‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 121 sur 133 · I.KS MIS.SI().\’.N\IIU;s · texte numérisé non relu

I.KS MIS.SI().\’.N\IIU;s

Noie I.X.WIl. — ,l« tilre. — Qui le croirait? Ces missionuaires, qui lireiit tant de mal et sont encore " la cause de tant de scandales. ne paraissaient pas as.sez dangereux, en I8l!(, à certains députes libéraux. l’iiisieiirs de ceux qui craigneiit toujours de voiles abus OU Ils existent, parce ipi'on leur iiiiiio.se l'obligation de le.s^ attaquer, reproclièient à Béranger celte chanson, qu’ils trouvaient trop violente. Cétait d’ailleurs, selon eux, aflicher trop île philosophie et donner occasion aux dévots de pousser des cris d’alarme. Que de fois le jiauvre chansonnier eut-il à repoiissi'r de pareilles observations faites par des hommes qui se vantaient pourtant de penser comme lui ’ En vain dix fois l’événement jus-

* Voy. ilii Bloijfiiiihlf. (Kililiim in-H, p. (75).

K«TÎI «Tnnj i.sk.v».

.N(»TKS

tifla-t-il ses prévisions, à chaque attaque il fut en butte à de pareils reproches Il finit par en rire, et, chaque fois qu'ils se re- , nouvelaient, on l’entendit proposer à ces prétendus amis de le désavouer publiquement, s’ils l’osaient. C’est dans une de ces occasions qu’il disait à l’un d’eux : « Ne m'aycx aucune obligation des chansons que j’ai faites pour servir la bonne cause. Ne m’en ayez que de celles que je n’ai pas faites contre vous tous. »

Ces hommes sont ceux qui portaient envie à la popularité de Manuel, et qui parvinrent à empêcher sa réélection en 1824. Ce sont eux qui, en 1827, après la chute de Villéle, firent prendre ,1 la Chambre une marche indécise qui ne pouvait servir que leur ambition personnelle, au risque de déconsidérer le gouvernement ' représentatif, dont la France espérait retirer tant de fruits. I.e résultat de la politique de ces personnes a été de faciliter l’arrivée du ministère Polignac. (N'otc de Béranger.)

Page 1