‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 124 sur 133 · LA SAINTE ALLIANCE DES PEUPLES · texte numérisé non relu

LA SAINTE ALLIANCE DES PEUPLES

Note LXXXl. — A« litre. — Lorsque les troupes étrangères évacuèrent le sol français, le vieux et respectable duc de la Bochefmicauld pria Déranger de lui faire une chanson pour célébrer leur départ, dans une fête donnée à celte occasion au château de Liancourt. L'auteur ne promit rien, quelque instance que piil y mettre le duc de la Ilochefoucauld *, car il ne pouvait être sûr de ce que lui inspirerait ce sujet. Cependant il y réva, et, loreque la chanson fut faite, il l'envoya, mais sans vouloir assister à la fête. Déranger s'étant presque toujours fait une loi de ne point fréquenter les grands seigneurs, de quelque, régime qu'ils fussent, cela non par fierté mal entendue ou désobligeante pour eux, mais par un goût très-vif pour une manière de vivre toute simple et toute bourgeoise. La chanson eut du succès, et la Minerre la publia; mais sans le nom de M. de la Kochefoucauld peut-être cette publication eût-elle offert quelque danger.

Dans le dernier couplet, l'auteur n'omit point de parler de la l>eauté extraordinaire de l'automne de 1St8. On vit dans beaucoup d'endroits des arbres fruitiei's redeurir comme au printemps. (Sole de héranfier.'<

Page 1