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« peut, (ou non) contenir des livres oultruits du clergé ici et aux Etats-Unis : « journaux philosophiques ou religieux « Si les économistes sont à l'index, il « dont la possession et la lecture soient| faut bien se passer des économistes ! 1 »
« défendues aux catholiques ‘indivi- « duellement. Chaque membrede l’Ins «titut n’a d'autre contrôle à l'égard de « ces livres que de voter contre leur ad- «mission ou conservation, quand la «question est soumise à son vote, «devant sans doute s'abstenir de les «lire, si l'Eglise en défend la lecture.
Sur cet exposé de faits, la ques tion soumise au St. Siége esl :
« Un catholique encourt-il les cen «“sures ecclésiastiques et le refus des «sacrements pour le fait seul qu’il est «membre de cette association ?
« Maintenant nous prétendons tou- « jours jusqu’à plus ample informé que « les faits étant tels que ci-dessus éta- « blis, nous sommes dans le même cas «que toutes les autres associations «Scientifiques ou littéraires du monde «qui possèdent des livres à l'index (et “ie plus souvent en bien plus grand «nombre que nous) et dont les mem « bres ne sont pourtant pas frappés des « censures ecclésiastiques parceque les « corps possèdent ces livres. »
Voilà la vraie question portée en appel. Pourquoi? Parceque voyant Mér. de Montréal ordonner le refus des sacrements aux membres catholiques de l’Institut pour le fait seul de la possession par le corps de livres à l'index ; et voyant d’un autre côt’: qu'en France, en Allemagne, en Belgique, en Angleterre et aux Etats-Unis, le même fait n'était pas une raison d'exclusion des sacrements ; que dans les provinces britanniques même de l'Amérique du Nord cette rigueur était inconnue ; et qu’enfin dans notre ville même de Montréal Sa Grandeur ne fesait pas inquiéter les membres catholiques d’associations protestantes qui possèdent aussi des livres à Pindezx, il nous semblait que Mgr. de Montréal se trompait en nous imposant une règle exceptionuelle et faite pour nous seuls. Car enfin ses prétentions vont bien loin
chose un peu difficile pourtant à ceux qui prennent part au mouvement pohtique d'un pays.
La question portant donc uniquement sur le droit de l’'Evèque de frapper un catholique des censures ecclésiastiques pour le fait seul qu'il est membre d’un corps dont la bibliothèque contient quelques livres à l'index, elle ne pouvait clairement être décidée que par un jugement déclarant qu'un catholique pouvail ou ne pouvait pas appartenir à un pareil corps. A une demande aussi nette et précise que celle citée plus haut, il fallait une réponse éga-
| lement netle et précise.
Avons-nous eu pareille réponse ? Jamais! Le décret que l'on prétend décider la question, et où l’on devait conséquemment trouver la réponse nette et précise que notre demande exigeait, ne disait absolument que ce qui suit :
(J'emprunte la traduction publiée par ordre de Mgr. de Montréal sur les journaux de cette ville.)
‘ Les Eminentissimes et révérendis- ‘‘simes Inquisiteurs généraux, dans ‘une congrégation générale de la “sainte Inquisition romaine et uni- ‘ verselle, tenue mercredi, septième «jour du présent mois, (1) ayant sou- «mis à l'examen la difficulté soulevée «depuis lontemps à l'égard de l’Insti- «tut Canadien ; toutes choses ayant été «mûrement et soigneusement exami- «nées, ils ont voulu qu’il fût signifié à « Votre Grandeur que les doctrines con- «tenues dans un certain Annuaire «dans lequel sont enrégistrés les actes «du dit Institut devaient être tout-à- « fait rejettées, et que ces doctrines, en- «seignées par le même Institut, de- «vaient elles-mêmes être reprouvées !1»
Puis on exhorte l’'Evêque à éloigner la jeunesse du susdit Institut, tant qu'il sera bien connu que des doctrines pernicieuses Hi sont enseignées; et l'on termine par des louanges, que l'on
regrette aujourd'hui, à l'adresse de
puisqu'il m'a dit à moi-même ce mot|l'Institut Canadien Français, associa-
navrant pour un homme d'étude, et qui a fait rive bien des membres ins.
(1) Juillet 1869.
éci- *CNette ait, uit :
par our-
disdans >» la unième souevée nstit été kamiifié à s CONaire actes put-à- 8, el- , de- Bes !1»
igner tant loctries: et el'on sse de SsOCi4-
URSS
tion à peu près morte et enterrée, et | justice, de tout devoiret de toute procédu Courrier de St. Hyacinthe ! ! louanges | dure régulière n’eût pu avoir lieudevant qui n’ont compromis que ceux qui les! nostribunaux laïcs où le droit de l’accuont décernées. Voilà absolument tout|sé prime toute autre considération, et ce que contient ce décret que V. Em.|où un juge croirait forfaire à son devoir affirme avoir réglé pour toujours une|s'iine motivait pas sa sentence au meilquestion dont il ne parle pas tout en]|leur de sa connaissance et de son jugefaisant foi qu’elle a été müûrement et ment.
soigneusement examinée ! ! Je le demande maintenant en toute
On approuve aussi sans doute l’Evè. raté à V. Em : À quoi ai-je à me que de Montréal, mais comment une soumettre ? La question que j'ai posée approbation générale peut-elle être re-| comme l’un des appelants n’a jamais eu gardée par des hommes serieux com-|de solution, et nul ne sait encore ici,
.me définissant une question expli-laprès six ans d'attente, si un ca-
cite? ï | tholique peut ou non appartenir à un
Voici donc ce que l'on à fait. On|corps qui possède des livres à l'index. a écarté la question portée en appel|La pratique universelle montre bien par nous, les dix-sept membres de l’Îns-|qu’il le peut, mais Mgr. de Montréal, titu’ et on ne l'a pas décidée de près|dout nous connaissons l’étroitesse de ni de loin. Puis on a soulevé une nou-| vues sur cette question comme sur bien velle question contre une nouvelle per- | d’autres, prétend qu'il ne peut pas. Consonne légale, l’Institut comme corps, | vaincus que l'on devait avoir des vues
(et non plus les appelants qui agissaient| plus larges à Rome, nous y sollicitons en leur qualité privée comme catholi-| une décision, et à notre profonde stu-
ques) et l’on a affirmé dans un décret peur, neus voyons les illustres memsolennel qu'il enseignait des doctrines |bres de l’'Inquisition, en Juillet 1869: pernicieuses sans l'avoir jamais infor-|ruser avec les faits pour ne pas donner mé qu’il en fût accusé !! Il a donc ap-|cette décision, et créer une nouvelle pris sa condamnation avant d'avoir eu-|question contre un absent qu’ils contendu parler de laccusation. On a, damnent sous prétexte de décider la
comme je l’ai dit plus haut, confondu les personnes, confondu les questions, confondu les faits, confondu les responsabilités, le tout pour éviter de donner la décision demandée et pour condamner des absents qui n'ont pu se défendre !
En un mot ce décret pourrait se résumer commer suit :
Après avoir mürement et soigneuse-
ment examiné la question soumise par À. | torts ; après des faits, dis
question en appel qu'ils ne touchent pas !
Et après une suite de faits aussi exitraordinaires, aussi impossibles sous tous les systèmes judiciaires organisés en vue de la justice sérieusement impartiale, et non pas seulement en vue des satisfactions personnelles des supérieurs qui ne peulent pas avouer leurs
-je, qui sur-
nous n’en dirons pas un mot; mais par|prendraient même sous le gouverne-
exemple nous condamnons B, que l’on a| ment Russe, et qui démontre
nt irrésisti-
mis en cause sur un autre sujet sans l'en | blement les habitudes invétérées d’arprévenir, el qui n'est pas ici pour se dé-|bitraire de la justice romaine : V. Em.
fendre.»
Voilà l’iniquité,— car il w’y a pas d'autre qualification possible d’un pareil procédé— voilà l'iniquité qu'un tribunal ecclésiastique a commise à notre égard! Voilà l'expérience que nous avons faite des habitudes administratives des congrégations romaines ! Et
me fait adresser, comme si je les méri-
| fais, des reproches sévères parceque je
ne me soumets pas à une décision que
| je vois bien que l’on n’a pas voulu ren-
dre ! On ne l'a pas voulu puisqu'on ne fait allusian a la vraie question à régler que pour la mettre de côté et en soulever une toute nouvelle contre un
nous sommes bien forcés de nous dire | absent que l’on condamne !
que jamais pareille violation de toute
Je me demande en vain comment
uu homme de la position et du caractère de V. Em. a pu signer une pareille:
lettre ! Si elle connaissait les faits, ce serait odieux ! Et si elle ne des counaissait, comment a-t-elle puse résoudre à en parler sur ce ton ?
Comment puis-je maintenant éviter de demander à V. Em. si le faît qu'un homme de sa portée d'esprit me fait adresser une véritable semonce,couchée entermes si énergiques, parceque je ne me soumets pas à une décision qui n'existe pas ; si ce fait prodigieux, dis je, est bien de nature à nous inspirer une très grande confiance dans le soin que les membres de la cure romaine apportent à l'examen des questions qui leur sont soumises ?
Voilà: d'abord une congrégation romaine, la plus élevée en hiérarchie, l'Inquisition, qui affirme, dans un décret saleinna, que l'on a Soumis une question à l'examen et que l’on a müûürement et soigneusement examiné {outes choses ; et, en fait, on y a mis un si grand soin que l’on substitue une question à une autre, un corps public à des individus, que l’on ne décide pas la question que l’on affirme avoir examinée, le tout pour condamner un absent non informé qu'on va le juger!
Et d'un autre côté je vois un Cardi ual de réputation européenne, surveil lant immédiat de vousdes Evêchés du monde catholique, se mettre si bien au fait d'une question avant d'en parler officiellement, qu'il fait signifier en termes sévères à un appelant en Cour de Rome que «sa conduite est tout àfait répréhensible, » parcequ’il ne s'est pas soumis à un jugement qu'il attend encore ! !
- Ah ! si dans ce pays, l’un des nos juges, fût-il le plus élevé de tous, pouvait jamais s'empêtrer dans un imbroglio comme celui que je viens de décrire ; confondre les questions et les personnes, déplacer les responsabilités, violer les droits des tiers et condamner les absents sans les sommer de Comparaître, lé tout pour couvrir devant lopinion un collègue qui se serait trompé : je laffirme en toute certitude à V.
im., ce juge serait de suite traîné de-
vant le Parlement du pays, mis en accusation, et bien probablement aégradé et déclaré indigne de jamais administrer cette chose sacrée, la justice, dont tous les juges ecclésiastiques auxquels nous avons eu affaire ont fait si bon marché vis-à-vis de nous.
Et il doit m'être permis de dire que ce qui serait un déshonneur pour nos juges laïcs ne saurait guère être une gloire et une vertu pour des fonctionnaires ecclésiastiques.
Il reste donc acquis pour celui qui comprend la question et en connait tous les faits, qne l’on a commis à notre égard les injustices que voici :
lo Injustice de la part de l'Ordinairce en infligeant les censures ecclésiastiques à des catholiques sans suivre aucune des formes voulues par le droit canon :
2v Injustice en maintenant inflexiblement ces censures malgré un appel régulier à Rome:
30 Jnjustice vis-à-visdes catholiques de l’Institut en leur refusant d’indiquer, sur leur demande régulière, les livres à l'index de la'bibliothèque :
40 [njustice en publiant ici que les appelants étaient condamnés sur leur appel, ce que le décret lui-même démontre être faux puisque cet appel n'est pas le moins du monde réglé par ce décret :
99 Injustice de la part du tribunal romain en refusant de décider la question du droit d'un catholique d'être membre d'une association publique régulièrement incorporée qui possède des livres à l'index :
6o Injustice envers les appelants en ne leur permettant pas de soumettre leurs preuves sur la maniere dont lEvêque les a traités et sur la nullité radicale des censures qui ont été portées contre les membres catholiques de l'Institut :
70 Insjustice vis-à-vis del’Institut com--
me corps en affirmant sur fausse information de l’Ordinaire qu'ilenseigne des doctrines pernicieuses :
80 Injustice vis à-vis de l'Institut en le condamnant comme coupable d’un enseignement pernicieux sans l'avoir
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ue 10S ne D11-
qui ait no-
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ble- | ré-
ques indie , les
à les leur déppel
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ts en nettre nt V'Eité rapriées es de
t COM.-infotne des
tut en 5 d’un
l'avoir
re RES
jamais informé de l'accusation ni mis|vraies de véritables délations dont on en demeure de se défendre : ne nous donne aucune connaissance :
Go Injustice contre le COTpS et contre (l 80 Imjustice enfin et incompréhensiles appelants en confondant des ques- ble inconvenance chez un homme du tions entièrement differentes — l'appel, Caractère de Votre Eminence en me rcet l'accusation, subséquente de quatre |prochant, avec tant de legèreté dans li
ans, d'enseignement de doctrines pernicieuse par le corps —et des personnes differentes pour faire porter aux uns la responsabilité d'actes commis par les autres :
100 Injustice en exonérant Mgr. de
arien des faits, de ne pas me soumettre à une décision que l’on n'a pas voulu donner! J'attends encore, avec mes amis, cette décision, et un Cardinal pousse l'injustice jusqu'à me blâmer de ne pas m'y être soumis !
Montréal de tout bläme sur ses seules! Je ne puis assez le redire. Dans quelle explications confidentielles, el sans| justice laïque pourrait-on jamais aunous permettre d'en examiner et véri-|jourd'hui trouver une pareille suite de fier la rectitude au point de vue des|dénis de justice, de mépris des droits faits, qu'il a toujours si étrangement des absents, d’injustices directes, de défigurés : confusion calculée des questions et des lo Injustice en approuvant publi-|personnes pour déplacer les torts et quement un homme que l'on admet-|faire perdre de vue les droits ; de véritait privément avoir eu des torts: tables iniquités en raison, en justice et 420 Imjustice et erreur évidente en en procédure ; d'indifférence au deexigeant que ce fût l'institut comme)}Voir, de procédés en un mot où l’on corps, (et non les membres catholiques Cherche vainement autre chose que comme individus) qu''soumit officielle- | l'arbitraire sous tous ses aspects et sous ment à Rome une pure question de cons-|toutes les formes ? etence, comme si un Corps mixte et} Il fallait aller devant la justice eccomposé d'individus appartenant à |clésiastique pour se trouver en plein des cioyances différentes pouvait of-|dix-neuvième siècle en face de la dé ficiellement ou autrement soumettre lnonciation secrète et étoutfé sous la proune pareille question : cédure secrète !
13° Injustice de la part de l'Ordinaire Je sais bien que cette manière de juen exigeant de nous ce que l'on n'exige |ger, qui nous parait si prodigieusement pas des autres assoeiations littéraires étrange, considérée du point de vue dans d’autres pays catholiques,ni même | qe la bonne grganisation de nos tribudes catholiques de Montréal qui appar- | naux : que cette coupable pratique de tiennent à des associations protestan-| condamner des absents pour cette seutes : ; le raison que c'est un Evèque qui les 140 Injustice de la vart du tribunal accuse ; prennent leur source dans ce
d'appel en éludant comme il l’a fait la question soumise que l’on assure pourtant avoir mürement examinée :
150 Injustice de la part d’un tribunal ecclésiastique en tenant aussi longtemps en suspens une question de conscien- Ce :
vieux droit inquisitorial qui est resté
le plus grand scandale des temps modernes, et qui, consacré définitivement par la bulle du pape Innocent [Ven date du 12 Juin 1253, permet.
tait aux juges de la foi de poursuivre les procès sans communiquer aux ac-
160 Injustice en maintenant des cen-|
cusés les noms des témoins qui dépo-
sures qui sont nulles de plein droit |saient contre eux, leur refusant ainsi puisqu'auçune des formes prescrites | la confrondation avec leurs accusapar le droit canonique n’ont êté obser teurs DE PEUR DE TROP DIMINUER LE NONvées avant de les infliger : BRE DE CEUX-CI !! (Lettre du Cardinal
17% Injustice en conduisant tous” les! Ximenès au roi Ferdinand citée par procédés visà-vis de nous d’une ma-| Mgr. Héfélé dans sa vie du Cardinal: nière secrète, et en acceptant comme !dans ce vieux droit inquisitorial tel
(4 LA F4 À } à
ss D
qu'exposé par Evuericüus dans le guide|si profondément modifiées dans tout Le des inquisiteurs, qui perm:ttait à ceux-| monde civilisé. ci de garder un acèusé pendant des! ILine semble que c’est une bien triste années en prison sans lui commuüni-| &hose que de voir Rome seule s’archouquer les faits à sa charge, et allait!ter contre ce courant universel d’opimème jusqu'à leur suggérer de ne pas|nion qui à su donner de si excellentes communiquer d’abord aux accusés, | formes à la justice,et obtenu partout de (quand enfin leur procés arrivait) less; importantes garanties en faveur des dénonciations faites contre eux, (1) \droits individuels; etmalheureusement mais de les interroger avec adresse de|les faits sont là qui nous démontrent, manière à en tirer des aveux qui per- par la manière dont nous avons été junissent d'allonger les actes d'accusa- gés, que l'on n'a pas fait un pas, à Rome, tion ; qui ne permettait aux accusés de| depuis six cents ans, sur certaines quesvoir leur avocat qu'en présence deltion de justice, de procédure et de resl'Ihquisiteur, ce qui rendait toute dé- pect des droits d'autrui quand partout fense illusoire ; quiconsacrait cet abo-| tes questions ont été résolues dans le minable principe que deux témoins qui!sens de la sympathie et de l’indulgence déclaraient avoir entendu dire (il faut en faveur des accusés. ÿ entendre ici appris par oui-dire) une chose, équivalaient à ur témoin quil... ef POSE SN Mg EP à ER Pr aurait Bees entendu cette Mpnnu 7e ve A en que NOR RARE Lis, HE ration jugée suflisante pour ordonner| ment imprimée à tout ce qu'elles conla torture ; Dre Ant Les UE trôlent, et l'hostilité instinctive à tout ou amis à s: dénoncer les uns les au- RAR A AS Eur à; tres ; qui obligeait les enfants à dénon- RATE Je. joroul GUAEURS it S “te “|grès sage et réfléchi sur le passé.
cer leur père ou léur mère, et le père Et Que Res AE A ou la mère à dénoncer les enfants;| M nl res 4 F. CORTE: qui exigeait contre la femme Le témoi-| € SAN AE ADP RP LM procédure inadmissible en raison et en équité l'on a suivie à notre égard, qu’un
enage du mari et contre le mari celui
de la femme, les obligeant eux aussi| {te DRE he dsl ] É
de se dénoncer entre eux; qui décta- L'Op REAUIS DOTDRRS. GRR FIOIMINCS, éminents sans doute sous bien des rapports, qui forment la curie romaine, restent
ait énfdmes de droit les enfants des héaussi étrangers à leur époque qu’à ces
rétiques jusqu'à la deuxième génération, en exceptant toutefois l'enfant séesaités le là vie intellectuel qui aurait dénoncé son père !! Je sais Te ile EL AA 1 ee. et so bien, dis-je, que tout ce qui s’est fait, Le be LL SSP ES At Aa à Rome, à notre égard, y inclus la pro-| 2 DrouiLare ces préjugés du cloltre, on
d’une intelligence murée dans la rou-
tine, ou d’une éducation faussée par
cédure sécrète, n’est que la conséquen- *e naturelle de ces anciennes habitudes Le ! : ; : ‘ k k le désir de dominer en tout les intelligences que Dieu a faites libres.
d'arbitraire et de mépris de tout droit qui ont leur racine dans cet effroyable code qui est resté la base du droit ro-| Nous voyons enfin avec stupeur que main actuel Mais j'ose dire que plus une|dans la curie romaine toutes ces nopratique arbitraire est ancienne, moins| tions fondamentales de justice et de elle est excusable aujourd'hui que les| devoir envers autrui que le temps a codes se sont adoncis partout, que les| partout consacrées, doivent invariable. mœurs judiciaires ont été améliorées] Ment céder devant ce funeste préjuet rectifiées partout, et que les notions|8€ hiérarchique que méme si l'on croit générales sur le droit individuel, sur le supérieur blämable, il faut maintenir l'inviolabilité de la conscience humai-|S0n prestige personnel devant l'opinine etsur la procédure judiciaire se sont| On: Je sais bien, pour l'avoir vu moimême souvent, que quand il s’agit d'un il) Mais cette communication, ne se faisait confit entre ML AA) ES dote le supé
jamais sans retrancher les noms des dlenoncia-| rieur est quelquefois blâmé quand son leurs. tort est hop apparent; mais par exem.
Nous voyons par notre propre expé-
le
ste ui pie LUS de les ent nt, june, 16Sl'esout s le nce
xpenstifata- Contout pro-
pren-
‘dure
quité
u’un
émiports, stent ’àa ces et soavers re, OU h roup l tdi.
1r que es n0et de mps à riablepréjun croit intenir
supé
ind son exem-
ple, dès qu'il s'agit d'un conflit entre| l'Annuaire de 1868—c'est-à-dire le dis des laïcs et les supérieurs ecclésiasti-| cours de moi qu'il renferme—contient ques, alors, au moyen de la pratique sil tant d'erreurs qu’il a fallu le prohiber commode du secrel de la procédure,| Si l'on a apporté à l'examen de mon on arrange toutes choses de manière pauvre discours la même maturité de à ce que, Meme Sl le supérieur à des|/yqvail et le même désir de rendre justorts, ce soient les laïcs qui paraissent|/ice qu'on l'a fait dans notre question avoir tort aux yeux de l'opinion. Tout d'appel, je dois dire de suite que j homme qui a tant soit peu suivi la jus-|suis fort tranquillisé sur la perversité tice ecclésiastique arrive forcément à|es opinions que j'ai puexprimer. Le tri cette conclusion. bunal qui a condamné mon discours St. Grégoire le Grand blâmait bien|est le même au fond que celui qui, fortement cette espèce de justice et|sur notre question d'appel, est tombé agissait bien différemment de ce qui se| dans les merveilleuses confusions de voit aujourd'hui. Mais les vues larges| principes, d'idées, de questions, de peret élevées de ce vrai grand homme et|sonnes et de responsabilités que nous vrai grand pape sur limpartialité né-|avons vues ; donc l'on peut Sans grand cessaire à toute application de la justi-|crime se permeltre quelques réserves ce, ont été depuis bien longtemps mise|sur la rectitude de la condamnation, de côté dans la curie romaine. Lui|mais il y a plus. voulait que le plus humble chrétien! Cette manière de condamner un eût tout son droit. Il pensait que le su-|livre en l'absence de toute explication périeur ecclésiastique qui pêchait con-|de la part de celui qui l’a écrit nous tre la charité ou la justice devait être| reporte encore forcément à ces malpuni plus sévèrement que le laïc puis-| heureuses habitudes d'arbitraire que qu'il ajoutait le mauvals exemple à lalles hommes les plus éminents et les faute. Il repoussait avec horreur l’idée! plus sincères du catholicisme ont de d’un déni de justice à un laïc plutôt|tout temps reprochées aux congréga que de blâmer publiquement un supé-|tions romaines. rieur ecclésiastique. C'est ce grand! Je sais bien que l'on affirme sérieu homme qui a dit, ce que St. Bernard a sement, à Rome, que Le livre se défend répété après lui, qu'il fallait «toujours|Jui-méme, mais cette prétention ne suydire la vérité dût il en résulter du scan-| porte pas l'examen, et il n’est pas né dale, vu qu'il valait mieux produire le! cessaire d’avoir une bien grande expéscandale que de céler la vérité,» et il! rience des affaires pour comprendre à pensait en conséquence qu'il était bien| première vue qu'elle n'a été mise au autrement scandaleux de faireuneinjus. jour que pour faire accepter l'arbitraire tice que d’avouer les torts d'un Evèque.| jar ceux qu'une mauvaise raison pere Mais ces hautes notions de la justice |suade aussi facilement qu'une bonne, et du devoir se sont bien oblitérées| Un passage d'un livre quelconque chez ses successeurs ; @t NOUS VOYONS] peut souvent, expliqué par un autre aujourd’hui que non seulement on bles-| passage, ou par celui qui l'a écrit et en se un droit pour ménager l'amour pro-| connait la portée, avoir une significapre d'un supérieur, mais que l’on valtion toute différente de celle qu'un Jusqu'à louer publiquement lEvêque|lecteur même de bonne foi a pu lui dont l'on a pr'ivément admis les torts !!| trouver à première vue. Si l’examina- Certes il doit nous être permis de|teur n’a pas suffisamment comparé endire qu'il y a de bien autres personnä-| semble les diverses parties du livre: ges que nous qui méritent les censures|sil n'a pas bien saisi la vraie pensée que l'on a infligées aux catholiqués de|de l'autéur; s'il a apporté dans son l'Institut avec aussi peu de discerne-|examén un peu de mauvais vouloir ment que de respéct des règles Canoni-| par suite dé ces préjugés contre lés ques. personnes qu'il est si facile de glisser. Votre Em. mb fait rappèler aussi que|dans l'esprit des ecclésiastiques —te
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