LES RÉVÉRENDS PÈRES
Note LXXXll. — Ah titre. — Qui pourrait croire, qu'en 1810 beaucoup de personnes doutaient des progrès que les jésuites faisaient sourdement eu France? A cette époque pourtant, sous des noms divers, on comptait plus de trente maisons r. gentées par eux. Ils étaient protégés par le gouvernement occulte, ;i la tête iluqiiel était le comte d'Artois.
L'atroce gouvernement de Ferdinand Vil, en Espagne, avait trouvé des gens pour le louer en France.
Quant au grand homme rlii jour dont il est question au troi-
* v«y. Ha Biagrophie. (F.ilition in-s, p. î5s.)
XOTF.S
sitinic couplet, c'est M. Dccazes, qui acheta par ses complaisances l’hunneur d’avoir la duchesse d’Angouhhne pour marraine de son fils.
ha prédiction que l’auteur fit de sa chute ne tarda pas à s’aeeomplif. On a trop dit que la mort du duc de Bcrrs- en avait été la cause; elle n'en fut que l’occasion, l.e système de bascule qu’il inventa ou plutôt qu’il suivit avait dés lon;!temps fait prévoir l’impossibilité de la durée de son régne.
C’est particuliérement sous son minisU'u'e que les jésuites firent, en France, les plus rapides progrès et commencèrent é envahir l’instruction publique. 11 serait injuste de croire qu’il les aimét; mais il ne fit rien pour s’opposer à leurs progrès; il craignait trop de déplaire au frère du roi et à ses amis, (pii ne lui ménageaient pas les menaces. (Noie de Bérangfr.)
LES ENF.ANT.S DE LA FRANt.E
.Note LXXXlll. — Au titre. — On a souvent accusé Wcangcr de se laisser dominer par l’esprit de parti. Jamais reproche ne fut moins fondé. « Le bonheur de la France avant tout, • tel était le fond de sa politique. Au commencement de 18t9, une espérance d’amélioration parut saisir tous les hommes amis du pays. Le poète se laissa aller à cette douce espérance, et cette chanson en porte l’empreinte. Mais Itéranger ne dut point oublier les outrages que l’Angleterre fit subir à sa patrie : aussi, à jiropos d’une riche exposition de peinture, rappelle-t-il la spoliation du Musée, {Sole lie Bérenger.)