A UN AMI
\iii : Allpndpz-moi sons l’ornic.
Ami, viens à mon aide; Pi’êle-moi eimj cents francs.
L’argent, quel sûr remède Aux maux jietits et grands !
En ville et sous le chaume, Trois fois heureux celui Qui prodigue ce baume Aux souffrances d’aulrui!
L'argent ferait ma joie;
On ne le croirait pas ;
(]ar rhoimeur dans sa voie •M'a guidé pas à pas.
Souvent, prés il’un tel maiire.
J’ai cru voir en chemin Le bonheur m’apparaitre.
Une bourse à la main.
DERMÈRES CHANSONS
Qui n’esl pas égoïste De l'argent sent le prix.
Dans son orgueil si triste Jean-Jacqne en fait mépris.
Moi, je iM'iiis la source Qui, travei'sant mon sol, D«'*saltére en sa coui’se Colombe et rossignol.
Que coûtent ces richesses?
On me répond tout bas :
Un crime ou des bassesses.
Prince, je n'en veux pas.
Non; Parafent, quoi qu’on dise, N'est point lave d’enfer ;
C’est bonne marchandise ;
Mais on le vend trop cher.
De pi ix, un jour, s’il baisse, A Dieu plaise ordonner Qu’enfm je me repaisse De milliards à donner.
Les sots, dont j'aime à rire.
Verront si je m’entends A faire la satire Des riches de mou temps.
Dieu n’en voulant rien faire.
Ami, sois mon banquier.
Aux écus je préfère Le commode papier ;
DK BKHANOER.
Ct‘ doux papier de soie Qu’Iiélas! trop peu souvent La fortune m’envoie,
Et fju’einporte le vent.
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