‹ Dernieres chansons 1834 a 1854 de P.J. de BerangerChapitre 37 sur 133 · LES VOYAGES · texte numérisé non relu

LES VOYAGES

Am :

« Viens, m’ont dit vingt cbars rapides; Le feu nous pousse à travers Bois épais, cités splendides.

Monts et prés, champs et déserl>.

1*R UK BAS ('.Eli.

Ul

Faisant lionle aux hirondelles.

Tu croiras, sur nos essieux,

Que la terre a pris des ailes Pour passer devant tes yeux.

« Viens, me crie un beau navire, Voir l’homme en tous les climals, Voir en ^erme quelque empire,

Des ruines voir l'amas.

Par un caprice de Fonde,

Tu peux, voguant avec moi,

Ajouter un nouveau monde A ceux dont le niMre est roi.

« Des astres je sais la route.

Viens, dit un a(!‘rostal ;

Monte à la cMeste voûte Pour en juger mieux Fécial .

Sur maint problème à résoudre, Dans mon vol audacieux.

Viens au-dessus de la foudre Sonder l’abîme des deux. »

Partez lous. Ici je reste,

Heureux d’un monde borné, D’oiseaux, de fleurs, monde agresb».

D'ombrages environnés.

Quand la nuit étend son voile Et qu'au ruisseau transparent Vient se mirer une étoile,

Oh! que Funivers est grand!

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