>o. (Tab. de Rouen, reg. 1, f 3 43.)
Ces mêmes heures étaient encore connues dans tout le cours du x\c siècle. « A l'heure que l'on appelle, audit lie.; de Rouen, cacheribaut, * G octobre 1403.
« Les guettes, chaque jour, à l'heure de eoiefTcu, se présenteront au manoir de la Ville dc\ant le sergent, - j5 m.u i4')G. (Délibérations de la Ville.)
On doit admettre, sans pouvoir en donner une picu\c
( 1 ) Don ou des cardinaux de Bourbon, ou plus vr.uicmblaHcm ■ nr du cardinal de Joyeuse.
positive, que ces heures étaient déjà réglées par une horloge publique. Mais pour en rencontrer une mention certaine, il nous faut descendre jusqu'en i58o, c'est-à-dire à une date postérieure à l'établissement de l'horloge de Paris et plus éloignée encore de l'établissement de l'horloge communale de Cacn (i).
C'est, du reste, une remarque à faire que toutes les villes ayant hôtel commun, ont eu, de bonne heure, une horloge publique; et il était naturel qu'il en fût ainsi dans un intérêt d'ordre et de police.
Ce serait prendre une peine inutile que de refaire l'histoire de la grosse horloge de Rouen, après h notice de M. Eust. De la Quérière, composée à l'aide des documents recueillis par M. Ch. Richard, mieux placé que personne pour de semblables recherches. Je me bornerai donc a donner ici la liste des gouverneurs de la grosse horloge, en y joignant quelques notes.
i3So-i3o8, Jehan de Felains (ou de Fclanis). — 1410, Olivier Homo (2).— 1448, Baudet de Colomby, que nous reverrons occupé à l'horloge de l'archevêché ; après lui, Nicolas Lambert. — i5iô, Jacques Lambert. — i53i-
(1) La sonnerie Je cette horloge était certainement nouvelle. La chronique Je Pierre Cochon, p. 324, nous apprend le jour où clic fut entendue pour la première fois : « Ln col an, en karesme mil ecc nu»* et xv, la cloche Je la loge commencha à sonner. »
(2) 3 mars 1400 \y. S.). « Marche" avec Olivier Homo, fèvre, Je faire Je son fer 10 espuis Je fer en fuurme et manière Je fleur Je lis, Jont l'en lui bailla le pation et la «ourme et gran- Jeur, Juqucl patron il ^r.i tenu J'en f. ■ r-- deux Je cette gran- Jcur pour mettre au pavillon de la porte de la vicomté, K< I. t.» On voit par là qu'Olivier Homo était ce que nous appellerions un serrurier. Mais, dans la del;!><.rati>n du 1? janvier 1400, (v. s.), il parait avec la spécialité d'h<a 1* >i:er : tixat-on «à 12 ». ô d. par semaine, une robe de 100 s. par an, des ga^es d'Olivier Homo, orlogier et garde Je l'orloge du beiîroy ; promet faire bien et deucment le gouvei nt tnent de uttremper et faire sonner ladite < rl' ge et les deux cadrens de nouvel par lui fais sur la porte Mactuure. *
1 563, Vincent Quesnay, cite comme paroissien de N.-D. delà Ronde, 25 janvier 1524 (Tab. de Rouen); fit l'horloge de la cathédrale, 1540 (Arch. de la S.-Inf., G. 2539); la répara, 17 juillet i55o (Ibid., G. 2545); contribua au paiement des orgues de N.-D. de la Ronde, dont il fut trésorier en i552 et 1 5 53. Il fut appelé à Caudebec, en 1 556, par les Trésoriers de l'église de cette ville pour la confection d'une horloge, comme on le voit par le document suivant qui m'a été communiqué par M. l'abbé Sauvage : « Le vm» jour de septembre audit an < 1 556k, payé parle dit Benard à Guillaume De Caulx. hoste du Mouton, pour la despence faicte par l'orlogier de la Grosse orloge de Rouen, lequel a voit esté faict venir en cestc ville suivant la deslibération faicte au Trésor, le jor et feste de N. D. my aoust dernier, pour cuyder marchander avecques luy pour faire une orloge neufve pour ceste ville, dont il estoit venu par deux voiages, lui deuxième, Je cheval; et au premier voiage fut dict qu'il feroit ung pourtraict, et au second voiage lui fut offert cinq cens livres, et dix escus devin, pour faire la dicte orloge seullement sans la cloche, ce qui n'a voullu accorder pour moins de sept cens livres, et par ce a fallu payer la despense montante nu 1. xv s. t. — Plus h luy payé pour son vacat suyvant l'accord des bourgeoys et officiers du Roy la somme de mi 1. xin s. t. » (Arch. de l'église de Caudebec, Compte de 1 555 . tf> 54 v°.) — 1 563 -1 568, Jehan Quesnay, employé par la Fabrique de la cathédrale. — 1 568-1571, Nicolas Daniel, domicilié sur la paroisse Saint- Lô, 4 janvier i554 (v. s.) (Tabell. de Rouen); sur Saint-Vincent, 16 mars 1 554 [Ibid.) ; démonta l'horloge de la cathédrale, 1557; répara plusieurs fois celle de Saint-Vivien, ifô.», 1571, i573.~ 1 57 1 -1 578, Guillaume Petit. M« Guillaume Petit, orloger, garde du Gros orloge, s'engage à faire à Jean Fontfryde, marchand de Clcrmont en Auvergne,
pour 340 1. t., une orloge sonnante, « en auvallc la
bouette de laquelle seroit de cristal, garnie d'or avec les
platines, aussi d'or, bien csmaillé et taillé, l'or fourny par Fontfryde,» 23 décembre i5y3 (Tab. de Rouen). Dans un acte du 18 juillet 1 573, il s'intitule horloger du Roi. U demeurait sur la paroisse N.-D. de la Ronde, où il mourut en 1578 (1). — 1 578-1 592, Claude Quesnay. En 1 578, la Fabrique de Saint-Martin-du-Pont donne roo s. •< à Claude Quesnoy, orlogicr du Gros horloge, pour avoir desmonté, remis au feu et dégressé l'orloge de céans. » Après que la Normandie se fut soumise à Henri IV (2), cet horloger fut mandé à Caudebcc pour la réparation de l'horloge posée quelques années auparavant (en i5f»4) par un horloger de Lisicux. 11 mourut peu de temps après l'achèvement de son travail, ainsi qu'il résulte du Compte de l'église de Caudebcc dont voici quelques extraits, qui m'ont encore été communiqués par M. l'abbé Sauvage : « Réparations du cadran, plomb et façon, 68 1.; peinture à nouveau du cadran, etc., io3 1. Pour reste du marché de la refaçon de l'orlogc de céans faict avec défunt M c Claude Quesnoy, maître du Gros horloge de Rouen, 0,4 1. 10 s. > — 1 5 »j 2 , François Royer. — 1 596-1612, Clément Hamel.— 1612, Noël Hubert; il donna sa démission de garde du gros horloge en i65o. — i65>>, Balthazar Martinot, nommé le 19 février (3). — 1604, Jean-Baptiste Asselin. Sa commission est du 6 juin 1604. — 1732, Michel-Jean-Nicolas Asselin, fils du précédent.
(1) Pour lit sépulture delà femme de l'orlogcr, 36 s. Compt: du 8 avril — Tour l'inhumation de l'orlogcr, demyteston,
vu s. ut d. Compte du i' r avril 1 5 7S nu 21 avril 1579.
(a) La prise de la ville de Caudebcc par le maréchal de Bin.n eut lieu le 27 octobre (Kxtrait du Compte de la Fabrique
de 1 Soi. communiqué par M l'abbé Sauvage).
( <) l'n B.dthn/nr Martinot était un horloger en renom a Pans, dans les premières aun es du xvtn» siUJc. ainsi qu'on le voit le Ihcnphraste nwJo nc ou Sonveaux caractères Jix nnvurs, 2' édition, i;oo, p. S et par Germain Iîrice, ihrscriytion Je Paris, I, joo.
Sa commission est du 10 mil de cette annJe. — 17^ >, J.-F. Dumont.
L'horloge de la Ville avnit été reparée le 10 juin 17^2, par Michel Gunard, dit Vendôme, ouvrier orlogeur, demeurant à Alisay, près Pont-de-l'Archc. Vendôme travailla à l'horloge de Saint-Laurent en 1720, en 1729 et en 1730 (1).
Horloge de l'Archevêché.
Dès 1426 il y avait certainement une horloge à l'hôtel archiépiscopal, et rien ne prouve qu'elle ne fût déjà ancienne.
(1) Un arrêt du Conseil d'Etat, pour la liquidation des dettes de la ville de Dieppe, maintient parmi les charges communales une allocation de 40 I. pour l'horloger de la ville, t666(C 220). Quand il n'y avait pas d'hôtel de ville, l'horloge communale était logée à la tour de la principale église. Il en était ainsi à Pont- Audemcr,dès la fin du xvi« siècle (Arch. de cette ville). A Cajdebec-en-Caux, la Fabrique essaya vainement de traiter, en i55'"» f avec le maître du gros horloge de Rouen pour l'horloge, avec un fondeur pour la cloche. Peu de temps après, elle fit marché avec Jean Collemont et Richard Quesncl, horlogers de Lisicux et d'Honfleur, pour l'horloge ; avec Jean Buret, fondeur à Rouen, pour la cloche. La cloche fut fabriquée avant l'horloge, par suite de difficulté avec l'horloger Collemont. L'horloge fut placée m mois de juin 1 5f>4. • Juin 1 364, preste" à Jehan Collemont, orlogi .r, durant qu'il besoignoit à l'orlogc par le commandement des habitansdc la ville, pour ce qu'il disoit n'avoir argent pour avoir du charbon et autres nc^osses durant qu'il besoignoit à IjJ. orlogc après ledit arrest, donne lxv s. » L'horloge était réclamée rar les habitants : « Janvier ibtVi (v. s.). Et pour ce que alors il n'y avt.it orloge en lad. ville, de Caudcbec, avuient este led. thesauriers en nécessité, pour raison du murmure des bourg, y» ci ha 1 iians de lad. ville faire m cet re une orloge à lad. église par (iieftin Du Fay, pour le temps de 3 moys por le prix de xu I. xv s. t. » Extraits des comptes de la Fabrique de Caudcbec, communiques par M. l'abbé Sauvage.
On voit, en effet, dans les comptes de 1426, 1427, 142S, inscrite comme dépense, une somme de 20 s. «à l'orlogicr pour mettre à point l'orloge de l'ostel de Mons'. • (G. 28, 29, 3o). L'horloger était un nommé Jean Du Conseil.
Le compte de 1431 porte la même somme, comme gages de Jacques Du Conseil, « orlogeur, pour actremper et gouverner l'orloge de la court, 1 autrement dit, de l'officialité (G. 32).
Un autre nom figure dans le compte de 1437. On y trouve un article ainsi conçu : « A Baudet de Colomby, orogeur, pour avoir mis appoint et repparé l'orloge de l'ostel, c'est assavoir rc n'ait l'abre et le pignon de la r[o]ue du foliot, les volans remplir et appeticier les pertuys des pilliers, les roues repparer où mestier estoit et tout mettre en boys et fournir de fil d'archal et cordes à ce nécessaires, par ma renié fait à luy, .... un 1. » (G. 38.)
Cet horloger est encore nomme dans le compte de 1456 : t A maistre Baudet pour avoir refaict l'orloge de l'oitcl, 7 s. 6 d. » (G. 53.)
Horloge de Saint- Laurent.
Le compte de 1526-1527 mentionne « un crampon mi> à l'huis de l'horloge. »
En 1 03 3, on fit marché avec un nommé Martin De la Londc, horloger a Fauvillc, pour la fabrication d'une horloge moyennant une somme de 017 1. Le contrat fut reconnu, au bailliage de Rouen, le 24 avril de celte année. On eut à payer, en plus, au charpentier, iù 1. 17 s.; au plâtrier, i<"> I. 17 s.; pour les tinterelles qui furent mises au haut de la tour, 4 1. 10 s.; à Samuel Allain, peintre sculpteur, pour le cadran, 3o s.; au fondeur N J * Juppin, pour 2 petites cloches qui devaient sonner les demi-heures, du poids de hj<j 1., 1 3<j 1.; à Jérôme Grebauval, horloger, cl À Noël Hubert, maître du gros horloge, « pour avoir veu et visité ledit orlogc et dresse leur rapport, • 9 I. 12 s.,
le tout faisant un total de $20 1. 18 s. 8 d. Les experts signalèrent des défauts considérables dans le travail de De La Londe, ce qui autorisa les Trésoriers à en demander la réparation, et, sur le refus de l'ouvrier, â le poursuivre au bailliage, où ils obtinrent contre lui, le 16 mai, une sentence, après une nouvelle expertise qui avait été confiée à David Thorclet et Pierre Grebauval, maîtres horlogers ( 1 .
De La Londe ne se tint pas pour battu. Il fit appel nu Parlement qui ordonna, le 22 mars 1 635, une troisième expertise dont furent chargés N a *deNourry, horloger de- Gisors, choisi pnr la Fabrique. Jacques Laillet, horloger d'F.vreux, choisi par De La Londe. Cette expertise ne fui pas plus favorable que les précédentes à De La Londe. qui perdit définitivement son procès.
On ne peut douter que ce ne fût avec raison, puisque. H ans après, les horlogers, qui furent appelés à visiter ^on travail, déclaraient qu'il était à refaire. Le 22 fév. d'après l'avis du maître du Gros horloge, on fit marché avec Pierre Dcshaycs, maître serrurier à Rouen, lequci avait donné des preuves de sa capacité par les travaux du même genre dont il s'était chargé, tant en cette ville, qu l'extérieur. On traita avec lui pour 200 1. ; et bientôt aprv» on lui confia le gouvernement Je la nouvelle h^rl<u v moyennant 3o 1. de gages par an (2). Il en était encore chargé en 1G.S4.
Après lui, le sous-clerc de la paroisse gouverna l'horloge aux mêmes gages.
< 1) La cause fut plai.U'eau bailluge p.ir l'avocat Dehors, i «p.: un donna pour honoraires: pour un premier plaidoyer, t'y * ; pour un second, <> s.; pour un troisième, 5 s. L'expertise ■-. Th"iclet et -!e Grcbauvtl coûta au Trésor il 1. ; on pava, V plus, 25 s. 6 d. pour 1 p<*ts de vin ci i grand pain pour les ta t. I ne.
(2) On avait p:>vc, en à Martin I.nmy, 24 1. pour n-
antuc de s'. s g 'i^'S a .rnluirc l'hor! "C.c; en lô p, au même . t à Michel Du Nosc, panillc somme.
Cette horloge fut réparée par Jean Boussart en 171 1, 1712; par François Porte en 1740; par Vendôme en 1720, 1724, 1729, 1730 (1).
Horloge de Saint-Maclou.
On constate que, presque dès le temps de sa reconstruction, l'église de St-Maclou fut pourvue d'une horloge.
Dans le premier registre de comptes qui nous ait été conservé, à l'année 1436, on lit : « A Guillcmin Ausoult, pour lxx 1. t. de plomb pour le contre-pois de l'auloge. »>
En 1445, cette horloge était réparée par un nommé Baudet, le même vraisemblablement que Baudet de Colomby qui travaillait vers le même temps, a l'horloge de l'archevêché: « 3o mai 144^, à Baudet, aulogier, pour avoir fait une roc à l'auloge, à monter le contrepois et rapareillié l'auloge, xxxiv s. vi d. » Des cctcmps-la, cette horloge avait un gouverneur, payé 40 sous par an : • A Robinet pour le terme de Pasques 1440, x s.; — pour le terme de S'-Jehan, x s., et pour le terme S'-.Michcl, x s. » (2) .
En 1470, une souscription fut ouverte en la paroisse Saint-Maclou, pour l'achat d'une nouvelle horloge. 72 personnes s'inscrivirent, entre autres : Jacques Pontis, Robinet Pinel, le maître des ctuves, l'abbé de Sainte-Catherine; ce dernier souscrivit pour 100 s. Le 14 mars dé l'année 14^0 (n. s.), on porte une somme de 2 s. >> d.
(1) On paya à Vendôme, a 5 1. 6 ». en 1720, 120 I. en 1721», 280 1. en 1 7 lo.
i'~oi. « A Le Court, tailleur de pierres, pour avoir ^oupe et f ut \z pouls des minutes de l'hurlée, t 1. — A L angh-is, serrurier, pour avoir fourni le fer et aecomode ledit poids, 1 1. 4 s. »
(2) Mêmes gages à Frisvi Le M ustre : « A Friset l.e Mettre pour avoir atrempe l'.iuloge p« ur le ter me An .V.J, x s... : r-»ur l'.uilog:, p«.ur le tenue >'-M;.hJ 144^ x S. ; peur U- tenue de Pasques 1444, x s.; à Krisct pour le tei:ne S:-Mxhel 1445, pour l'auloge, x s. «
pour dépense * en faisant le marchié à Tasserie pour la carpenterie de l'orloge. » Cette horloge ne semble avoir été installée qu'en 1490, comme il paraît par un chapitre des comptes intitulé : « Aultrcs mises faictes par Michel Trouvé de plusieurs parties pour l'orloge, depuis le dymence vue jour de nov., jusques au dymence v* jour de mars ensuivant t.xxxx. i<> paié, le vn« jour de nov., à Tasserie, carpentier, pour boys et payne, tout fourny, non compris xv 3. que Cardinot Malleboutc luy a donné par dessus son marché, que il a eu, la somme de xvu 1. 11 s.vi d, A Hcrpin, couvreur, pour couvrir l'orloge et recouvrir le cucur d'ardoise et pour avoir abatu l'oriol de devant le Signot. mu 1. v s. Au plombier, pour avoir ouvré il* de plomb pour couvrir l'orloge, xlii s. m d. A l'orlogier, pour avoir mis le mouvement de l'orloge à point, par marchic fait, m 1. Pour bois, pour faire le pipitre où sont les mouvemens et pour la paine des carpentiers, xl s. Pour avoir employé 1 1 mines de plâtre, vu s. vi d. Pour la journée de 1 1 huchiers, pour clore de ais dessous les engins, v s. vi d. A Roger Le Fevre pour ais de chaîne à clore sous les engins, xx s. Pour ung table de noyer et pour le painJre en cadrem, xx s. Pour avoir paint le coquet de dessus l'orloge, v s. Pour avoir fait une serrure à ressort pour fermer l'uys des mouvemens de l'orloge, v s. Pour 1 1 hernies et 11 chevilles de fer pour tenir la charpcntcric de l'orioge, et poisent xi.ti 1., pour ce, x\xv s. Pour une croix de fer mise dessous le coquet, et poisc xi ni I. et demie, pour ce, xi in s. vi d. Pour une clef de l'église, pour celuy qui arune l'ourlogc, xi d. »
Les comptes du xvi c siècle nous apprennent qu'il y avait un gouverneur pour l'horloge et un autre pour le cadran, et que les cordes du contrepoids traversaient la voûte de la lanterne.
« 1 5 14- 1 3 1 7, paié a Jehan Le Tellier, qui a la charge de animer l'orloge de l'église, pour 111 années de ses gages échus à la Saint-Michel Ô17, □ raison de vi 1. par chacun
an, xvm I. ; à Guillaume Le Maistre, qui a la charge de arrimer le kadran pour 11 ans, m termes échus à la S. Jehan dernier passe 017, à raison de xi. s. par an, v 1. x s.
» <> mars 1 5 1 9, à Jehan Le Tellier, pour l'arrimage de l'orloge, pour demie année échue à Pâques 1 519, 60 s.; à Loys Grenct, au nom dud. Jehan, pour l'arrimage de l'orloge, pour demie année échue à la Saint-Michel 1 5 10, lx s. ; à Guillaume Le Maistre, pour l'arrimage du cadran, pour le terme de Noël i5i8, xs. (1). »
Le cadran occupait dès lors une partie du mur extérieur à gauche du grand portail, prés de la fontaine. — Compte de 1? 14-15 17: « D'un boursier qui tenoit à louage soubz . le kadran de ladite église, pour un terme échu à Noél i3i4, x s. — Février 1527, à maître Guillaume Trubert, pour la façon d'une pierre qui a esté mise à la fontaine du costé du cadran. — 1 533, échoppe de dessoubz le cadran. — 1 353, échoppe sous le quadran de l'église. »
L'horloge était logée, à l'intérieur de l'église, vraisemblablement dans un des bras du transept, du côté de la rue Maruinville. — * 1 514-1517. paie a ung maçon qui a
(t) if janvier i3îi (v. s.), à Bertran Marsys, pour sa pension d'avoir gouverné l\>rl«»ge, û I.
Compte de i5ïo, iJcm.
i?2S. a Jehan SeHr*.', s rrurier, pour noir ferré 6 el -cIks et gouverné l'orloge ei le kadran, 271. 10 s.
i533, i336 il i33^, ui mêtn?, qui a h char-c de l'horloge, ô I. par an.
i33^-i 33'">, à mesure Vinc.nt S iuvage, prêtre, pour gouverner l'horloge, pour les 3 ans, 3o 1.
1 330-1370, a Nicolas Danycl, horloger, pour gouverner l'hor- I >gc, loi. par an.
1578-1570, à Romain Dani I, horloger, p-.ur gouverner l';n»rloge, 10 1. par an.
i5m-i3.S2, à Antoine Bure, Jeu de l'église, pour gouverner l'horloge. 1a 1.
fait les trous h la voultc de la lanterne de la tour pour passer les cordes du contrepoix de l'orloge, Il s. — Pour ii tuyaux de bois où l'on passe les cordes du contrepoix de l'orloge; au cordier, pour la corde, iv s. vi d. — 20 avril i52i, à Guillaume Furet, charpentier, pour avoir besongné de son mestier pour acoustrer l'orloge pour faire venir les contrepoys sur la voûte du portail du costé de la rue Martainvillc, lesquels pendoyent sur le (un blanc) de l'église, à un s. par jour, xvi s.; à Nicolas Le Mersicr, pour m journées pour ayder à acoustrer lad. orloge, x s.; pour vi 1. de corde, vu s. vi d. ; à Philippes Marie, demeurant à Blainville, pour avoir arruné l'orloge pour faire venir les contrepoys sur la voultc, et fut le xxvn< jour d'avril 1 5a 1 , v 1. x s. — Le xxv jour d'apvril, pour iv soliveaux et iv coulombcs pour servir à l'orloge, xx s. vi d.; journée d'un maître, iv s.; a Pierre Ficher, couvreur d'ardoise, pour avoir recouvert lad. orloge, xiv s. 11 d. — Pour xix cz achaptez sur le kay pour servir a clore là où sont les contrepoix, xxm s. m d. — Pour m poulies de cuivre, 11 grandes et 1 petite, lesquelles poysent xv 1. et demie, lxii s.; à ung plommier, clxiv 1. de plomb pour l'orloge, v 1. x s. »
Les citations suivantes concernent l'horloge et le cadran :
« i5:if>, 10 juillet, à Philippe Marie, pour avoir habillé l'orloge et le kadran, 4 s. — i55q-i563, h Pierre Huct, charpentier, pour avoir fait une plate-forme sous le contrepoix de l'horloge, lxxiii s. ; pour m hays à mettre sur lad. plate «forme, xvm s. — 1 575-1 57S, pour avoir rctait la verge de la balance de l'horloge, x î». — iôoi, à Clément Duhamel, orlogcr, pour avoir raccoutré l'horloge, wwi 1.; à Jacques De la Rerchc, qui y travailla, x\v s. — ifiij, à Noél Hubert, maître du Gros Horloge, pour avoir refait l'horloge et raccommode le balancier, m 1. — 1020, au même, pour raccoûtrer l'horloge et fait :>onncr 1 timbre dans l'église, 1 \\\ l.; au fondeur, pour le
timbre pesant v 1. et demie, ex s. — 1621, au même, l 1., pour vendue et livraison d'un mouvement par luy faict pour faire cheminer l'esguillc du cadran appozé sur le porticle de la bouticlc proche de la fontaine de l'église. — A luy la somme de xvi s. pour le vin dud. marché et pour les gardons qui avoient changé la monstre de l'heure au bout de l'esguillc dud. cadran, xvi s. — A Guillaume Abraham, la s rmme de xxxix 1., pour l'encastillement par luy faict et dore pour mettre à la monstre dud. cadran. — 1 *>34, à Jean Congnefort, orloger, pour avoir fait un quadran neuf à lad. église, xxxv 1. — i^-p, à David Thorelct, maître horloger, la somme de xx 1. pour avoir veu et visite l'orlugc de lad. église et remarqué les delfaults qui se sont trouvez en icelle et au cadran, lad. horloge desmontée, nestoyée, et donné son advis pour la réfection etrestablissement des deffaultz qui s'y sont trouvez et dressé le desseing. — 1 642 , au même, pour réparation de l'horloge, \i. 1. — A Pierre Deshayes, maître serrurier horloger, pour son salaire et vacation d'avoir reîaict l'orloge suivant le desseing à lui baillé et qu'il est contenu au marché par luy faict avec MM. les thésauriers, ci x I. — H'^f», au même, pour avoir raccommodé l'orloge, faict un pignon, une verge de 1er au balencier, retaillé la roe, raeommodé les autres mouvemeuts. » l.c 2 mars, en on décida de
f ure faire deux cadrans, l'un au grand portail, l'autre dans l'église, contre les orgues, dans le genre de ceux de la cathédrale, l.e 14 septembre, on approuva les devis et le dessin du menuisier Longuet. I.cs travaux de serrurerie lurent confie*, à Pierre Deshayes, précité.
En 1712, l'horloge de Samt-Maelou se montait deux fois par jour.
Le * septembre 1 7 14. <>n ehat geait le Trésorier de la Fabrique de la faire réparer, de manière à ce qu'elle pût aller 3o heures et sonner les quart-» et demi-quart -> ; mais, le 3 1 juillet 1 7'JM. on ne lui de m m Jait plus de m ir Jiei que 20 ou 2S heures.
Enfin, en 1740, on fait fabriquer, moyennant 1,200 I., par Nicolas Beauvais, une horloge neuve qui fut soumise à l'examen des horlogers Riault et Porte, et donna lieu à des critiques fondées. Le cadran fut changé de place, peint et doré extérieurement par Le Prince en 1 741 , repeint et doré en 1 790.
Horloge de Saint-Martin-du-Pont.
L'horloge de Saint-Martin-du-Pont est mentionnée dans V Histoire de Rouen, de Farin, p. 241.
« L'horloge qui est au plus haut étage de ce clocher est très ancienne. Le timbre de la cloche de cette horloge fut jetc au moule l'an 1 5o3, où l'on void écrit qu'elle s'appelle Marie et qu'elle fut faite pour servir à l'église Saint- Vivien. »
Le compte de 1578 nous apprend qu'elle était placée dans la tour de l'église et qu'elle était gouvernée par un homme du métier.
Elle fut réparée, peut-être refaite, par François Porte en 1742, 1748. Le Prince en peignit les deux cadrans qui étaient au clocher, chiffra les heures en noir, le fond en blanc, fit un soleil en or avec un fond en bleu, dora les bordures et les aiguilles. 1748.
Elle fut plus tard restaurée par De la Place, qui y mit, en 1 7<>7, une sonnerie pour les quarts d'heure (ij.
(1) Cette horloge fut transportée en la tour de Saint-Vincent, à lcpoquc de la Révolution. — Compte de 1 578 : - pour une échelle pour servir, à la tour, pour l'horloge, 6 s.; — à Porloger, pour avoir gouverné et mené l'orloge durant l'année, i5 1.; — à ung orlogcr, pour avoir besongné et racoustré l'orloge qui estoit arrestée sans sonner, 6 1. ; — à ung serrurier, pour avoir besongné à racoustrer lad. orloge, 60 s. ; à ung orlogcr, pour avoir besongné et rneoustre lad. orloge, 4 1. »
Horloge de Saint-Vivien.
Je ne saurais dire a quelle époque remonte l'horloge de Saint-Vivien ; je suis porte à croire qu'elle était ancienne, parce que, vers le milieu du xv*" siècle, la sonnerie de none à Saint-Vivien servait à régler les heures des ouvriers de la cathédrale aux veilles de certaines fêtes de Tannée.
Le premier livre de compte qui nous ait été conservé (il est de 1 5 5 ^ ) , mentionne un paiement t'ait ù Marin Goulle, horloger, « pour ses gages de conduire l'horloge de celle église ». Ces gages étaient de 16 1. par an. Ils étaient attribués, en 1597, 1C00, ion, au maître sonneur de l'église.
Les comptes mentionnent des travaux faits à l'horloge de Saint-Vivien par Nicolas Daniel, « horlogier, qui répara la grande enoque du marteau qui sonnait l'heure, raccoûtra les volants et le rocher desdits volants, » 1 5ôo- 1570 ; fit • des mcncvellcs neuves pour servir à monter les contrepoix, » 1 571-1 57a; — par Claude Quesnay, « horloger, demeurant au Gros Horloge, qui démonta l'horloge, raccoûtra et fit quelques rouets neufs avec cuivros. » Il en coûta 60 I. à la Fabrique, qui dut en emprunter une partie et se montra peu satisfaite de cet ouvrier, contre lequel elle plaida, 1 370-1 58o. — D'autres travaux furent exécutés par les serruriers Langlois, iSn ; Gaspard Grossœuvre, 1 55S, 1 5 5o, 1 ^77 ; la veuve Grosse-livre, 1 3 • 1 3 ; Laurent Gro^euvre, iSvj, i5<p; Pierre l e Sommelier, horloger, mho; Pierre Dc^haye>, 1 «'►**"•,
Ln 1717 et 1724, la Fabrique fit marché avec Pierre Bcssin, maître fondeur, pour remonter tous les jours l'horloge, l'entretenir de grosses et menues réparations tt y fournir tout ce qui dépendait du métier d horlogerie.
Cette horloge est indiquée, dans les comptes Je Ô71- 1 572, comme placée devant le grand cimetière : < La porte
du grand cimetière de devant le cadran. » Un titre de iGGo parle de la maison de la Massue, par. S. Vivien, « devant le quadran (ficelle, au coin de la rue des Matelats. n
Ce cadran existe encore. Il nous paraît, par son architecture, pouvoir être rapporté aux dernières années du xvic siècle. Nous en donnons ici le dessin.
Horloges de Saint- Lo, de Saint-Ouen, etc.
Au xiv* siècle, au prieuré de Saint-Lô, les heures sont indiquées par approximation, ce qui peut faire suppo^-r qu'il n'y avait pas encore d'horloge. i3(*>3,a l'église paroissiale de Saint-Lô, circa auroram campane pulsantur. Au prieuré de Saint- Lô, canonici ofjîcium matutinum cornsueverunt dicerc et ctUbrare in choro dicte ccclcsie, .jujlibet nocte, hora medie noctis, vel circa, seu paulo post.
Mais, dans un compte de 1 49 5 T on trouve la mention suivante, qui ne permet aucun doute sur l'existence d'une horloge déjà ancienne: « Pour avoir fait reffairc le réveil, lequel estoit rompu, quant on me le bailla, 9 s.»
Vers la même époque, il y avait une horloge a Saint- Ouen. On lit dans le compte de 1469: « A Robin Le Brct, orlogicr, pour ouvrage de son métier, par luy faietc au resveil de l'église de céans, en l'an et temps de ce présent compte, Co s. »
Le compte de 1498 contient un article pour les gages de l'horloger : « A Guillaume Bcsent, pour moitié de ses gages d'avoir gouverné l'orlogc, 40 s. ; » une moitié était payée par l'abbé, l'autre moitié par le maître de l'oeuvre.
Dans les comptes de « 509, 1 5 10, même prix payé à Jehan Le Tcllicr, pour avoir gouverne l'horloge du monastère (1).
Il est probable que l'horloge primitive deSaint-Ouen se trouvait à l'intérieur de l'église, du côté du chœur, comme a la cathédrale, à Saint-Maclou, et aussi à l'église de l'abbaye de Fécamp.
Le Livre des choses mémorables de Saint-Ouen nous apprend qu'en l'année iGG5, « le petit horloge de l'église fut fait aux frais de la communauté, que l'on y employa plus de 5oo écus et que, la même année, l'on fît l'autel de Saint-Benoît en la chapelle où est le petit horloge. »
Mais, dès ce temps, il y avait une autre horloge que l'on appelait le gros horloge. En iC65, on employa environ 1 ,oool.poury faire faire, parAntoinc de Bcyssac, une pendule qui ne fut achevée qu'en n>M>. Cette horloge était placée dans la tour du bas de l'église. Elle fut déplacée en i<»<>3, ainsi qu'on le voit par ce passage du même Livre des
(1) Compte <lu Valnsse. Ic Pâques 1 5 1 5 à Pâques i5i6, sous le titre de serruriers et nuire Ji.uilx: • Fachon lies barre» des pil Ucrs de la tour, avuir besonyné a l'orloge, faict vies crampon* pour les pillicrs de la tuur. »
choses mémorables : « iôj>3, l'orloge qui étoit placée dans la tour du bas de l'église étant presque inutile aux religieux de la communauté, qui ne l'entendoient pas de leurs chambres, a été transportée entre le Chapitre et l'église, et la sonnerie, placée dans la grande tour, qui est sur la croisée de l'église, avec 3 montres placées l'une dans le dortoir et les 2 autres aux 2 côtés d'icelluy, du côte du cloître et du jardin. Toutefois, pour satisfaire au public, on a fait faire un mouvement sur le dortoir de nos confrères externes qui fait marcher la montre que l'on a placée au-dessus du portail de l'église. *
L'horloge de Saint-Ouen est citée dans les Récréations historiques, critiques, morales, etc., de Dreux du Radier, 17G8, t. II, p. 1 1S :
« L'horloge de Lyon avoit, dit-on, été construite par le diable, ou, du moins, par un sorcier. On en disoît autant de celle de Saint-Ouen de Rouen. »
Beyssac avait fait aussi, pjur le prieuré de Bonnc- Nouvelle, une horloge dans le genre de celle de St-Ouen.
Il n'est pas douteux qu'il n'en ait établi de pareilles dans d'autres maisons religieuses de notre ville, mais les renseignements nous manquent.
En parlant de l'horloge de la cathédrale, j'ai cité le frère Jacques Simon qui fut chargé de la réparer, en 1702. l'n autre religieux, le P. B. (Buriot de Saint-Clair), augustin. lit imprimer, en 1710, chez Cabut, rue du Bec, près la Messagerie de Paris, a Rouen, un traité intitulé : Horlogèopraphie pratique. Je suppose qu'il résidait à Rouen, parce que. à la page 07, il recommande, pour l'achat du cuivre. M. Le Roux, fondeur, demeurant rue Beauvoisine.
Autres Horloges, Horloges des Consuls, etc.
Parmi les horloges publiques, il y aurait encore à citer celles du Bailliage de Rouen et du Palais de Justice.
Celle du Bailliage fut réparée par Antoine De Grèges, en 1Ô08.
C'est sans Joute parce qu'il était chargé du gouvernement de ces horloges que Guillaume Petit, en 1 573, prenait le titre d'horloger du Roi.
Plus tard, Guillaume Seney, horloger à Rouen, s'intitulait, ù son tour, « juré visiteur pour le Roi en la ville et banlieue de Rouen des horloges de S. M. \»
On peut encore citer, dans le nombre des horloges publiques, celle de l'Hôtel des Consuls.
('cite horloge ne nous est connue que par une feuille imprimée qui en donne le dessin, avec une légende portant pour titre :
« Explication de tout ce qui est contenu en la présente tigure de l'orloge de messieurs les prieur et consuls. » li)
« Les heures et demy heures sont marquées en or au grand cercle d'azur que démontre une fleur de lys posée au bout d'une aiguille attachée au centre.
» Au cercle blanc qui est contenu dans ecluy des heures, les jours des mois sont marque/ de noir et démontrez par la pointe d'un dard argenté, lequel se trouve justement à i i heures sur le chiUrc du jour courant du mois pour estre 24 heures à cheminer d'un chilfre à l'autre.
• Au dessus du cadran des heures est un ciel figuré en forme de nuées émaillé de bleu et enrichy d'étoiles d'or, au centre duquel est un globe qui démontre le cours de la lune, à sçavoir la nouvelle lune quand le dit globe paroist tout noir; le premier quartier quand il est moitié noir et moitié d'or et que la moitié noire est a droit; la pleine lune quand il est tout d'or; le dernier quartier quand il est moitié d'or et moitié noir cl que la moitié d'or est droit. Au milieu du globe il y a des chiffres depuis un jusqu'à 2<j et demy qui marquent l'âge de la lune, et au dessus est un fleuron qui indique combien la dite lune a de joins.
( 1 V Je dois la connaissance et ht communication de celte feuille ;i M. Julien Kt-lix.
>. Au grand cercle de bas sont marquez les mois et le nombre de leurs jours et un petit Gupidon qui de l'un des doigts de sa main gauche montre en quel jour du mois
on est; le bras gauche duquel s'alonge depuis le 20 de décembre jusqu'au 21 de juin, puis se raccourcit peu à peu jusqu'au dit 21 de décembre, faisant son cours en un an. » Ce grand cercle en contient un autre où sont les
12 signes du zodiaque et lesdegrez du soleil montrezparle poulce droit du dit Cupidon, lequel enseigne chaque jour en quel signe et en quel degré est le soleil.
» Dans ces deux derniers cercles il y en a encore un autre, où l'indice de la main droite dudit Cupidon marque les déclinaisons du soleil, c'est à dire de combien de dcgrez le soleil est au deçà ou au delà de la ligne équinoctiale.
> Au milieu du grand cadran est une ovale sous laquelle les sept planettes passent, qui marquent l'une après l'autre les sept jours de la semaine, à scavoir : le soleil le dimanche, la lune le lundi. Mars le mardi, Mercure le mcrcredy, Jupiter le jeudy, Vénus le vendredi, Saturne le samedy; les dites figures sont à demy bosses et celle qui seule paroist apprend quel est le jour courant de la semaine.
» Au dessous de la dite ovale est une longue ouverture dont le fond est d'argent, et sur lequel se voit ce qui se remarque en la lîgurc suivante :
* Ans de la Nativité 1 6 5 7 de Nostre Seigneur, n Pasques i cr avril
* Epac i5 te
» Lettre G Dominicale.
». Cycle 14 solaire.
» Nombre 5 d'or.
» Sçachant le jour de Pasques, il sera facile de trouver toutes les autres festes mobiles et par ainsi tout ce qui est contenu en ladite orloge est perpétuel; laquelle a inventée faite et mise au jour David Thorelet, premier maistre orlogcr par chef-dVu vre à Rouen. -
Cette horloge décorait une maUon louée par les consuls à cet horloger, contigué .1 l'boiel des Consuls, et que nous voyons, après ini 1, 1 nue à d'autre* horlogers : Jean haillon, h'/j; Jacques Le l-'tbvre, 1075» i'"'7-S 1^.'; Thorelet, h'..jH; Le Lelme, 1701, 170a;.
Peut-être cette horloge, bien que qualifiée « orlogc de MM. les prieur consuls, » était-elle la propriété deThorelet.
Ce qui me le ferait supposer, c'est qu'en 1676, c'est-àdire quelques années après la mort de Thorelet, maître Pierre Deshayes, maître serrurier, fit marché pour la confection d'une horloge, moyennant un prix de 2 5o livres, 10 1. de vin, 4 livres pour le vin de ses garçons.
David Thorelet est auteur d'un Almanach perpétuel et universel pour les marées (1), qu'il dédia à messire Pierre de Chamisson, commandeur de Se Vaubourg sur Seine, avec l'anagramme de ce personnage :
Pierre de Chamisson Je charme son esprit,
et avec ces vers :
Lorsque je fais connoistre à ce grand commandeur Tant de rares secrets cachez dans ma rondeur, Pour luy rendre le tout visible
Et que par mon escrit 11 comprend ce qui semble estre incompréhensible,
Je charme son esprit.
Le i5 juillet «435, un inventaire du mobilier de Pierre Surreau, receveur général de Normandie, nous montre, dans le comptoir de ce fonctionnaire, rue de la Courvoiscrie, a Rouen, « ung orloge de petite essence de cuivre doré, avec les contrepoys, prisié à 100 s. t. » (2).
Les horloges étaient encore, au xvi° siècle, d'un usage assez peu répandu, à en juger par les inventaires de mobiliers que j'ai eu l'occasion de consulter (inventaires de
(1) Achevé d'imprimer pour la première faisiez jour de septembre if>57, à Rouen, par L. Maurry.
Dans ce livret, Thorelet prend encore le titre de « 1er maistre orloger par chef-d'œuvre en la ville de Rouen. » Communiqué par M. Julien Félix.
(2) Cet inventaire appartient à M. Julien Félix, qui en prépare la publication.
chanoines et de chapelains de la cathédrale). Le testament du chanoine François Austin contient un legs « d'une petite orlogc sonnante. » Il est fait mention, ù la vente du mobilier de l'archidiacre Nagercl, en 1570, «■ d'une orloge avec l'estuy de verre, vendue 40 1.; » — à la vente du mobilier du chanoine Le Brun, en t586, « d'une orloge sonnante, vendue 7 écus 7 s. » (G. 343s, 3433.) Mais de pareilles indications sont assez rares.
Si les horloges étaient d'un usage assez peu commun dans une grande ville comme Rouen, on peut supposer qu'elles étaient à peu près inconnues dans les campagnes. 11 est à remarquer qu'on n'en trouve aucune mention dans le journal de Ciilles de Goubcrville, gentilhomme riche et lettré du Cotcntin, i533-i5Ô2, et pourtant ce journal abonde en détails de toute sorte.
Au siècle suivant, horloges et montres se multiplient. KUcs sont devenues trop communes pour qu'il soit à propos que nous nous en occupions, dans une étude où les longs développements nous sont interdits.
Les horlogers n'ont commencé à faire une maîtrise à Rouen qu'en 1617.
Cette année-la, les horlogers de la ville et de la banlieue, au nombre de 14, présentèrent une- requête au Roi, où ils lui exposaient « que plusieurs abus et malfaçons se cornmettoient en leur art et métier par aucuns étrangers et autres travaillant dudit art, sans aveu, ce qui rctournoit h un grand préjudice du public et d'eux suppliants, qui désiroient, comme de toui temps ils .«voient accoutumé, de bien travailler et rendre contentement a un chacun en leurs ouvrages. 1 Pour y remédier, ils demandaient « qu il leur fût concédé les mêmes statuts et privilèges qu'aux maîtres jurés horlogers de Paris, statuts contenus dans des lettres-patentes de 1 s .j4 et dans un règlement de m oo. .»
Apres information faite auprès de personnes honorables de Rouen, « entendues et versées, tant en la connaissance
desdits ouvrages et industrie de faire orlogcs, que règlement politique des autres métiers jures, » les commissaires nommés par le Roi, Claude Le Roux, sieur de Saint- Aubin, lieutenant général, et François Le Parmentier t lieutenant particulier au bailliage, émirent l'avis qu'à Rouen, < le public ne seroit aucunement intéresse de l'érection et établissement du métier d'orloger, s'il ctoit réglé de maîtrise, gardes et ordonnances pareilles à celles dont usoient les maistres orlogers de Paris, sous quelque modification toutes fois, tant pour ne préjudicier aux privilèges octroyés par S. M. à quelques autres métiers jurés de la ville que pour accommoder les règles et ordonnances desdits orlogers aux usages et coutumes qui y étoient suivis. »
Des articles furent rédigés en présence et du consentement des horlogers. Nous en citerons quelques-uns :
a La communauté choisira 2 prud'hommes maîtres jurés du métier, lesquels, après l'élection, seront intitules gardes et visiteurs d'icelui métier, et seront tenus iccux gardes et visiteurs d'aller en Visitation, de i5 jours en i5 jours et plus souvent, si bon leur semble, pour voir si audit métier se commettent aucuns abus et malversations ; et là où ils trouveront y avoir faute ès ouvrages des maîtres ou leurs serviteurs, feront assigner les délinquans devant le bailly ou son lieutenant, pour être pourvu à la correction et réparation exemplaire de ladite faute.
» L'un des gardes et visiteurs changera d an en an, et sera mis par l'élection un nouveau maitre et visiteur avec l'ancien et précédent, tellement que chacun des gardes et visiteurs feront ladite charge par l'espace de 2 ans entiers; lesquels gardes feront le serment, par devant le bailly de Rouen ou son lieutenant, le 28 de décembre de chaque année.
» Les maîtres du métier ne pourront prendre apprentif pour moindre temps que 6 ans; et, s il est trouvé apprentif
avoir été pris pour moindre temps, les maîtres seront condamnés en amende arbitraire.
» En un même temps, les maîtres ne pourront prendre qu'un apprentif. Toutefois, après qu'un apprentif aura fait 4 ans de son apprentissage du nombre de 6 ans, iceux maîtres pourront prendre un second apprentif.
> Nul ne pourra être maître orloger ne juré du métier de la ville, ny tenir ouvroir d'iceluy métier jusqu'à ce qu'il ait fait son chef-d'œuvre, qui luy sera ordonné par les gardes et visiteurs, présence de (> anciens maîtres et été rapporte par eux à ce ydoine et suffisant devant le bailli.
» Ne sera reçu en la maîtrise d orloter aucun compagnon qui ne soit capable de rendre raison en quoi consiste l'art d'orloger, par examen et essai qui se fera en la boutique de l'un des gardes, chez lequel les chefs-d'œuvres seront faits, et que ledit compagnon ne soit apprentif de la ville.
* Les enfants îles maitres-jurés pourront être reçus maîtres sans faire le chef-d'œuvre, pourvu qu'ils soient (après avoir fait expérience du dit métier) trouvez sutîUans par les gardes et visiteurs et tels déclarés par eux en justice.
» Aucun ne pourra travailler du métier, s'il n'est maître juré en celle ville.
v Nuls, de quelque état qu'ils soient (s'ils ne sont reçus maître^ comme dit esn ne pourront faire orloges, réveillematin, montres grosses et menues, dedans ville, cite ne banlieue de Rouen, sur peine de confiscation desdits ouvrages.
* Les maîtres seront tenus, à l'avenir, de graver leurs noms sur la platine du balancier des ouvrages qu'ils feront ou feront faire par lesdits maîtres.
- Toute marchandise foraine du métier qui sera apportée de quelque heu que ce soit dedans ce royaume ou dehors en cette ville, ]>our y être vendue en gros ou par le menu, sera visitée par les gardes et visiteurs ou 1 un d'eux, et
celle qui sera trouvée bonne... pourra estre vendue et sera lotie entre les maîtres.
» Les femmes veuves des maîtres du métier (durant leur viduité seulement! pourront tenir ouvroir du métier et jouir des privilèges d'icclui métier, pourvu qu'elles ayent en leur maison homme sûr et expert audit métier, dont elles respondront, quand besoin sera; et là où elles se remarieront avec ceux du métier qui ne seront maîtres, lesdits maris seront tenus faire chef-d'œuvre.
>• Ne pourront les mnistres orlogcrs tenir aucun compagnons du métier en pension.
»> Les maîtres, en cas qu'ils trouvent aucuns compagnons travaillans en chambre et hors les boutiques et maisons de leurs maîtres, feront saisir leurs ouvrages comme leurs outils et autres ustensiles du métier.
» Ne pourront les maîtres orlogcrs vendre ou faire vendre ou colporter besongnes et ouvrages neufs de leur art ailleurs qu'en leurs boutiques. »
Ce règlement du i»*> juin \<>ij fut approuvé par lettrespatentes du mois de juillet de la même année.
11 y eut à l'enregistrement, au Parlement, opposition de la part des maîtres du métier de serrurier- arquebusier, qui se disaient aussi maîtres horlogers en gros volume. 1. 'arrêt d'enregistrement lit droit, dans une certaine mesure, à leurs réclamations : il portait que • les orl >^ers ne pourroient empêcher les serruriers de taire et fabriquer les grands orlogcs de fer comme ils faisoient auparavant, ce que lesdits orlogcrs et serrurier^ pourro:ent faire par concurrence, - Paris, 1 1 s 1 ) .
(1) l es statuts tics serruriers, arquebusiers, horb^ers. appi\-u\ i. s par le U i, m décembre 1 <'>'>> , contiennent un Article air »• o-nçu : « It ni ne pourra aucun mustre du. ht mestier de s-rrui cr, :trq'i;.'Hi/;er et -iriser en çrand volume, fa ; re ne fabriquer aucune « ri. >ge, reveillv-maim et tourne-broche, rouet a vnnrr, qu'ils ne s-ient b on et .leuemcnt faits. 1* Parmi les serruriers Je cette époque, on remarque les noms de Ttmothée et Salomon
Ln l'Intendant Leydeau de Brou proposa au gou-
vernement la réunion en une seule communauté, des armuriers, serruriers, blanchœuvres, maréchaux, éperonniers, fourbisscurs, cloutiers, horlogers. Il estimait, avec la Chambre de Commerce, que par cette mesure on diminuerait leurs charges qui étaient au-dessus de leurs forces, et qu'il en résulterait un avantage pour le public * en ce qu'ils seraient moins gênés dans leurs talents, la liberté donnant l'essor à l'imagination. » (C. i.jj.)
Conformément à cette proposition, le 21 mars 1 7-^9, des lettres-patentes, sur a rrét du Conseil, réunirent en une s?u!c communauté les taillandiers, blanchccuvrcs, émouleurs, serruriers, arquebusiers, arbalétriers et horlogers en gros volume. (Arch. de la Seine-Inférieure, F. des arts et métiers, Serruriers.)
Quant aux horlogers proprement, ils se maintinrent en communauté distincte. Le 11 mars 171,2. on ne comptait pas moins de 24 maîtres et veuves. Mais de|a on n'y recevait plus de maîtres par suffisance, indice certain de décadence. Kntin, en 177*, cette communauté était réunie à celle des orfèvres Son bureau était rue Ganterie.
confrérie lornice par les horlogers avait son siège aux Cordeliers où elle faisait dire une me>se, le jour saint Llui.
Hubert. P'autres membres Je cette famJIc îuvai 1 ient parmi L> hi>rfn;cïS. — Los statuts les maîtres h» 'ri- »g is Je la \J'e et banlieue Je lt >uen lurent un pi 1 im s ni 1 7.^1, à Rnikii, par Luirent Humesnil, nu aux Jmts, a l.i Justice triomphante.
(n G: lté commun .ute avait eu à Iutt.r nor.->eulcment centre les s:rruners et les orfèvres, nu s centre les merciers, d--nt plusieurs l lï.ïi Mit .» magism Je toute» sortes Je m.<i\ li n: J.ses Je r-ijouti ri •. tant lr..nç ;vs .ju'etr mettes, montre s a b . ei t. s .l'or..., unn s. c .nu s. eu-lL -s. ciselées et ë i.nlk .s. emuhies J: diamants et .1 tcpetuioti. p ai b.les .. t cartel-, p.-ut les appartements » (Voir IVt:,pïette impinme J: biameiy et Chanté, iniuhin ls en i;i"S et en Jetai, rue G:\in.i-IVnt. ci-aV<-*:<A, p. >>i.)
Liste des horlogers de Rouen.
Jean de Fclains, 1 389-1390 ; Olivier Homo. 1410; Baudet de Colomby, 1437-1457 (Voir à l'Horloge de la Ville);
Robin d'Albret (ou Le Bret),orlogier, paroisse de N. D. de la Ronde, i3 mai 1479 (Tab. de Rouen); Etienne d'Albret, son fils, mentionné, 7 fév. 1484, n. s. (Rcg. du baill. de Rouen); Robin d'Albret, en 1469, avait réparc le réveil de l'église Saint-Ouen.
Pierre Dunys, orlogier, demeurant à Rouen, reçoit 7 1. 10 s. € pour avoil refait et rabillé l'orloge de l'église de Fécamp, laquelle était toute rompue et usée. > (Compte de Fécamp, i5 17-1 5 18) (1).
Vincent Quesnay, 1 540-1 55o. (Voir à l'Horloge de la Ville.)
Marin GouIIc, 1 5 5^ ; Jean Quesnay, i553-i554 (G. 254*)); Guillaume Piquot, horloger, paroisse de Saint-Lô, confesse devoir à Jean Baudouin, sergent du Roi à Rouen, « 8 écus d'or pour vente d'une orloge sonnante, fournie de contre-poix, réveille-matin et d'un étui de bois servant h icelle », 24 fév. 1 5 54, v. s. (Tab. de Rouen); Nicolas Daniel, i55 4 -i5 7 8 (Voira l'Horloge de la Ville); Guillaume Petit, 1559-1594 (Ibid.).
Jean Grebauval, Damicn Avycc, Claude Quesnay, horlogers à Rouen visitent l'horloge de la ville, 17 juin 1^75 (Arch. de Rouen, F. 41).
Claude Quesnay, cité Ô79, 1 586. (Voir aux horlogers de la ville.)
Jean Grebauval, cité, 1 597-1 5 »S (G. 2u>">).
(t) Philippe Marie, horloger, qui tra\ailla à l'horloge de Satnt- Mnclou, était domicilié à Blninvillc, 1 5 a 1 - 1 5 2 f "» . Pendant longtemps encore, l'on trouva dans les campagnes de bons ouvrier*. L n horloger de Knuvillc tit, nous l'axons vu, l'horloge de San;tl. mirent Je Romn ; un liorlgei d'Yvecrique, Jean Bal lue, r*p'ra, en 1704, celle de l'église d'Autlay. Nous avons vu que l'horloge de Koutn avait été remise en ttat par un horloger d'Alixay.
Romain Daniel, 1578.
Clément Duhamel, h»oi.
Mathieu Auelot, orlogiographc, demeurant paroisse St-Kticnne-des-Tonneliers, 22 oct. 1C07 (Tab. de Rouen).
Pierre Audras, horloger, demeurant paroisse Saint- Herbland, 2S oct. 1007 (IbiJ.).
Gamaliel Grebauval, maître horloger h Rouen, marie à Robinc La Loée, fille de Romain La Loce, 2 juillet 1608 (Ibid.).
Antoine De Grèges, maître horloger à Rouen, reçut 25 1. pour avoir fait un cliquet a la grande roue de l'horloge du bailliage, i5 sept. 1006. Nous avons vu précédemment, qu'en if>2 5. il avait réparé les horloges des chandeliers du cardinal à la cathédrale.
En 1617, à Rouen, 14 horlogers pour le moins demandèrent à être constitués en maîtrise. Voici leurs noms : Pierre Sommelier, Antoine De Grèges l'aîné, Antoine De Grèges le jeune, Jérôme, Pierre, Robert et Gamaliel Grebauval, Noël Hubert, François Le Grand, Pierre Durand, Nicolas Lasne ou Laisné, Nicolas Le Cauchois, Guill. Seney, CLment Hamcl. Mention, dans un acte du i3 août 1021, d'un marché lait, en 1612, par Nicolas Norry, horloger de la Reine, demeurant à GUors, avec- Nicolas Lasne ou Laisné, précité; Noél Hubert» cite en 1621
Le 27 juillet lûu'u Pierre Luce, maître horloger, demeurant à Rouen, par. Saint-Martin, donne procuration à Guill. Seney, juré-visiteur pour le Roi, en la ville et banlieue de Rouen, des horloges de S. M., pour retirer des mains de Henri Paync, orlcvre à Rouen, une montre de cristal, façon de Heur de lis 1 l ab. de Rouen).
David Thorelet; il s'intitulait, comme on l'a vu précédemment 1 le premier horloger reçu par chef-d ceuvre a Rouen -, ce qui donne lieu de penser que les autres n'avaient élé reçus que comme tils de maîtres ou en vertu de lettres de bulle. On inhuma, au cimetière des pro-
testants, le 8 nov. iô3o, David Thorelet, âgé de 2 ans et demi, fils de David Thorelet, maître horloger, et d'Esthcr Eve; le 3o sept. 11.40, la seconde femme de cet horloger, Marie Auber, décodée à làge de 28 ans. On le voit, en 1O42, occupé à la réparation de l'horloge de Saint- Maclou. En u.Ci, il publiait une description de son horloge des Consuls.
Le 17 avril if>3o, Guill. Scvcstrc est juré apprenti sous Noël Hubert, maître du Gros-Horloge, moyennant 1 35 1. à payer audit Hubert.
Maîtres reçus : lei 5 mai 1645, Pierre Rouimes(Rommieu) ; le 25 sept, suivant, Abraham Becqucur, l'un et l'autre en vertu des lettres du duc d'Orléans, du 2 3 mars précédent, accordées en faveur du second mariage de Monseigneur ; le 3o janv. iG4<>, Jacques Thorelet. Jacques De la Bussiére, juré apprenti sous Hubert. Mention, le 21 mars 1046, de Pierre Grebauval, maître horloger, paroisse Saint-I-aurent. Le comptable de cette paroisse, année Koô, inscrit aux recettes 16 s. pour l'inhumation de la lille de Grebauval, horloger.
Année 1641t. — Balthazar Martinot et Jean Durand, gardes. — Maîtres reçus, comme fils de maîtres : Pascal Hubert et Balthazar Martinot, 10 nov.; en vertu de lettres du duc d'Orléans, du 28 sept., Jérémic Le Prévost. Jurés apprentis sous Jean Durand, pour 3 ans, Pierre Dubuisson, i5 fév. if>4'j; sous Noël Hubert, pour 3 ans, Pierre Guillebert, 12 nov ; sous David Oultrcmer, pour 4 ans, David Morel, 16 novembre.
Année ih>o. — Barthélémy Le Sommelier et NoJ Hubert, gardes; ce dernier avait été élu le 29 déc. 1 04^. Ce compte de l'Hospice-Général ne déclare qu'un seul apprenti.
Année l 'o / . — Mêmes g;irdes. — Jurés apprentis : sous Balthazar Martinot, Nicolas Le Villain, 11 mai; sous Robert Hubert, Jean Griel, 20 décembre.
Année îbf-j. — Barthélémy Le Sommelier et Jérôme
Grcbauval, gardes. — Reçus maîtres : comme fils Je maîtres, Claude Grcb.iuval, i5av.; Pascal Hubert, 10 mat; p:r lettres du Roi, du 10 juillet 1047, Timothéc Collet; par lettres du prince de Condé, du i5 déc. 1049, François Le Tavernier, 19 dcc. — Juré apprenti sous Paul Rommieu, pour 3 ans, François Payne. On cite comme horlogers à Rouen, le 1 5 av. 1 632, Pierre Grebauval, Jean Hubert l'aîné, Jean Hubert le jeune.
Année i653. — Jérôme Grebauval cite comme l'un des gardes. — Reçus maîtres : par lettres de la reine récente, du dernier juin i<55i,Guill. Tardif, 12 mai t»o3; par lettres du Roi, du 8 mars j 63 5, Antoine Bevssac, tS juin; par autres lettres du Roi, du 10 juillet 1047, Flic Le Febvre, 10 juillet; par lettres delà Reine, du 1 3 janv. 1642, Jean Tasscl, même date; par lettres de Louis de Bourbon, prince de Condé, du i5 déc. 1640. Bernardin Favre, dit Collain, dernier juillet. Antoine Bevssac, dont nous venons de citer le nom, qui s'était établi horloger sur la paroisse Saintc-Croix-Saint-Ouen, était tils de Laurent Bevssac et de Benoîte Garu de Pont- Tempera, paroisse de Crapponne enVelay (Tab.de Rouen, minutes de Cavé, 10 janv. 1662). 11 passait pour un habile ouvrier et paraît avoir introduit, dans notre région, les horloges a pendule; il se fit avantageusement connaître par ses travaux à la cathédrale de Rouen (1), Saint-Ouen de Rouen, à Bonne-Nouvelle et à Kécamp. Les actes que nous rapportons ici sont d'autant plus précieux que l'horloge a laquelle ils sont relatifs existe encore en l'ancienne eg!i-.e de l'abbaye de Kécamp (2).
1 5 février 166;. — « Le R. P. dom Placide Kous^l, prieur de ce monastère, a proposé en i'assemMJe des s t nicurs que les deux horloges de l'église é tants beaucoup
(1) 10 fjv M 17 mars Irrite veruiue nu Ch.. pitre par Ant. Beyssac (, V'«,ir plus haut, p.
(2) Cctt: horh pc passait pour une d.s curiosités de IVKv, :.
fautives et le gros très mal placé, il avoit esté sollicite dès longtemps d'y faire travailler. Maistre Anthoinc Bcyssac, horologicr de Rouen, qui ayant l'art et le secret défaire les mouvemens des horologes à pandule et y ayant très bien réussy à ceux de Saint-Ouen et Bonnes -Nouvelles de Rouen, ledit Bcyssac s'estant aussy transporté à Fescamp avec lettres de nos pères de Rouen pour offrir son travail au monastère, il estoit besoin de résoudre s'il scroit renvoyé ou retenu pour l'effect que dessus; l'affaire mise en délibération et après avoir recognu le besoin desdites horologcs et faict réflexion sur la grande capacité dudit Bcyssac, il a esté résolu de le retenir et d'en passer marche avec luy, ce qui a esté faict le tu* suivant; et porte leJ marché qu'il fera lesd. mouvements desd. horologes à pandule, comme ceux de Rouen, transportera le gros horologc au lieu qui luy sera indiqué, luy fera marquer les mouvements de la lune et de la mer, et autres conditions dudit marché, par le prix de 5o escus pour chascun, en fournissant par ledit monastère, les matéreaux nécessaires audit ouvrage, avec un homme pour l'aider, le tout ainsy que plus amplement est exprimé parle marché, en foy Je quoy j'ay dressé le présent acte par le commandement du R. P. prieur, le jour et an que dessus. Signé : Placide Roussel, prieur. »
2'j août 1007. — « Le R. P. dom Placide Roussel, prieur Je ce monastère, ayant représenté à l'assemblée des semeurs que l'horoîogicr commençant à travailler au petit horologc suivant son marche, il falîoit recoudre si on le laisseroit au lieu où il estoit, ou bien si, suivant l'inclination de MM. les anciens et habitans de la ville, particulièrement de M. le gouverneur, on le placeroit sur le portai! Je l "église vis-à-vis Je l'orgue, pour la commodité d'une monstre au public, la chose mise en délibération, a e-té conclu qu'on le transjvirteroil sur ledit portail, \eu que la Je ;vii>c seroit modique, ne consistant qu'à l'application Je ladicte monstre et au conduit pour les poids, et
que d'ailleurs, le gros horloge estant pose là où il est maintenant, ledit petit horloge sembloit inutile en ce lieu et la sonnerie importune au chœur. En foy de quoy j'ay dressé le présent acte. Placide Roussel, prieur; Paul Le Coq; Michel Prévost; Emilien de Gouvenant; F. Bonaventure Noêi. •
Année i654- — Maîtres reçus : Abraham Parmentier, looct.; Pierre Hubert, rils de Nicolas Hubert, 17 dëc. ; Paul Rouennier, 28 déc. — Juré apprenti sous David Oultremer, Guill. Du Crocq, 27 janv. — Etienne Bunou, cité comme horloger, 12 août.
Annéei <o5.— Pierre Hubert cité comme l'un des gardes. — Reçus maîtres : par lettres du Roi du 20 janv. 1Ô40, en faveur de l'heureuse naisonce du Roi, Jacques Hubert, 29 janv.; par lettres de Louis XIV, du 3o déc. KO4, Joas Ee Blanc, 29 mai; par lettres de la Reine, du 2* oct. iô35, Thomas Agasse, i5 déc. — Jurés apprentis : sous J. Grcbauval, pour ô ans, Noël Hubert, (î mars; sous Timothee Collet, Nicolas Le Fort, S du même mois.
Annce 1 65o". — Ee compte de PHospice-Genéral indique la réception, comme lils de maître, d'Etienne Hubert. — Jurés apprentis : Henri Guille, 2S lév. ; sous Balthazar Martinot, Pierre Norry. 27 déc.
Année i65j. — On cite comme garde Guill. Tardif, qui avait été élu le 29 dec. H' ; r'.. — Reçu maître, (îuill iume Cabot, 5 mai.
Année /'/^.S'. — Revus maîtres : par lettres du Iv'>i du 7 juin l'ôj. en faveur de la j entrée du Iwi en
Normandie, Jean Tocqueville, dernier janv. ; par lettres du duc d'Orléans, du 22 dec. moi, Etienne Ee Prcv<>>t, même date; par lettres de la Reine, du 27 mars en faveur de son avènement à la Peeence, Nie > Et s Ee W.I.hm, même date; par lettres du duc d'< >i !*a:i^, du :o ii-u'i:, en laveur de sa joyeuse entrée, Gui!!. C;>q, \ v ' kv.; par lettres du Roi, du dernier janv. 10:2, en laveur du titre de duc d'Anjou acquis au ïtere du R »i, Jean EjJic-
lier, i* r fév.; par lettres du duc d'Orléans, du 22 déc. 1 65 1 , en faveur de l'heureuse naissance du duc de Valois Etienne Duquet, 4 nov. ; par lettres de la Reine, du dernier juin 1 65 1 , Claude Bocquet, 26 nov.
Année i65g. — Balthazar Martinot et Timothée Collet, gardes. Ce dernier avait été élu le 28 déc. 1 658. — Reçus maîtres : Guillaume Grebauval, 20 août; par lettres de h Reine, du mois d'av. i65 1 , Jacques De la Bussiere, 17 sept.; par lettres du Roi, du 17 mai i636, Jean Bâillon, 27 sept; par lettres du duc d'Orléans, du 8 nov. i653, Pierre Guibert, 8 oct. — Jure apprenti, sous Etienne Hubert. Adam Mirey, 3o janvier.
Année 1660. — Balthazar Martinot et Elie Le Febvre, gardes. Ce dernier avait été élu le 27 déc. ibbtj. — Reçus maîtres : par lettres de la Reine, du 28 oct. i655, David Lestiergeon, 9 mars; par lettres du duc d'Orléans, oncle de S. M., du 8 nov. 1 653, Etienne Noël, 9 avril; p.ir lettres de la Reine, du dernier juin i65i, Franç. Colombe!, 21 oct. 1660. — Jurés apprentis : sous Etienne Hubert, Jacques Soyer, 28 fév. 1660; sous Etienne Duquet, Franç. Colombel, 25 mai.
Année i003. — Jacques Hubert (1) et Jean Fiai lion, gardes (2). — Reçus maîtres : par lettres du Roi, du 28 nov. i65i, Jean Hesbcrt, 26 fév.; par lettres du Roi, du dernier janv. 1 663, David Dumont, 22 mai; par autres lettres du Roi, du 3o déc. 1654, Timothée De Lorme, 29 déc. — Juré apprenti, sous André Tassel, Louis Le Sueur, j 3 déc. 1 663.
Année 1664. — Jean Hubert, l'un des gardes; il avait été élu le 27 déc. i663.
Année 1 C67. — Jurés apprentis : sous Jean Bâillon,
(1) Demeurait, en 1677, proche la porte du Crucifix.
(2) Jean Bâillon, maître horloger, était locataire, pour 140 1. p.ir an, d'une maison appartenant aux Consuls, 1663-1672.
Albert Boullier; sous Jacques Hubert, Nicolas Ceriscy, 24 janv. 1667.
Année 1671.— Mention de Jean Godquin, horloger.
Année i6y3. — Reçu maître, Robert Duval, 14 août i6 7 3.
De i6jS à 1 683. — Jacques Le Febvrc, horloger, locataire de la maison de l'horloge des Consuls.
Année 1 670. — Reçu maître par lettres de bulle du 5 fcv. 1G72, Pierre De la Voipière, 7 avril.
Année 1691.— Noël Guillebcrt et Louis Védic, gardes.
— Reçus maîtres, comme fils de maîtres, Louis Tassel et Etienne Bâillon, 20 mars.
Année 1 6q4. — Reçus maîtres, comme fils de maîtres, Jean Thorclct (1); Jacques Hubert et Nicolas Huet, 28 déc
— Jures apprentis : François Mallet, 8 nov.; sous Etienne Hubert, Jean Morcl, même date; sous Nocl Guillebert, Robert Duval, 24 dcc. — Cite comme maître horloger, 8 nov. if><)4, Elye Le Febvre.
Année frïo5. — Reçu maître, Marc-Antoine Le Bons, 10 janv. im>3. — Jures apprentis : sous Jonas Thorelet, Abraham Congnard. 1 5 janv.; sous Pascal Hubert, Nicolas Paumier, 16 mars ; sous Jacques Hubert, Jacques Fauvcl; sous Pierre Tassel, François De SjIIcs, 21 décembre.
Année 1 tu/6. — Jacques Hubert et Pierre T.issel, gardes.
— Reçus maîtres : Helie Blanchon, fils de Pierre Blanchon, maître (2), 2 mai; Nicolas Duval, fils de Robert Duval, maître, <) juillet; Jacques Gloria, ci-devant bourgeois de Dieppe, 10 juillet (.m.
(1) Fil» de Je.m Thorekt, qui avait été reçu le :<■> j.inv. 1 '"46 (al Pierre Manchon avait été reçu le nu» 1 '"»>/». ( ; ) Je mis porte à attribuer à la famille Gloru, de Dieppe, IttaMiiicmcnt d'atelier» d'hutiogeric, à S.ûnt-Nicol.iwl'AJicr-
itv-nt.
L ; n Je<n (îlorin, cite -emme- h"urt;c< >t* de I>iepp .*, ti I v et héritier de Je>n (i!-aiii, t'î janv. t>>\<< (l'.iKde Koucn» Cette lamille habitait, nu wiut sic», le, une des pare>iv-o> de
Année 1 697.— Pierre Tasscl et Pascal Hubert, gardes.
Année 1701. — Jean Hubert le jeune et Jacques Gloria, gardes. — Reçu maître, Jacques Cabot, fils de Gutll. Cabot, précité, 1 1 mai 1701. — Juré apprenti, sous Etienne Deshayes, Nicolas Alain, 14 fcv.. — Autres horlogers : Louis Du Bosc, Claude-François Mare, Pierre Couplier, Nicolas Du Fey.
Année 1702. — Elye Le Febvre et Jacques Gloria, gardes. — Jure apprenti, sous Etienne Hubert, Pierre Le Boullenger, 19 octobre.
Année iyo3. — Elye Le Febvre et Pascal Hubert, gardes. — Reçu maître, par suffisance, Jacques Gossier, 9 février.
Année iyo4- — Pascal Hubert et Jacques Gloria fils, gardes (1).
l'Alihcrmont. — 21 mars 1737, inhumation, à Saint -Jacquesd'Alihcrmont, de J.-B. Gloria, conseiller du Roi, auditeur en la Cour des comptes, agi de 67 ans. — 21 sep. 1739, inhumation, au même lieu, de Marie Le Page, sa veuve, décédéc à l'âge de 60 ans. — 21 oct. 1 7'*>H, inhumation, à Douvrend, de Jean- Jacqucs-Isnac Gloria, écuyer, sieur de Douvrendel, auditeur en la Cour des comptes, décédé à l'âge de 52 ans. 11 s'était marié à Marie-Anne de Creny, qu'il laissa veuve. La statistique de la Scinc-!nférieurc, dont la minute existe aux Archives départementales, parle en ces termes de l'horlogerie à Alihermont : « Un genre d'industrie, particulier au département de la Seine- Jnfcricurc, est une fabrique de mouvemens en pendule à ressort, faits en blanc et finis à Paris. Cet établissement existe à Saint- NLolas-d'Alihcrmont, canton d'Knvermcu, et y remplace, depuis 5o ans, une chaudronnerie considérable qui a disparu. Il occupe aujourd'hui à p?u près f',o ouvriers, répartis en 20 ateliers. On en comptait i>o au moins avant 1790, dilférence qui donne l'idée du décrotss'.'incnt d.- ctte fabrique. Elle produisait de 2,3oo u ï.ooo mouvements, dont la plus grande partie passait de à lYirang:T. Les moivcmens. qui coûtaient en blanc j?o à '?•> !.. se vend dent <»o 1. quand les horlogers les avaient finis. La p it rétablira c.ttc fabrique digne d'être encouragée. 1S0S. »
(1) La plupart de As noms sont empruntés aux registres du bailliage de Rouen, au Palais de justice.
Les Tableaux de Rouen indiquent comme gardes : De la Voipiere, Duv.il, Gucticr, De Sommaval, en 1774; (îucticr, De la Voipière, Prévost en 1775; Prévost, Guetier, en 177»); Prévost, Bigot, en 1777; Bigot, Duval, De la Voipiere, en 177S ; Bigot, De la Voipière, De la Place, en 1770.
Nous citerons comme horlogers au xvhp siècle : Pierre Bcssin, tondeur, exerçant le métier d'horloger. 1717 (V. Saint-Vivien); Jean Boussart, 1 7 1 1 -j 7 1 2 ; Jacques-Innocent Cabot, 1768; Ch. Delà Place. 1 7*"^- 177^ m; N.-L. De la Motte, 1761; François Du Vivier, rue Grand-Pont, 1 7?<j- 1704; Gloria. 17.S3. jGloria entretient l'horloge des merciers qui avait été achetée chez Framcry'i ; Louis Le Desvé, reçu par lettres de bulle, en considération du mariage de S. M., 1726, paroissien de Saint- Laurent en »75o; Le Vasseur, horloger Je la cathédrale, démissionnaire en 177'»; L tienne Marteau, reçu par lettres de bulle en considération du mariage de S. M , 1720; Thomas Paliard, rue Grand-Pont. 1 7 ^ J - ; François Porte, rue du Crucifix, 1747-1756; Tournel, 1731. M. Grenier, horloger en 17^0, était inventeur d'un balancier de pendule a secondes, qui fut soumis à l'examen de l'Académie de Koucu et obtint son approbation en 1 7 S. > ^j.
(i) Kr. 17'» 2, il fat chnrji de lt réparât:, n de l'horli^c du c. .liège Je Rovi-.n. Areh. Je h S.-ltrf. I) 3 S. i o.
• i) - H ■ 1 . : s i e i c r de pend' il.- a n ^.nd.-s. d'une nouvelle ><-ns- 1ni t:> i, p.ir le v ur (»tc: ut. h'. il .c:r du Viu\-i'd :s. à Koin.-n. R pp. :{ Je MM. Ks <\>:iw\^ -.tes Je l'A. > lesir.e de* S.t r,a\ lklh> ! ettre> et Arts vie Kniten, 2$ te\r:er 17S0. imprime: 1 Ac l.iurenl Du M>r::|. nie Je l'Keur-- I 7<>o. .. — Autre tue a are sur le même p ridule, eh-r/ Se yer-H. lu.urt, vent. >e. an a.cv a idui.m*. l : primer ie des Ans, rue beau-
\ !>:tie, m in IV Je l-i K p j': 1: pie t'ra.^.i^., 17 m. •
Notes sur les gouverneurs du Gros Horloge de Rouen.
Nicolas Lambert, aux premières années du xvr siècle. Ce fut lui qui fournit au cardinal d'Araboise l'horloge du château de Gaillon, en i5o5. Compte de Gaillon de cette année : « A Jehan Cherfis pour sa painc d'avoir aporté au chastel de Gaillon i auloge, i5 s.; à Nicolas Lanber, aulo- $ier, demeurant à Rouen, et à plusieurs autres, 3a l.i 5 s. » (Arch.de la S.-Inf. G, 624).
Jacques Lambert fut nommé garde du Gros Horloge, le 2 oct. 1 5 16, en remplacement de Nicolas Lambert (probablement son père), décédé.
On trouve après lui, chargés du même emploi, Vincent et Jean Quesnay, père et fils (1).
La nomination de Nicolas Daniel, comme gouverneur du Gros Horloge, porte la date du 5 août 1 368. Il fut destitué « pour cause d'incapacité et d'inhabilité 1 et remplacé, le 14 avril 1 5 7 1 , parGuillame Petit, qui mourut en fonction, et eut pour successeur, le 22 av. 1578, Claude Quesnay.
A la mort de ce dernier, la place fut donnée par la Ville,
(1) Vincent Quesnay habitait, comme horloger, U paroisse de N^tre-Dame-dc-la-llonde des le a5 juillet i5a4vtab. de Rouen*. — 38 av. ibbo t baptême d'Etienne, tïls de Vincent Quesnay, orologiarius, et de Françoise. Parrain, Etienne, de Saint-Père de Chartres, et B irthélemy Hallé; marraine, la mère de Michel Fauveau, de Chartres. — Vincent Quesnay figure, 6 fév. i5>o (v. % ), comme pirram, avec Alphonse D clainvillc (Madeleine Daclanvdle. femme de Jacques Le S -igneur, ct.int mirraincï, au baptême d- Barthélémy H .Me, tils de Barthélémy Halle et de Marie l>a. I.iinvill.-. Il mourut en i5S> : - Paie" a a enfants. p*mr avi.ir p< rté les torches du thtîsor au convoi de Vincent Quesn.iv, thtsuiru r, et pour le 1" service, ao d. • Compte de Notre- Damcdc-Ia-H<mde. Le compte de l\iuhe\è\ hé de Bouen de 1^41 m .nn .iinj un p.nem.-nt d.- 00 I. a Vincent Quesnay, --rt^cr (Au Y de la S. - 1 rit. (i, i j.S).
le 29 août 1592, à François Roycr (et non Roger), qui fut destitué « pour fautes, dégradements et malversations », et vit sa destitution confirmée par une sentence du bailliage du 28 juin 1 5<j6. Ce jour- là même, on nomma Clément Hamcl, qui décéda le 27 juin 1612, et fut enterré à Notre- Dame-de-la- Ronde (1).
Son successeur fut Noël Hubert, dont la nomination est du 3 juillet 1C12, et qui fut cautionné par son père, comme lui horloger, Timothée Hubert 12). Il resta en fonction jusqu'au 29 janv. n»5o, époque de sa démission et de la nomination de Balthazar Martinot, qui habitait, comme horloger, la paroisse de Notre- Damc-de-la-Ronde et avait épouse la fille dudit Hubert, le 20 sept. i63ô (3).
Martinot éprouva de grands désagréments delà part ie sin beau-frere, Philippe Hubert, avec qui, le 24 fév. i65o, il conclut un accord, devant un tabellion de Saint- (iervais, aux termes duquel ils devaient gouverner
(1) 27 juin 1612, ouverture de la terre pour l'inhumation de M. Clément, horloger. — Ham.l devait avoir pour associé
G rebau val. « Le 10 dcc. 1610 (à Notre-Dame-dc-la-Rondc 1 , pour l'ouverture delà terre de l'inhumation de Jean Grebauval, horloger du Gros Horloge, 3o s. » — 27 j.inv. K> 1 3, inhumation Je 1 1 veuve de Greb.iuval.
(2) C'était un horloger de la paroisse Saint- J :\n. Il eut un fils, appelé comme lui Timothee. Celui-o epoust, 2 y jnnv. 1 *» .< 4 . Catherine Loc.piet, ij.n lui survécut et fit hik- fondât < n a l'cid^e de Notre-Parne-de-l i-Uondv, le 21 dec. 107.1. Ktle donna a cette une ma.s-n à l\u,«.e;gnj du J'oiner Sur, ru: Dnmteltc.
Le muuap: se fit en prtsen e de François Martinot, père de ! époux, François Hubert, ( mil! lumc Hubert, un autre lîudlaume Hubert, Georç -s Nc-l. h mm, Anr une Foiupi -t. etc. Le père d : t'epous: est appelé. Lins l'.ict-, I :m théc; m u- ne peut êtie *pie pir errtur, puiM|ue, dans I > <. te» de b'pt ui<: ■ '<.» enf.mts iNsiis de ,e man.ige. on d-nne- a^si.unmcnt a H ub it le i rmoni >ie Nod.
l'horloge de la Ville, alternativement pendant 6 mois, et avoir chacun leur apprenti. Les deux beaux-frères ne purent réussir à s'entendre : ils plaidèrent l'un contre l'autre au bailliage; et lorsque Martinot, trop à l'étroit dans la boutique qu'il occupait sous le Gros Horloge, demanda aux échevins qu'il lui fût permis d'en construire une autre, à ses frais, du côté de l'Hôtel Commun, Philippe Hubert, combattit cette demande. Dans une dénonciation adressée au Conseil de la Ville, il accusa Martinot de vouloir « subsriliser messieurs les conseillers, entendu qu'il y avoit 10 ou 12 ans qu'ils avoient place chacun à la boutique, et à côté d'eux place pour mettre chacun un compagnon » ; il prétendait que le seul but de son concurrent « étoit d'avoir 2 boutiques pour y mettre quelqu'un de ses fils et perdre ainsi tout à fait la chalandise et négosse de son beau-frère » (i).
La famille de Martinot fut nombreuse. Les actes de l'etat-civil de Notre-Dame-de-la-Ronde mentionnent les baptêmes do ses enfants : Jean, 9 juillet 1043; Nicolas, 23 déc. 1646 (parrain, Nicolas Thiault, greffier de l'Hôtel Commun); Suzanne, 1649; Anne, oct. 1654; Pierre, déc. if>5S; Guillaume. 2 sept. U07 (parrain, Gilles Varin, sieur d'Hardouvillc ; marraine Louise Ygou) ; Louis- Zacharie, 18 mars 1061. A ces noms il faut ajouter ceux de Balthazar, parrain de Louis- Zacharie; d'Etienne (2) et de Claude.
( 1 ) Arch. de la Ville, Liasse 333. — Philippe Hubert, horloger, marié à Catherine Locquet, dont il eut plusieurs enfants : M. trie balisée à Notiv-Dame-doli-Konde, 2b oct. 164S; une :ivitre lille, du mime prénom, 29 noût Koô; Jeanne, 19 août 1 0 5 < ) ; Geneviève, inhumée le S mai ihûi.
(2) Etienne Manin^t, fils vie liahh îzar Martinot et de Catherine Hubert, lut baptisé à Notie-Dame-Je-la-Ronde, le 14 déc. if>*(). et eut pour parrain, Timuthce Hubert, et pour marraine Anne Monttort. Il épousa, le ÎS juillet 1608, en la même église, Cécile Meslin, lillc de NuoLs Meslin et d'Llisabcih Dumoustier. U eut
Balthazar Martinot perdit sa femme au bout de 33 ans de mariage. Elle fut inhumée a Notrc-Dame-dc-la-Konde, le 10 nov. 1669.
Le i8fév. 1672, étant alors âge de f>o ans, il épousa Marie Le Fcbvre, fille de Charles Le Febvre et de Jeanne Dupuis, âgée seulement de 3o ans. Son fils Etienne si^na à l'acte de mariage.
De cette seconde union naquirent Marie-Rose, baptisée le 11 déc. 1672; Pierre, 29 oct. i(>-3; Elisabeth-Françoise, 20 sept. 1674 (parrain François Le Prévost, écuyer, sieur de Pissy; marraine, demoiselle Elisabeth Coulon); Marie- Anne, 22 oct. 1679 (parrain Ch. de Grouchy; marraine, Anne Le Fcbvre); Jérémie, 21 janv. 1682 (parrain, Jean Grebauval, secrétaire de l'archevêché) ; Marguerite. 7 fcv. 1686.
Il avait assisté comme témoin, le dernier oct. 1643, avec Pierre Hubert et Jérémie Grebauval, au mariage de Noël Hubert et de Jeanne Chaumont, de Saint- Roch de Paris ; le 4 nov. n'>s5, à l'abjuration de Marie-Anne Hubert, fille d'Etienne Hubert et de Marie Loison.
Il se démit de sa place de gouverneur du Gros Horloge
plusieurs enfants : François, t5 sept, t 7 ^ (parrain, François d'infrcville, écuyer, lieutenant p..ur le Roi du marquis Je Heuvron. au château du Vieux -Palais; marraine, Mari: Duv.il», Pierre, io août 1 ''74 (marraine, Catherine Jouv.nct) ; Maric-Annc, j»o juillet \f)~t> parrain, Julien Juhey, avocat au Parlement*; Ftiennc, *ù déc. 1Ô77 (parrain, Jean Martinot, prêtre de N -trc- Dame-de-la-U onde ; minain-, Marguer te M shn , Fruvots, 1$ sept. 1 '>7't ( ;\\rr un, Jean Billion; unnaine, Anne Mesbm; Charles, 4 nov. i«"pSî iparram, Ch. Dupu:* ; marraine, Suzanne Manimit, femme de M. Girard, .r.-^at), L). -r«<t!ite, juin l' Si, l'ûnkT au bout de 3 seman.es et inhumée, le 1 3 juillet, en présence deliillhuar M ru;i< t, son çr tri !-rxre. là: ennu M utuiot, horl-'C-t c< mute son père, était locataire, pour y> livres par an ' . ù>>S- 1 , d'une K»uM,jue pr.s Je ïe Notr.'-D un;- ie-Ia-Ilon le, appartenant a la Fabrique.
en faveur de son gendre, Jean-Baptiste Asselin, le 7 oct.
Son fils Balthazar, qui avait été reçu horloger comme fils de maître, le i6nov. 1649, paraît avoir quitté Rouen d'assez bonne heure. Toutefois on constate sa présence en cette ville, le 18 mars 1 661 , par l'acte de baptême de son frère Louis-Zacharie, dont il fut le parrain.
Je ne puis préciser exactement la date du décès de Balthazar Martinot, le gouverneur du Gros Horloge. On l'indique comme décédé dans l'acte de mariage (7 juillet 1701) d'Anne Martinot, fille du gouverneur du Gros Horloge, avec Bernard Smorty, âgé de 40 ans, fils d'Enothichy Smorty et de Joscphc Albertasse, de Messine, domicilié sur la paroisse Saint-André.
Quant a l'épouse, elle était domiciliée sur la paroisse de Notre-Dame-de-la-Ronde, probablement chez sa mère Marie Le Febvre, que l'on voit être locataire, en 1697, d'un petit banc en l'église de cette paroisse, à la lettre C, pour le prix de 1 livre 10 sous par an.
Comme il est d'usage d'indiquer ces sortes de locations sous le nom du mari, on peut supposer que M n,c Martinot était veuve, ce qui induit à placer la mort de Balthazar Martinot entre cette année 1697 et le 16 av. 1695, date de l'acte du mariage de sa fille avec Jean-Baptiste Asselin, acte au bas duquel est sa signature. Mais les actes de l'étatci vil de Notre-Dame-de-la-Ronde, entre ces deux dates, ne font aucune mention de sa mort, d'où l'on doit conclure qu'elle eut lieu hors de son domicile.
Le mariage de Jean-Baptiste Asselin avec Marie-Rose Martinot tut célébré par Charles-Auguste Coullard l^a Rivière, curé de Bcllcncomhrc, probablement un parent. De ce mariage naquirent Jean-Baptiste, qui eut pour p.irriin. le 19 sept. m"»i\ Antoine Asselin, et pour n in.niK , B.u be Asselin ni est à remarquer qu'on ne voit pis a l'acte la -î^nauii c de Ballha/ar Martinot), un autre tils, Michel-Jean-Nicolas qui eut, le 10 mai 1707, pour
parrain, Michel Asselin, maître des Comptes; un 3 mp iils, Jacques -Gilbert, qui eut, le <"> déc. 1711, pour parrain, Jacques Asselin, conseiller secret. lire du Roi ; pour marraine, Marie Guilbert d'Aspremont,veuvedcM. Asselin, maître des Comptes, en présence de M. Asselin de Brettcville.
Je me suis étendu sur cette famille Martinot, parce qu'elle est une branche d'une famille d'horlogers très en renom a Paris (1), principalement connue par un Balthazar Martinot, horloger du Roi, ayant, en cette qualité, son logement au Louvre, et cité p;ir Germain Bricc, parmi les Illustres logés sous la grande galerie.
Peut être, arrivera-t-on a établir que cet artiste était Balthazar Martinot, le fils du maître du Gros Horloge de Rouen (2).
(1) Voir A. Jal, Dictionnaire biographique et critique au mot horloger.
(a) « Martinot, horlogcur habile, duquel on voit des ouvrages d'une invention ingénieuse. C'est luy qui a fait une sphère Armillairc mobile, par le moyen d'un mouvement de montre, que l'on voit dans un de* cabinets à Versailles, qui est une pièce curieuse dans son espèce. » Germain Brice, Description nouvelle delà ville de Paris, 1706. t. I, p. 100.