‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 30 sur 133 · A UN AMI · texte numérisé non relu

A UN AMI

\iii : Allpndpz-moi sons l’ornic.

Ami, viens à mon aide; Pi’êle-moi eimj cents francs.

L’argent, quel sûr remède Aux maux jietits et grands !

En ville et sous le chaume, Trois fois heureux celui Qui prodigue ce baume Aux souffrances d’aulrui!

L'argent ferait ma joie;

On ne le croirait pas ;

(]ar rhoimeur dans sa voie •M'a guidé pas à pas.

Souvent, prés il’un tel maiire.

J’ai cru voir en chemin Le bonheur m’apparaitre.

Une bourse à la main.

DERMÈRES CHANSONS

Qui n’esl pas égoïste De l'argent sent le prix.

Dans son orgueil si triste Jean-Jacqne en fait mépris.

Moi, je iM'iiis la source Qui, travei'sant mon sol, D«'*saltére en sa coui’se Colombe et rossignol.

Que coûtent ces richesses?

On me répond tout bas :

Un crime ou des bassesses.

Prince, je n'en veux pas.

Non; Parafent, quoi qu’on dise, N'est point lave d’enfer ;

C’est bonne marchandise ;

Mais on le vend trop cher.

De pi ix, un jour, s’il baisse, A Dieu plaise ordonner Qu’enfm je me repaisse De milliards à donner.

Les sots, dont j'aime à rire.

Verront si je m’entends A faire la satire Des riches de mou temps.

Dieu n’en voulant rien faire.

Ami, sois mon banquier.

Aux écus je préfère Le commode papier ;

DK BKHANOER.

Ct‘ doux papier de soie Qu’Iiélas! trop peu souvent La fortune m’envoie,

Et fju’einporte le vent.

lis

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