L’EXILÉ
Note I..\V. — Au titre. — L’histoire redira le nom des hommes plus ou iiiuins illustres que la seconde Restauration proscrivit de France ou for^a de s'en éloigner. .V l'époque où cette chanson fut faite, on paraissait espérer que les Bourbons se lasseraient enfin d'un système de rigueur. Si quelqu’un devait élever la voix, c’était Béranger, qui regarda toujours comme sa plus grande gloire il'avoir, par scs chansons, adouci le sort de tant de victimes des réactions politiques. Il reçut bien souvent des lettres venues des pays les plus éloignés, de Calcutta même, où îles Français lui témoignaient leur reconnaissance pour le. charme qu'ils avaient Irouvé dans leur exil à répéter des chants qui leur rappelaient lu terre chérie. Jamais plus douce récompense ne put être décernée U leur auteui'. {Sote de Béranger.)