‹ Dernière correspondance entre S.E. le cardinal Barnabo et l'Hon. M. Dessaulles [microforme]Chapitre 7 sur 9 · RP · texte numérisé non relu

RP

— Mes

dont nous savons quelque chose, nous, égard et au mien particulier ? Jene coninembres de l'Institut—si enfin il n'a! teste pas sa sincérité, mais il n’en voit pas pas eu assez d'esprit d'analyse pour moins un devoir dans ce qui estinjustifaire les rapprochements ou les distinc- ce ou sévérité inintelligente, Comment tions voulus, est ce le livre qui lui pe expliquer ses faux exposés 4e faits conpellera l'erreur commise ou l'oubli tre l'institut, ses violentes de langage évident? Est-ce le livre qui lui dira contre des hommes de réputation, de qu'à cinq, dix, vingt pages du passage | caractere, d'intégrité, sinon par la qui parait suspect, il trouvera un autre fausse conscience ?

passage qui élablira le vrai sens eljus-, fh bien, est-ce qu'il est impossible tifiera l'intention ? Est-ce le livre qui va que les mêmes petites misères, les mêdécouvrir un secret sentiment d'hosti- mes petites faiblesses humaines se relité chez l’examinateur, où qui S'ap- trouvent chez les membres de l’Inquipercevra qu'il agit d’après une idée|sition ? Est-ce qu'eux aussi n’ont pas préconçue, où un préjugé d'éducation, | leurs sentiments d'hostilités contre cerou d'intérêt d'hiérarchie ? Le livre ne |tains systèmes, et leurs préjugés d’édu-

saurait évidemment faire tout cela. Il!

née peut donc pas se défendre lui-mÿme, puisque défense signifie discussion. Cette idée est donc une de ces absurdités| pratiques qui sautent aux yeux les moins

cation on d'intérêt en faveur d’autres systèmes ? Est-ce que les luttes pas

|sionnées qui surgissent quelquefois en-

tre les dignitaires de la curie romaine

relativement aux postes d'honneur ou

clairvoyants? Cela est faux en raison, de profit qu’ils convoitent, ne montrent

en fait et en équité.

L'absence de l’auteur laisse tout simplement le champ libre au préjugé, où à l’animosité, ou à l'esprit de parti, ou à l'ignorance possible ‘du sujet traité. Qui empèchera l’examinateur

de tomber dans l’une ou lantre de ces fautes quand l'auteur est à plusieurs centaines de lieues d’un homme qui peut être naturellement assez disposé à mettre ses préjugés d'éducation ou

pas qu'ils ne sont nullement exempts, malgré leur caractère, des faiblesses ou des convoitises des autres hommes? Il ne faut pas avoir demeuré à Rome bien longtemps pour observer ces choses, et j'ai eu dernièrement encore làdessus des renseignements bien remar-.

quables.

Il faut donc toujours en venir aux notions primordiales de la justice.

Toute condamnation portée en l'absence

de caste à la place de la charité chrétienne ? Sa conscience! dira-t-on ?

Mais combien n'est-ce pas chose commune, dans le monde, que la fausse csnscience ?

N'est-ce pas ellequia suscité toutes les persécutions et tous les bûchers d’autrefois? D'ailleurs qu'est-ce que la vraie conscience sinon le sentiment de la justice envers autrui? Or quelle justice y a:t il dans une condamnation contre un auteur qui n’a pas pu présenter ses raisons ? Il faut bien dire qu'il n’y a là ni vraie justice ni vraie conscience.

Mgr. de Montréal est un homme de

conscience apparemment et il serait ourtant quelle aveugle passion, quelle étroitesse de vues, quelle obtination dans

injuste de le contester, et

AI

ses torts n’a t-il pas montrées à notre

de la partie qui ignore qu’on va la juger est une injustice en bonne morale et une iniquité en bonne procédure.

Mais il faut dire aussi que ce système de condamner les livres dans le secret du cabinet et sans citer ce qu'ils contiennent de condamnable est excessivement commode pour déconsidérer autant qu'on le peut et sans dire pourquoi ceux que l’on n'aime pas, etcela en éludant toutes les responsabilités.

Si l’on nous oppose l'habitude, le système adopté, je réponds que ce qui est contre la justice est nécessairement un mauvais système et une fort déplorable habitude, surtout chez ceux qui sont chargés par état d’être l'exemple des autres. Ce qui est injuste en soi sous tous les systèmes judiciaires ne peut être justeet licite pour cette seule raison ‘qu'on le fait à Rome. La justice est au-

ce de la

ble nèr'ejuipas Cerdutres pas s enaine l ou rent npts, 6 OU 7 Il \ome choe làmat

‘aux istice.

sence ra la orale stème secret cou- 2SS1VEer aurquoi bn élu-

le SYsui est ent un orable ai sont le des bi SOUS e peut b raison est au-

dessus des rois, des parlements, des; l”4

nuaire chez soi que d’avoir assas-

gouvernements, des papes el des per | sine plusieurs hommes ?»

ples, et Les oblige également tous.

Mais toutes ces raisons et tous ces Faitx,

à 4 siur't: La] ] L s 1 drop ‘e d | On a donc condamné mon discours! Sttout celui de la divergence d'opi

jour des raisons qu’on ne dit pas. Ic

{| nion chez des prètres instruits d'ici et

s: j + 1G NT = T ‘a Q “ Île * [A “1 H : 1 le encore, arbitraire, car dans tout systè- Dern HR e pe ad ag tes me judiciaire bien organisé, les juges Pa: D 10", gre 8e

donnent les motifs de leurs sentences

et mème quelle souveraine injustice il

Q . . . y: 2 € \] » € à 1 » " et il est bien clair que les plus simples | À a dans une demaude de condamna

notions dela charité y obligent des Evè:-

| tion faile en secret et accordée aussi en

. . . . ’ # S el “est-àa- *e oo n , ns en ‘6 ques. Mais il parait avoir été plus com. | °°°", ( est-à-dire hors la connaissanct

mode de ne pas le faire avec moi,

de l'intéressé. Pas la plus petite inti- ‘mation que l’on se proposât de me juger,

Au reste des prêtres instruits d’ici|J’ai appris ma condamnation avant d’a-

qui ont lu ce discours m'ont assuré n'y avoir rien trouvé de pervers, ou que l’on dût absolument réprouver. Une fois la condamnation arrivée, d’autres prècelui-ci telle er.

reur, celui-là telle autre, le second ne

tres m'ont indiqué:

trouvant par répréhensible ce que le

remier avait blâmé., et personne ne Ï ;

tombant d'accord sur ce qui était pernicieux ou réprouvable. Je puis donc penser sans crime que ce que j'ai dit n'était pas absolument horrible ni mes prétendues erreurs complètement damnables. Mais si l’on eût dit de suite en quoi je m'étais trompé, on aurait évité au clergé local le petit désagrément de voir quelques-uns de ses membres trouver irréprochable ce que d'autres trouvent répréhensible,et montrer par là que l’on ne sait pas trop au fond à quoi s’en tenir; ce qui a naturellement fait un peu rire le condamné.

Quand les prêtres eux-mêmes s’'entendent si peu sur la perversité d’un livre, il semble naturellement aux gens sensés que Mgr. de Montréal poussait peutêtre un peu loin les choses en rappelant avec tant de sollicitude à ses ouailles que celui qui garderait l'Annuaire chez lui serait passible de refus des sacrements méme à l’article de la mort.

Cela à paru quelque peu étrange de la part d’un homme qui a entouré de tant de splendeur religieuse, sur l’échafaud, il y a quelques années, les derniers instants de l’un des plus terribles criminels dont nos annales judiciaires fassent mention. Et naturellement bien des gens se sont demandé : « Mais serait-Cce donc un plus grand crimed’avoir

à RE RE 26 ae LSDÈL 2 Enr PRE A RE ES

voir pu soupçonner que je fusse accusé, et j'ignore encore à l'heure qu'il est les | raisons de cette condamnation. On fait encore aujourd'hui, à Rome, contre l'auteur d'un livre, ce qui ne se fait plus nulle part au monde contre les voleurs et les assassins: condamner saus entendre et sans donner les motifs de | la condamnation.

| Eh bien, je Le dis sans crainte, eten toute certitude que je suis dans le vrai; une pareille condamnation n'est en droit et en raison qu’une flagrante iniquité. Au fond cela ne peut pas s’appeler une sentence, c’est tout simplement unediffamation. Personne au monde,pas plus le Pape qu’un autre, ne peut condamner sans entendre ni sans dire pourquoi il condamne. Toute condamnation de ce genre est en soi une nullité absolue en droit et en raison, et personne n’est obligé d'en tenir le moindre compte (l).

(l) Je sais bien que l’on prétend, à Rome, que l’auteur n’est nullement atteint par la condamnation de son livre ; maïs c’est encore là une de ces raisons dont la pratique démontre le peu de sincérité. On ne l'a imaginée que pour justifier, aux yeux des gens irréfléchis, l’arbitraire d’une condamnation demandée et .accordée en secrel. Et comme on défend partout aux catholiques de scruter les actes du pouvoir ecclésiastique, on leur fait ainsi accepter sans examen les explications les plus inadiaissibles en raison et en équitr.

Si l’auteur d’un livre n’est nullement atteint par la condamnation, pourquoi donc tous ces efforts pour obtenir sa rétractation s’il est laïc ? Pourquoi est-elle imposée aux prêtres sous

eine d’interdit par les autorités locales ?

ourquoi donc traite-t-on de rebelle et d'orgueilleux celui no se soumet pas, même quand on ne lui indique pas en quoi il a pu se trom-

PR

— TÙ

Mais n'est-ce pas une étrange chose au grand conseil de Berne, par son que l'injustice soit si fréquemment, et| Nonce, Mgr. Luquet, «que l'Eglise si fatalement en quelque sorte, la ba-|« saurait accepter la transformation sose d'action des congrégations romai-|« ciale des temps et ne refuserait pas, nes ? Et néanmoins tout cela s'explique |« quand le temps serait venu, de reconparfaitement par ces vieilles habitudes! « naître le grand principe de sa séparad’irresponsabilité transmises de siècle! « tion d'avec l'état, cette expression émien siècle dans la curie romaine, et à|«nente et suprême de la liberté.» Or l'abri desquelles s: commettent quel-|maintenant que le Sylabus déclare quefois les plus terribles injustices. Car! ètre des erreurs du temps présent l’ide tout temps et dans tous les pays l'ir-|dée «que le Pape doit se réconcilier responsabilite chez les fonctionnaires, | avec la civilisation moderne, » ainsi que grands ou petits, n'a jamais signifié|le principe de la «séparation de l'Eglise pratiquement qu'arbitraire contre leslet de l'Etat ; » il faut bien admettre que administrés ; et avec mes notions delle Pape de 1843 faisait examiner par justice et mon habitude du système ju-|son Nonce des principes frisant alors diaire de ce pays, il me semble en tou-| l'hérésie puisque Le Pape de 1864 les a te sincérité que toute la pratique des| condamnés, et qu'il se trompait en 1848. congrégations romaine se résume à peu|Or cela pourrait peut être suggérer auprès uniquement dans l'arbitraire. jourd'hui l'apropos de l’indulgence

Car enfin, en admettant que je melenvers ceux qui ne réclament pas l’insois trompé, — chose très possible, sans|faillibilité — eh bien, en admettant, aucun doute et qui est arrivée à de|dis-je, que je me sois trompé, est-ce bien autres personnages que moi, à|bien en persistant à ne pas m'indiquer S. S. le Pape actuel,par exemple, quand, | erreur que j'ai pu commettre que l’on ue prévoyant pas qu'il écrirait un jour |me persuadera que lon a certainement le Syllabus, il l'aisait annoncer en 1848, | raison et que l’on ne songe qu’à dé ———— fendre de bonne foi la vérité? Mais per ? Pourquoi donc toutes les feuilles que l’au-| c’est précisément là le meiileur moyen vorit * eccl'siistique contrile’et peut faire taire d'empêcher les gens de croire à la sin- CR noe PO PSE 408 de cérité du juge! Tenir ses motifs secrets

Que l’on cesse donc de donner aux hommes|après avoir jugé en secret ne peut Jaintelligents de pr tendues raisons où 11 ny a|Mais suggérer aux hommes réfléchis qu'inanit: et minque de droiture! Je compren-|qu’une forte présomption d'injustice. ne rt Fra er a ten or te Ét le fait est que l’on n'a jamais emquand on indique l'erreur condainée. |PIOYÉ le secret dans la procédure que

Mais quand on condämne un livge comme Aie systématiser l'injustice en la voirempli d'erreurs re en naines pos pus. ant aux yeux des masses. alors il est trop clair que c’est l’auteur bien x : à pat La a plus que le livre que L'on a voulu atteindre, Et enfin, est ç6 donc bien à Rome car si l'on ne son zcait vraiment qu'au danger de | ue l'on tient si peu de compte de cette l'erreur, on l'indiquerait! On a, dans une|grande parole, dite à Jérusalem il y a cond 1mnation en bloc, un moyen facile de dé-| dix huit siècles: « SI J'AI MAL PARLÉ, FAIconsidérer aux yeux de ceux auxquels on dé- rES.Mor VOIR LE MAL QUE J'AI DIT; MAIS fend tout examen d'un acte quelconque de SI J'AI BIEN PARLÉ, POURQUOI ME FRAP-

l'autorit», les hommes dont on n’est pas satis- roùs *» C je faitil sr (ait,soit parcequ’ils ne veulent jias se laisser con-| PEZ-VOUS ?» Comment se fait-1l que les

dtire comme desenfants, soit parceque l'auto- | membres de l’Inquisition ne se croient ritu locale veut diminuer leur influence. Et|pas un peu liés en conscience par ce c'est dans ce vas qu'une condamnation de-| magnifique précepte, et s’affranchissent mandée en secvel, el obleriue en'secrel, et dont|.; facilément de ce devoir : «montrer à

on ne dil pas LS molifs, ne peüt plus être én 4 Ni equite rodhrdve dottine une sé qui sup-[ un homme le mal qu’il à pu dire !»

pose l'audition dë l'accusé, mais’ devient prati- piles ste js à AU Lueront une diffamalion puisqie ni le püblic Prin Je mecptque UNE A NQUs ni l'auteur ne savent poufüt ilLést condarné, | © AUI QUE LIUSITE OSSI alt Qt, AlOTS et que c’est toujours uné’ iniquité dé condam-|qu il était ministre du Pape, “qu il ner sans dire pourquoi l'on condamne. Ilaït porter la harhe dans ce vieux

se 18, 'Ani- Or are l'ier que lise que par lors es 4 ‘auence l'intant, st-ce quer e l'on ment à dé

oyen a sinecrels ut jaéchis astice.

is em- ‘e que la voi-

Rome cette il ya É, FAI- ; MAIS FRAPque ies ‘roient par ce hissent ntrer à el»

aujourt, alors «qu'il vieux

cn D

bois : » la justice romaine telle qu'il la! malheureusement aujourd’hui la controuvait alors et à peu près telle qu'elle|damnation des parlements, des municiest restée depuis. palités, des elections, institutions qu'elle Non! Je comprends parfaitement|a comyparees aux 08 DÉCHARNÉS d'Eourquoi l'on m'a condamné! J'ai eu|zéchiel, et auxquelles pourtant les lo malheur de heurter les idées ultra |les nations ne renonceront pas parcemontaines sur la suprématie absolue|que les membres de la curie romaine du Pape, même dans les matières pure-|n'en comprennent ni le fonctionnement ter porelles ; idées que l’on réussit|ment ni les bienfaits. sans doute à faire accepter çà et à par! L'Ultramontanisme signifie enfin la la masse ignorante, mais que partout! {omination de l'Eglise sur l'Etat, et la les gouvernements repoussent avec ral-|{omination du Pape sur l’Etatet l'Église son, el que les hommes qui tiennent à|} la fois; donc l'ultramontanisme sileur libre-arbitre, et qui ont surtout \onifie aujourd'hui comme au temps étudié l’histoire ecclésiastique, n’accep-|de Grégoire VIL la monarchie univerleront Jamais. selle et absolue du Pape sur les nations On nva dit ici que j'avais dounélet leurs institutions puisqu'on le déclasujet de mécontentement en prèchant|re infaillible sur les questions de mœurs la tolérance; mais je ne puis absolu-|comme sur les questions de dogme. De ment pas croire que lon soit assez|ce moment tout libre arbitre, toute véétranger, en Italie, à ce qui se passe|ritable indépendance nationale ou peiici, aux faits saillants de notre état|sonnelle, et conséquemment toute initisocial et politique, pour ignorer quel|ative propre, se trouvent détruits dans nous vivons dans un pays de majorité |les sociétés comme chez les individus. protestante et sous une mère-patrie pro |La liberté politique aussi devient illutestante, Ce n’est donc pas à nous, qui|soire, car nul gouvernement ne peut sommes les plus faibles, à exercer l'os-|plus légitimement faire des lois et les tracisme envers ceux qui n’ont pas les|appliquer sans les soumettre au Pape. mèmes opinions religienses que nous.| Et la chose va de soi siles Parlements Il y a bien des choses qui se disent enlet les institutions populaires ne sont Italie et qu'il vaut mieux taire sur|pluscomparables qu'à desos DÉCHARNÉS! notre sol d'Amérique où l’idée répu-| Et voilà la vraie pensée des hommes blicaine, et conséquemment le principe |qui dirigent la curie romaine. de la souveraineté du peuple, est la seule base possible des institutions, et où le protestantisme est si énormément prépondérant par le nomb! e. institutions, leurs lois, leurs plus légi- Il serait temps que l'on comprit enfin |times aspirations au jugement desmemqu'il y a nécessairement divergence|bres de curie romaine, précisément fondamentale entre le républicanisme!|]es hommes les plus arriérés de l'Euroaméricain et l'ultramontanisme en tant|he en matière d'institutions politiques qu’il exprime les idées d'autrefois suMmet ile droit public. Comment peut-on esla royauté universelle du Pape, pérer qu’un Parlement ou un Congrès Car enfin l'ultramontanisme signifie | quelconque puisse accepter dans la conmalheureusement aujourd’hui la con-|fection des lois le contrôle d'hommes dampationde la «civilisation moderne,»|que l'on voit rester si opiniâtrément c’est-à-dire de ces grands principes de|attachés au vieux droit inquisitorial liberté religieuse, politique et civile|répudié aujourd’hui dans tout monde dont elle a doté le monde; donc la|civilisé, et se montrer si profondément condamnation de toutes les conquêtes| hostiles au principe le plus fondamenque les peuples ont faites sur les vieux|tal du d: it r* ‘ic : « le droit de la comdespotismes. L’ultramontanisme, d'a-|munauté, de la ation, de déterminer souprès ses organes les plus autorisés, la|verainement par quelles institutions elle Civilla Cattolica entre autres, signifie|sera régie. » |

Cest donc à dire que les sociétés les lus progressives parce qu’elles sont

LA

es plus libres devront soumettre leurs ,

RE

pond: Here

St. Thomas, Suarez, et Bellarminlet déclarer de droit divin la monar lui même, consacrent ce principe. chie universelle du Pape au temporel

Eh bien, s'il faut qu'un écrivain soit] — infaillible sur les questionsde mœurs mis à l'énder aujourd'hui parce qu'il[ne signifie el ne peut signifier rien aun'accepte pas les idées politiques d’hom [tre éhose que cela — et d'un côté nous mes quise montrent si étrangers à leur[VOYons l'esprit humain se crampounner siècle, si étrangers à toutes ces notions|aux conquêtes qu'il a faites, et déclarer de droit publie et mème civil que la[par tous les gouvernementset par ses belle civilisation moderne à fait adop | plus illustres représentants dans le doter partout comme source nécessaire| maine de la pensée, qu'il n'y renoncera de toute organisation sociale et politi-|pas,et qu'il faut lune de ces deux choses : que ; qui se montrent si aveuglément|Ooù que ce soit lultramontanisme qui hostiles à toutes les espèces de libertés: | recule, où que ce soit la civilisation. il devient elair qu'avant qu'il soit peu [Or comme celle-ci ne saurait pas plus de temps il ne sera plus possible d'é. reculer qu'un fleuve remonter vers sa crire une parole sans être mis à l’éndea.| Source, la question est forcément déci« Si même dans un paÿs de majorité! 46e, qu'elles que soient les clameurs de protestante, et avec un parlement où la réaction ultramontaine qui ose enles protestants sont en majorité, il| Core, à l'heure qu'il est, réclamer comwest pas permis de conseiller la tolé-[me de droit divin, limmunité des ecrance aux catholiques que des jour-|Clésiastiques de tonte juridiction des naux aussi imprudents qu'ignorants|tW'ibunaux civils mmes sur les questions oussent à appliquer ici les principes|de crimes et delits !! le plus exagérés du Syllabus sur les! Quand l'aveuglementdes prétentions questions poiitiques ou de police légale, va jusque Là, il est bien évident qu'il et jusque dans l'organisation d’une as |ne reste plus qu'à attendre dans un sociation purement littéraire, mieux|temps plus où moins prochain la punivaudrait dire de suite que la censureltion providentielle de ceffx qui les exde la pensée est de droit étroit dans le! priment ei qui bouleverseraient encore catholicisme, et que personne ne doit|le monde,s'ils le pouvaient, pour les imoublier un mot sans la permission de poser ; et les évènements si peu prévus l'index où de l’Ordinaire. des huits derniers mois semblent indi-

Le concile de Trente a bien expri-[quer fortement qu'elle a déjà reçu un iné celte défense, mais aussi c’est une|Commencement d'exécution. des raisons qui ont empêché sa disci-| Quelle leçcon!! que l'on fait sem-

, pline d'être acceptée dans plusieurs! blant de ne pas comprendre encore! Le

pays catholiques. Oserait-on mainte-| dernier soutien du pouvoir temporel nant publier un pareil décret aux Etats | frappé lui aussi d'aveuglement et com- Unis ? mençant étourdiment une guerre à Comment l'on peut encore espérer! laquelle il n’est pas preparé!! et la pouvoir réaliser pratiquement pareilles[plus puissante nation de l'Europe impossibilités, voilà ce qui est aujour-| écrasée et brisée en moins de six mois d'hui, pour les hommes qui ont l'expé-| par sa rivale protestante, qui avait aurience des affaires et du monde où jls|{trefois recueilli avec tant d'empressevivent, le plus incompréhensible mys |ment les victimes de la révocation de tère. l'édit de Nantes! Et l'on ne veut pas Et puisque la lutte est aujourd'hui! voir là le fait d’une rétribution provisoulevée par l’'ultramontanisme contre| dentelle 11 la civilisation et Les immenses bienfaits! Ah! c’est bien le cas de dire : « Erudont elle a doté le monde, il faut donc|dimini qui judicatis terram. » choisir entre la civilisation et l’ultra-| Votre Eminence semble me repromontanisme. Or d’un côté nous voyons| cher d’avoir parlé, ou écrit, ou exprimé celui-ci lutter avec obstination contre! publiquement des opinions pendant toutes les conquêtes de l'esprit humain | que notre cause était encore pendante +

ar rel als aupus nel el ses docela )s6$ :

qui tion.

plus 'S Sël décirs de e eli- Col)- 38 eECn des »stions

ntions tqu'il ns ui 1 puniles exnCore les imprévus ht indieçu un

mporel et COMerre à 11 et la Europe ix mois vait au- 1pressetion de eut pas nm provi-

+: « Eru-

e reproexprimé pendant endante

en Emi

à Rome. Elle semble me signifier que|manifestent avec persistance au milieu je n'aurais pas du dire un mot avant|de nous.

que la sentence ne fût rendue,

J'oserai lui observer que quand un tribunal met quatre longues années, non pas à se décider à rendre une sentence sur une question depuis longtemps résolue par la pratiqne universelle; mais à trouver les moyens de n'en pas renstre une, il est assez difficile

obaek Qui vivent dans des pays|

{UX qui ne sont pas frappés de l’immobilité

politique et intellectuelle dont l'état

romain offrait le navrant spectacle avant les terribles lecons que la Providence vient de donner à ceux qui :

pétrifiaient ainsi la pensée humaine, 11 est assez difficile, dis-je, de laisser plusieurs années s'écouler sans donner signe de vie contre les agressions furieuses ot de Lous les jours qui étaient dirigée, contre l'association dont je suis membre.

Si au moins les journaux du clergé avaient eu la décence de ne rien dire en attendant le jugement, nous aurions

u éviter de parler et de nous défendre.

ais quand nous voyions chaque jour les plus malhonnèêtes accusations publiées contre nous, accusations qui trouvaient toujours le moyen de parvenir jusque dans les chaires de la ville et des campagnes ; quand nous voyions tous les principes qui forment la base des institutions libres, dont nous jouissons en Ce pays, quoiqu'à un bien moindre degré qu'aux Etats-Unis, attaqués sans merci par nos ennemis qui, au fond, ne nous poursuivent avec tant d’acharnement de leurs injures que parceque nous défendons la liberté contre le torysme local—et non pas à ‘ause de quelquespauvreslivres qui se trouvent dans toutes les autres bibliothèques que l’on ne condamne pas— quand nousétionsen un mot le but constant de calomnies sans trève et sans fin, il ne nous était absolument pas possible de ne jamais repousser la calomnie, de rester toujours silencieux sous l’insulte, ni de n. jamais combattre les tendances absolutistes que des hommes mus par

Et je puis ajouter que dans cette lutte la décence du langage et la con: venance des formes n'ont jiunais été du côté de nos adversaires qui semblent monopolisei plus qu'ailleurs encore la triste habitude de ne jnais parler religion sans blesser outrageusement la charité et Le savoir vivre, Ils ne défendent les bons principes conune ils savent les comprendre qu'avec le langage le plus soigné de la halle.

Au reste, nous avons aujourdhui le plaisir, après avoir été tant vilipendés par eux, de les voir s'entredéchirer en toute conscience, et nous comprenons mieux que jamais la véritable valeur de leurs insultes. Ils se chargent euxmême, depuis quelque temps, de nous donner les plus interessants renseignement sur leur rectitude d'intention et leur sincérité. Partagés en deux camps rivaux où la discorde à semé la tempête, ils se lancent les uns et les autres dans les descriptions réciproques les plus inattendues et les définitions morales le plus remarquables. Ils se peignent Les uns les autres d’après nature et avec une fidélité de pinceau qui montre à quel point ils se connaissent. On ne nous à au moins jamais reproché l'hypocrisie,etc’est justement là la prédisposition naturelle et la qualité dominante que nos religieux adversaires constatent aujourd’hui les uns chez les autres avec un bonheur de logique ravissant pour ceux qu’ils ont tant insultés! Ils se renvoient mutuellement Ia balle avec un sans-gèêne qui prouve que pour cette fois au moins, chose prodigieuse et nouvelle, ils disent sincérement ce qu'ils pensent ;'et nous assistons tont ébahis à un spectacle si plein d'intérêt.

Je n'ai pas parlé par hostilité, mais par nécessité. Il fallait défendre mes amis et moi contre la passion ignorante, le préjugé opiniâtre et la calomnie aveugle, car voilà vraiment les traits caractéristiques d’un grand nombre de ceux qui prétendent hypocritement. défendre au milieu de nous une religion

qui n’est pas attaquée,et qui ne font ré.

l'intérèt.et bien souvent par l'ignorance, element que la compromettre par leurs

Page 1