I N \MI
Ami, plus de promenade.
La pluie à flots tombe ici.
Tombi’ à me rendre malade Et le ciel n’t'ii a souci.
Lomme au roi; se cloue une huilre, Que la mer lave en conrani,
.le riiste auprès de la vilre A voir passer le torrent.
Sous nos humides murailles Que transperce un air malsain,
Je crois sentir les tenailles D’un rhumatisme assassin.
\ ce point l'ennui me saf,me,
Qu’en rêve, dans mon sommeil,
Je vole au fond de l’Esp.agne Pour me sécher au soleil.
DE ItÉUAXJEK. IÔ1
Au pied d’antiques arcades,
J’ai, sur ces bords étrangers.
Des leiilures de grenades Sous des voûtes d'orangers.
J’y vois l'uir l’année entière.
L(tin des lirouillards importuns.
L’œil enivré de lumière,
El le eru veau de parl'unis.
Mais, las de pèche et d(S chasse,
L’Esquimau revient joyeu.v iSidrir sous son toit de glace La plus longue nuit des cieux.
De mon rêve je m’ennuie :
Adieu, ciel pur; adieu. Heurs.
Retournons, malgré la pluie,
Aux bords où j’ai tous mes pleurs.
Je reviens où, tendre et folle,
■Ma jeunesse a tant chanté;
Où le génie est l’idole Ou’enct'nse l’Égalité.
Dieu ! notre ciel se dégage.
Ami, viens, puisipi’il sourit.
Viens, nous irons au village Voir si l’amandier tkurit.
DEIl.MÈRES CHANSONS