APPENDIX
( Gazette de France, du 2 y septembre i82y. )
« Le mal n'est point dans la Charte ; il est dans l'acharnement de ceux qui veulent l'interpréter dans un sens impie et révolutionnaire, tandis que l'œuvre de Louis XVIII est éminemment religieuse et monarchique. Les destructeurs de la Charte ne sont pas les royalistes qui veulent que le trône de saint Louis et de Henri IV serve de base aux libertés publiques ; ce sont les modernes idéologues qui nient la suprématie de la religion catholique, qui révent un culte sans églises et sans prêtres, qui voudraient anéantir la noblesse ancienne et nouvelle , qui contestent à la couronne la faculté de nommer des pairs , qui prétendent transporter aux deux grands conseils nommés chambres , le droit de faire la paix et la guerre; qui tendent sans cesse k républicaniser les élections et même la pairie; qui réclament la nomination, par le peuple, des fonctionnaires publics , dont le choix appartient au Roi. Ceux-là , s'ils ne peuvent pas encore anéantir la Charte tout d'un coup, s'attachent à l'abolir en détail ; c'est d'une mort lente qu'ils ont entrepris de la faire périr. » {Gazette de Lyon.) ,