‹ Dernier trait de la censureChapitre 10 sur 37 · LETTRE A LA QUOTIDIENNE · texte numérisé non relu

LETTRE A LA QUOTIDIENNE

ji Monsieur le Rédacteur de la Quotidienne. Monsieur ,

« La Gazette de France renferme un article de la Gazette de Lyon., du 22 septembre , ainsi conçu :

« Le mal n'est pas dans la Charte ; il est dans l'acharnement de ceux qui veulent l'interpréter dans un sens impie et révolutionnaire.... Les destructeurs de la Charte

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ne sont pas les royalistes qui veulent que le trône serve de base aux libertés publiques ; ce sont les modernes idéoloeues... qui contestent à la couronne la taculté de nommer des pairs; qui tendent sans cesse a repubhcaniser les élections, et même la pairie.... Ceux-là , s'ils ne peuvent pas encore anéantir la Charte, s'attachent à l'abolir en détail ; c'est d'une mort lente qu'ils ont entrepris de la faire périr. »

Or , comme je suis le seul qui ait traité le sujet de la pairie, comme votre journal est le seul qui ait parlé de mes écrits , quelle que soit notre modestie a cet égard , nous sommes forcé de reconnaître qu'il nous revient une large part dans ranathcme lancé contre les inodernes idéologues^ maintenant destructeurs de la Charte , qui, s'ils ne peuvent l'anéantir tout d'un coup, ont entrepris de la iiiire périr d'une mort lente, et naguère adversaires d'un certain personnage, dont la grande colère n'était que trop légitime , s'il est vrai que cette espèce soit capable de tant de noirceurs.

Souffrez donc que je vous prie, pour toute réponse à la Gazette de Lyon, de retracer les premières lignes du passage que contient La Q^uotldlenne du 4 septembre.

« Deux pouvoirs seulementse retrouvent en tout temps, en tout lieu, et se montrent ainsi essentiels, inhérens à la société humaine : le pouvoir monarchique, le pouvoir aristocratique. y>

Du reste, si vous mettez quelque prix à l'éclairer, à la ramener dans les droites voies, car elle est incontestablement de bonne foi et se laisse égarer par les emportemens d'un saint zèle , les moyens vous en sont offerts en consacra nt un nouvel article a l'exposition de mes principes sur la pairie.

J'ai l'honneur de vous offrir. Monsieur, les assurances de ma considération très distinguée. D. L. G.

Vcr.-,ailles, 27 septemlire 1S27.

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