‹ Dernier trait de la censureChapitre 28 sur 37 · DEUXIEME SOUSCRIPTION · texte numérisé non relu

DEUXIEME SOUSCRIPTION

Les ouvrages de M. de Chateaubriand étoient jugés avant que nous n'eussions à en annoncer ]a première édition complète. Notre entreprise ne manquoit donc d'aucune des garanties que peuvent donner les suffrages publics. Son succès

a passé nos espérances même. Plus de quatre mille Souscripteurs ont concouru avec nous à élever ce grand monument littéraire qui est destiné à faire époque dans notre siècle.

Le premier tirage de cette collection étant épuisé, nous nous trouvons en état de répondre au vœu souvent exprimé d'un grand nombre de personnes qui témoignent un vif désir de souscrire, et qu'en détourne cependant la nécessité de payer à la fois douze volumes déjà publiés, et les deux volumes de la dernière livraison , ce qui exigeroit le déboursement d'une somme de cent ^ cinq francs. Lu nicjue. moyen d'obvier à cet inconvénient étoit dannoncer une nouvelle souscription qui concourût avec le second tirage. ISous nous empressons d'offrir cet avantage au public.

La première livraison de cette souscription sera composée des Natchez. Les douze volumes qui ont paru jusquk ce jour étant actuellement sous presse, nous les fournirons régulièrement de mois en mois, aux nouveaux souscripteurs, dans Tordre établi par le tableau des livraisons , placé à la fin de ce Prospectus. Ils jouiront ainsi, sans aucune augmentation de dépense, des mêmes facilités d acquérir que les premiers.

Nous n'aurions pas été surpris que l'immensité d'une pareille publication eût inspiré quelque

défiance aux esprits timides, quand on n'en apercevoit encore que les difficultés, et que ces craintes n'eussent été propagées avec soin par quelques esprits prévenus ou malveillants. Nous avons répondu à ces inquiétudes par des démonstrations plus éclatantes que tous les raisonnements, et dont les nombreux revers de la librairie n'ont pas môme troublé un moment la régularité. Si de pareilles circonstances n'ont pgs donné lieu au plus léger reprocîie contre notre exactitude , à une époque où notre entreprise ne subsistoit, pour ainsi dire, que de ses propres forces , quelle sécurité ne présente-t-elle pas aujourd'hui que, favorisée par une prospérité toujours croissante , elle marche avec rapidité vers son accomplissement ?

Il serait inutile de rappeler au lecteur quel intérêt s'attache à la collection des OEuvres complètes de M. de Chateaubriand. «Toutes les voix de la renommée se sont exprimées hautement sur cette imposante réunion d'ouvrages où le talent se montre sous des formes si diverses^ et elles ont été unanimes. Il ne s'agit plus de la fortune incertaine d'un auteur plus vanté que connu, sur lequel le public en suspens n'a pas encore prononcé, mais des succès d'un écrivain qui ne trouve plus que des admirateurs; et qui , par ses principes, à la fols

constitutionnels et empreints de l'honneur François, sympathise avec tous les hommes généreux , dans quelques opinions qu'ils se trouvent placés.

Page 1